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« Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui » Matthieu 11,11

13 décembre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques
Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c’est lui. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »Matthieu 11, 11-15

Parfois, je regrette que l’Eglise ait fondé sur ces quelques lignes la croyance théologique que tout était explicable dans les Prophètes jusqu’à l’avènement de Jésus, et pas au-delà. J’ai débattu un jour avec un prêtre de certaines prophéties d’Isaïe qui ne me semblaient pas pleinement accomplies à ce jour. Il m’a répondu par ces versets.

De même, souvent, quand on pense avoir une lumière à apporter à l’Eglise, surtout quand on est une femme, on se voit répondre par la fameuse déclaration de saint Jean de la Croix :

« Il n’y a pas à chercher de révélation en dehors de Jésus-Christ, car Jésus-Christ est ce que Dieu voulait nous dire, et par Jésus-Christ, Il nous a tout dit. Par conséquent, il n’y a plus rien que Dieu ait à nous dire. A partir du moment où nous avons reçu la plénitude de la révélation, nous ne pouvons plus chercher ailleurs que dans la révélation de Jésus-Christ, tout, absolument tout ce qui concerne notre vie, notre histoire, notre destinée et notre éternité. »

Et si on a au fond de soi une connaissance spirituelle qui permet de mettre un bémol à cette déclaration, on nous fait taire et rentrer dans le rang par l’ultime argument : « C’est la foi de l’Eglise ».

Or, si j’en crois la Genèse, Dieu a bien voulu créer l’humain à son image « Homme et femme, il les créa ». D’où vient alors que dans l’Eglise, on en soit venu à croire que toute la Révélation n’ait pu passer que par des hommes – au sens masculin ?

Tous les Prophètes de l’Ancien Testament sont des hommes, Jean Baptiste est un homme, Jésus s’est incarné homme – bien que fort différent des autres hommes, lui qui était sans péché, sans orgueil, sans volonté de domination sur autrui et surtout pas sur les femmes et sans violence.

Et pour finir saint Jean de la Croix verrouille la Révélation,  et lui aussi est un homme.

On va me dire : « Mais nous avons la Vierge Marie ».

Oui, et bienheureux sommes-nous de croire en son intercession maternelle.

Mais il faut bien dire que si l’on compile ses paroles rapportées dans les évangiles, cela tient en quelques lignes.

Argument supplémentaire souvent avancé par les hommes d’Eglise qui veulent faire taire une femme : « Regardez Marie, elle ne dit rien, elle médite tout en son coeur. »

C’est une bonne chose que de méditer en son coeur. Mais Dieu aurait-il donc voulu la femme uniquement pour qu’elle passe tout son temps terrestre à méditer en son coeur et à se taire bien poliment, bien humblement ?

On me dira encore : « Nous avons des saintes Docteurs de l’Eglise ».

C’est vrai. Mais quand les lit-on, quand accepte-t-on de se mettre à leur écoute ? Longtemps après leur mort, si elles ont eu le très rare privilège d’être canonisées. Méditons sur l’exemple de sainte Hildegarde de Bingen déclarée Docteur de l’Eglise récemment – presque 1000 ans après sa mort, 1000 ans d’ailleurs sans avoir été canonisée !

J’ai déjà vécu presque un demi–siècle, beaucoup observé et beaucoup écouté. Beaucoup prié aussi. Je vois une grande contradiction entre le fait de déclarer que la Révélation est close, et en même temps, que nous sommes tous « prophètes et rois ». Tous ?

On reconnaît volontiers à un prédicateur le don de prophétie, et je suis la première à savourer de belles homélies spirituelles et bien adaptées au temps présent. Pourquoi alors refuser souvent d’emblée à une chrétienne convaincue un charisme qui, me semble-t-il, n’a pas de sexe dans l’Ecriture ?

Je constate avec affliction que depuis quelques décennies, bien des faux prophètes se sont levés – et souvent ce sont des femmes – qui nous servent tout un verbiage mièvre ou alors des invectives contre les représentants de l’Eglise. Comme ces personnes attirent bien vite des quasi sectes autour d’elles, l’Eglise, au bout d’un moment, se voit forcée de discerner (et une fois de plus, ce ne sont que des hommes qui sont chargés de discerner…). Que de temps perdu à lire des milliers de feuillets censés être des bavardages de Jésus ou de la Sainte Vierge !  Que d’énergie perdue à discerner de fausses apparitions !  Le Mauvais se frotte les mains à mobiliser ainsi un nombre considérable d’hommes d’Eglise à son service…

En l’an 2000, j’ai vécu une grande grâce. Par le plus grand des hasards, je suis tombée en faisant mes courses sur un livre extraordinaire. Un livre écrit par une petite fille de 8 ans privée progressivement par une maladie génétique de tous ses sens,  et qui a pu exprimer les trésors de sa sainteté et de son incroyable connaissance biblique par une méthode de « communication facilitée » expliquée dans le livre ( on peut faire un rapprochement avec « Le scaphandre et le papillon » de Jean-Dominique Bauby, écrit par clignements d’un oeil suite à un locked-in syndrom).

Ce livre s’appelle tout simplement « Le Livre d’Annaëlle », d’Annaëlle Chimoni. Il a été préfacé à sa sortie en 2000 par le Grand Rabbin de France Joseph Sitruk, car Annaëlle était juive (elle est décédée depuis). Il a beaucoup ému le monde juif à sa sortie.

Mais depuis, je m’interroge. Pourquoi n’a-t-on pas parlé davantage de ce véritable trésor ? Pourquoi n’a-t-il pas pénétré l’Eglise ?

Quand je l’ai lu, je l’ai accueilli comme une enfant, émerveillée, et comme une femme aussi, horrifiée des passages sur la Shoah. Il n’a pas remis en question ma foi chrétienne, car elle très solidement ancrée.

Mais après l’avoir lu, je me suis dit : « Merci mon Dieu, voilà un authentique prophète de notre temps. »

Jamais je n’ai eu cette pensée pour rien de contemporain qui se prétende prophétie. Et j’ai rendu grâce au Seigneur d’avoir donné la parole à une petite fille, enfin.

Faites-vous un véritable beau cadeau de Noël en vous procurant et en lisant ce livre. Vous ne pourrez pas être déçus, tout au plus, ébranlés dans vos certitudes. La marque de Dieu.

https://www.decitre.fr/livres/le-livre-d-annaelle-9782268033693.html

 

 

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2 commentaires

  • Véronique Belen says:

    Eh bien , je viens de relire ce billet que j’ai écrit il y a trois ans sur l’évangile de demain, et je n’en renie rien.
    Comprenne qui pourra…

  • André BONDU says:

    Un petit sourire, Véronique !
    C’ était, quand même, une sacrée bonne femme que cette Hildegarde de Bingen !
    A trois ans, elle a sa première vision.. Elle entre chez les Bénédictines à 8 ans,elle reçoit le voile à 14 ans !
    Elle apprend à ses soeurs des cantiques qu’ elle compose elle-mêms !
    Elle leur apprend à faire la cuisine..
    Elle est un grand médecin réputé..
    Elle connait la botanique et toutes les vertus des plantes médicinalse
    Elle écrit de la littérature, de la théologie, de la philosophie, et le pape Eugène III l’ encourage à écrire..
    Elle est prophète, mystique, elle a des visions…
    Ceux qui sont chargés de la canoniser s’ y reprennent à quatre fois, sans jamais se mettre d’accord ! Comment peux-tu imaginer qu ‘il n’ ait pas fallu au moins 1000 ans, ensuite, pour oser le faire !:
    Mais, alors là ! Benoit XVI a dû mettre le paquet puisqu’il’ l’ a canonisée avant de la décladéclarée Docteur de l’ Eglise !



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