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« Tenons donc ferme l’affirmation de notre foi » Hébreux 4, 14

19 janvier 2019 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes.
En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Hébreux 4,12-16
Textes liturgiques©AELF

Il y a un temps pour tout : un temps pour le doute, et un temps pour l’affirmation de la foi, quand la Parole de Dieu a si profondément rejoint notre cœur et éclairé notre chemin de vie que tout apparaît désormais comme limpide, en nous et autour de nous, quant au dessein de Dieu sur l’humanité que nous formons les uns avec les autres, dans notre lot commun qu’est la faiblesse. Oui, nous pouvons trouver dans le Christ Jésus toute vérité et toute consolation pour nos chutes, toute aide pour nos relèvements, toute grâce pour notre devenir d’éternité.

Je ferraille ces dernières semaines sur les réseaux sociaux avec un homme tourmenté qui part en croisade contre « les religions » quelles qu’elles soient, et qui ne parvient à opposer à mes profondes certitudes chrétiennes que des soupçons de délire et de soumission à des hommes d’Eglise. Et j’ai beau lui démontrer à quel point je suis libre de toute pression, étant donné que je suis femme, il me suspecte d’être conditionnée et contrainte. Son discours de volonté de délivrer les femmes d’une domination aliénante ne l’empêche pas de n’opposer que du mépris à une foi authentique et affirmée.

Autant j’étais fragile à 18 ans face à ce genre de discours récurrent dans notre beau pays d’agnosticisme voire d’athéisme triomphant, autant ce genre de joute verbale me confirme désormais jour après jour dans la solidité de ma foi. Les rebelles à Dieu ont beau gesticuler de tous leurs arguments grandiloquents, je sais, moi, que le Seigneur m’a rejointe au plus bas de mon humanité humiliée, qu’il m’a tendu une main secourable pleine de douceur au cœur de la détresse la plus absolue, et qu’il m’a relevée d’une fosse de souffrance pour un tendre compagnonnage avec Lui. Comment douter de Celui qui est mon doux partenaire de vie depuis tant d’années, surpassant infiniment n’importe quelle créature ?

Alors je tendrai encore et encore ma joue virtuelle pour l’honneur d’être souffletée en son nom. Et je tiendrai ferme l’affirmation de ma foi.

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2 commentaires

  • Brigitte says:

    Merci pour ce texte Veronique. Étant devenue amie avec cet homme qui a beaucoup souffert, je ne dis plus rien. Je lui ai expliqué une fois que mon parcours était àl opposé du sien, puisque c est moi qui ai demandé à être baptisée. Il en a convenu et nous en sommes restés là. En revanche, nous partageons de nombreux points de vue concernant l Institution. Bien à vous, Brigitte.

    • Véronique Belen says:

      Merci à vous Brigitte, je n’ai rien contre lui en tant que personne, mais face à un tel langage, j’ai pris le parti de semer l’Evangile, au hasard des croisées du net… C’est ma vocation de baptisée. Amitiés.



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