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« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » Jean 14, 27

5 mai 2015 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé.

Jean 14,27-31a

©Evangelizo.org 2001-2015

Jésus prononce ces paroles juste avant sa Passion. C’est à ce moment-là qu’il veut donner la paix du cœur à ses disciples, et qu’il leur affirme une fois encore qu’il agit selon les commandements de son Père. Mais il connaît aussi leur aveuglement, et il sait qu’ils ne le croiront que lorsque tout ce qu’il leur a prophétisé sur lui-même se sera réalisé, justement parce qu’ils n’ont pas encore assez confiance en lui, et parce qu’ils ne l’aiment pas assez pour accepter qu’il ait une relation privilégiée à son Père et qu’au-delà de l’amertume de sa Passion, il aspire à Le retrouver, à être enfin délivré du « prince du monde  » qui ne cesse de rôder autour de lui depuis les débuts de sa vie publique, et peut-être même avant.
Jésus ne veut pas nous donner la paix à la manière du monde. Ce n’est pas une paix de façade, comme celle qui se fait un moment par exemple dans un couple où l’un cède face aux injustices ou aux récriminations de l’autre « pour avoir la paix ». Paix précaire qui sera remise en cause au conflit suivant. Le monde nous donne aussi sans arrêt des exemples de « cessez-le-feu » signés entre deux nations en guerre et non respectés quelques jours plus tard.
Cette paix factice n’est pas la paix de Jésus. La paix de Jésus, c’est de parvenir à garder un cœur égal quelles que soient les épreuves à traverser. Supporter les lapidations pour Paul dans la lecture des Actes de Apôtres d’aujourd’hui ( Actes 14, 19-28). Ne pas renier sa foi quand vient la persécution. Demeurer tranquille dans la terre sacrée qu’est notre âme dans notre relation au Christ. Rechercher sa paix à lui, imiter son abandon à la volonté du Père quoiqu’il puisse advenir.

Cette paix-là, qui n’est pas la paix factice du monde, le Diviseur cherchera toujours à nous la ravir. La laisser s’installer durablement dans notre âme, c’est le travail de toute une vie spirituelle. Une lutte permanente contre le prince du monde qui manigance pour semer le doute là où il y a la foi tranquille, pour jeter le trouble là où l’âme aspire à la plénitude dans l’Esprit Saint.
J’aime bien le verset qui conclut ce passage d’Evangile, et qui est omis ici :
« Levez-vous, partons d’ici. »

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