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Poèmes

Quand tu comparaîtras

26 septembre 2019 | Publié par Véronique Belen dans Poèmes - Aucun commentaire

Quand tu comparaîtras
Mon frère, ma sœur,
Au soir de ta vie ou au matin glorieux du Seigneur
Souviens-toi que dans tes mains
Tu n’auras rien de toutes tes possessions
De tes titres et de tes qualifications
De ta carrière et de tes décorations
De ta renommée et de ta fortune
De tes héritages et tes gloires posthumes

Tu comparaîtras
Avec pour seul poids en balance de ton éternité
L’amour que tu auras mis
Dans le soin des humbles et des plus petits
Dans l’attention à tes sœurs opprimées
Dans des vœux accomplis de justice et de paix

Tu comparaîtras
Nu de réputation
Si ce n’est celle parvenue jusqu’au Ciel
D’une vie d’Evangile ou de fraternité universelle
D’une vie de respect d’autrui et de son Dieu
D’une vie dévouée au prochain et au vrai

Tu comparaîtras
Dans une lumière blessante
Qui balaiera toutes les illusions de ton ego
Qui te fera paraître soudain immenses en sainteté
Celles et ceux qui si souvent ont été foulés aux pieds

Tu comparaîtras
Egal/e  au pauvre Lazare en dignité
Egal/e  au riche en responsabilité
Egal/e  à tes sœurs en humanité

Tu comparaîtras
Au soir de ta vie ou au matin glorieux du Seigneur
Avec pour unique richesse
Les œuvres et la prière de ton cœur.

 

Véronique Belen                Septembre 2019

Source image : https://www.label-emmaus.co/fr/

Ta Parole brûle en moi
Seigneur, Dieu de nos Pères
Ta Parole brûle en moi
Jésus, Sauveur et frère

Votre Vérité m’a saisie
Transportée haut, anéantie
Vos commandements m’ont ravie
Façonnée, consolée et guérie

Parole du Père et Parole du Fils
Tout un, et deux voix bien distinctes
Deux Testaments écrits pour une même héritière
Parole donnée qui jamais ne s’altère
Parole authentifiée dans toutes nos étreintes

Ta Parole se fait don, Seigneur, Dieu prodigue
Au Fils tu as donné d’être orateur suprême
Lui dans sa mélodie sans égale ici-bas
Parabole incarnée de la crèche à la croix
Il nous enseigne encore
Et propulse notre foi

Ta verve se fait partage, Dieu éternel et sage
Tu souffles à mon ouïe
Tu embrases mon cœur
Tu ravives les promesses faites aux prophètes antiques
Tu rends clair et vivant le Cantique des cantiques

Père de l’Agneau sans tache
Trine et unique Dieu
De la Pâque à ses Noces, tiens ma main sans anneau
Fais-moi écrire encore, inspire en moi le beau
Que ton Verbe en sa gloire déchire enfin les Cieux !

 

Véronique Belen        Mars 2019

Quand l’allégresse
Te caresse
Elle passe tout près de toi
Et prend la forme des petites joies

La voix chaleureuse d’un fils au téléphone
Son aide toujours précieuse
Qui s’offre et ne demande rien
Qui dépanne plus sûrement qu’un informaticien

La perspective de jours de repos bien gagnés
Des rencontres, quelques festivités
La famille qui te tient chaud au cœur
Amis de choix, cousines et sœurs

Revivre un peu, sans le labeur
Sans amertume et sans rancœurs
Goûter la paix de la stabilité
Quand l’horizon se fait couleurs

Elle te caresse
Cette allégresse
Accueille-la
Ruisselle-la

 

Véronique Belen     Février 2019

Amie d’Inde ou d’Orient
Ma fille, ma sœur, ma mère
Beauté à peine née que l’on étouffe avec du sable
Ou que l’on enterre vivante
Parce que tu es née fille
Ce qui est grâce aux yeux de Dieu, disgrâce aux yeux des hommes

Amie d’Inde ou d’Orient
Qu’on élimine dès le dépistage prénatal
Parce que tu seras fille
Et que l’on considère que ce sera trop peu donné que d’être déjà l’esclave des hommes
Et de ta belle-famille

Amie aux yeux noirs, beauté pure
Ma sœur dévouée aux soins d’un indigne mari
Qui te bat, te viole et t’humilie
Qui arrache de ta vie les livres
Propres à pouvoir t’émanciper

Amie d’Inde ou d’Orient
Ma fille, ma sœur, ma mère
Déshonorée quand tu quittes ton bourreau
Déshéritée quand meurt ton époux
Toi qui hantes désormais d’improbables foyers
Et mendies près des temples de Vrindavan
Je te dédie ces mots, ma sœur si belle et innocente
Je t’enveloppe de ma prière
Et je supplie Celui que mon cœur aime
De descendre enfin des cieux qui pleurent aussi ton sort
Pour te délivrer de cette vie indigne et si injustement amère

Amie d’Inde ou d’Orient
Même si tu pries des idoles
J’ai confiance pour toi
Au creux de ma foi
La justice prompte et éternelle
Est aussi, est surtout, pour toi.

Véronique Belen          Novembre 2018

Tes bras en croix
Dans le ciel bleu
Tu agonises
Mais c’est trop peu

Donner jusqu’à la dernière goutte de ton sang divin
Pour racheter nos péchés, un à un,
Fermer tes yeux trop purs pour voir le mal
Pour nous épargner le séjour infernal

Tes bras en croix
Dans le ciel bleu
Tu nous attends
Verbe de Dieu

 

Véronique Belen            Octobre 2018