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« Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » Luc 11, 28

13 octobre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Luc 11, 27-28

Voilà bien un passage d’évangile qui divise les catholiques et les autres chrétiens, et je le regrette.
Citons encore Matthieu 12, 46-50 :

Comme Jésus parlait à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »

Que l’on lise dans l’Eglise catholique l’un ou l’autre de ces textes, l’homélie qui suivra sera toujours orientée vers Marie, insistant sur le fait que c’est elle la première qui a écouté la parole de Dieu et qui l’a mise en pratique.
Cela est bien vrai. Marie, comme personne avant elle, a accueilli le Verbe de Dieu dans sa chair, et a passé toutes les années de la vie cachée de Jésus à méditer dans son coeur ce qu’elle apprenait des comportements et des paroles de son Fils.
Loin de moi l’idée de remettre ces vérités en question.
Mais à chaque fois que j’entends ces homélies, je reste sur ma faim. Car honorer Marie, lui chanter qu’elle est bénie et qu’elle doit se réjouir, nous le faisons fidèlement depuis 2000 ans.
Devons-nous pour autant mettre au second plan les autres enseignements de ces deux passages?

Jésus insiste lourdement, pour nous, sur la nécessité d’entendre la parole de Dieu, de la garder, de la méditer, et de faire sa volonté. Cela est intemporel et nous concerne chacun, dès le moment où nous entrons en contact avec cette Parole, qui a été personnifiée en Jésus, le Verbe de Dieu.

Il n’est point de parole que je n’aime autant que celle du Christ. Point d’enseignement que je ne m’emploie autant à méditer. Point de volonté que je n’aie autant de désir profond de faire mienne. Et je pense vraiment que des générations, en particulier de femmes, s’y sont employées avant moi. Femmes obéissantes aux enseignements de l’Eglise, femmes de prière, femmes de transmission de la foi à leurs enfants, à leurs petits-enfants, et cela souvent avec la dure nécessité de se battre contre la mécréance de leurs maris.

Dieu m’est témoin que j’ai définitivement décidé d’être toute au Christ plutôt que de devoir supporter encore les tentatives d’un homme de me détourner de ma foi et de tourner en ridicule ce qu’il y a de plus sincère en moi.

Et pourtant, dans cette Eglise à laquelle j’appartiens entre fidélité et larmes, je me sens transparente, indésirable. Par choix délibéré, parce que ma spiritualité, contemplative, est puisée en Marie de Béthanie bien davantage qu’en sa soeur Marthe, je n’ai pas de « mandat » officiel dans ma communauté de paroisses. Ce n’est pas toujours bien perçu.

Et quand, d’un profond coeur à coeur avec le Christ, je propose une prière qui lui soit adressée à Lui, pour lui demander des grâces qu’il est tout prêt à nous accorder en sa qualité de deuxième Personne de la Trinité Sainte, on me renvoie gentiment au chapelet, considéré depuis bien longtemps comme le véritable attribut du catholique…

Qu’il me soit permis au moins de penser que le chapelet ne pourra jamais faire l’unité des églises chrétiennes.

Prière à Jésus, Christ et Sauveur :

https://www.histoiredunefoi.fr/prieres/47-jesus-notre-sauveur

Image : Le Christ et la Samaritaine   Angelica Kauffmann

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