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« Là il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Matthieu 13,50

1 août 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Jésus disait à la foule cette parabole :
« Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta :
« C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s’éloigna de là.

Matthieu 13, 47-53

Il est bon de lire et de méditer ce genre de paraboles de Jésus pour nous garder d’un certain angélisme de la théologie de ces dernières décennies. Parfois, on dirait presque que les théologiens eux-mêmes ont été séduits par le « On ira tous au paradis » de Michel Polnareff.

Je voudrais aujourd’hui raconter une triste histoire, qui n’est malheureusement pas une parabole mais la réalité.
Il y a deux ans, le père d’une de mes collègues, veuf de presque 80 ans, vivant dans un paisible village, a entendu du bruit la nuit autour de sa maison. Il a ouvert sa porte d’entrée pour voir ce qu’il se passait, et un colosse a surgi, qui l’a roué de coups. Il a fouillé toute la pièce, vidant tiroirs et étalant au sol ses souvenirs, pour trouver sa carte bancaire. Puis il a enfoncé sa lourde chaussure dans la cage thoracique du vieux monsieur couché à terre pour lui extorquer le code de la carte. Le laissant presque agonisant, une hanche cassée, il a pris soin avant de partir d’arracher les fils du téléphone pour qu’il ne puisse pas appeler les secours. Le vieux monsieur a dû se traîner dans la rue et attendre plusieurs heures jusqu’à ce qu’un voisin lui porte secours. Il a dû subir une opération de la hanche et une longue rééducation. Depuis, il vit à nouveau seul dans sa maison, mais diminué et dans la peur. L’agresseur n’a jamais été retrouvé et doit à l’heure qu’il est poursuivre ses crimes.

Que l’on ne vienne pas me dire qu’au jour du jugement, les deux hommes seront accueillis de la même façon dans la Gloire de Dieu. Si la justice de Dieu est inférieure à la justice inefficace des hommes, il y a de quoi perdre le sens de l’Evangile.

Un jour, j’ai confessé une faute moindre que celle-ci, mais qui me pesait personnellement. Mon excellent confesseur m’a dit :
« Véronique, si nous perdons le Ciel, c’est par notre faute. »
Je peux vous dire que j’ai médité longtemps cette parole. Et que je l’ai trouvée très juste.

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