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« Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé » Psaume 50, 19

15 février 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Psaume 50, 19

Voilà des versets bien impopulaires dans le monde d’aujourd’hui. La société moderne cherche à tout prix des recettes de bien-être, de « développement personnel ». Bon filon pour toutes sortes de praticiens plus ou moins honnêtes.
Car c’est un fait que malgré les progrès du confort matériel, il y a en occident une grande souffrance psychique tapie à notre porte, toujours prête à nous saisir. Le rythme effréné du travail et de la vie quotidienne y sont pour quelque chose, le délitement des relations humaines aussi. La recherche de séduction passe avant la recherche de fidélité, le paraître prime sur l’être (on prend un coach pour se « relooker » !), il existe maints métiers qui ne sont ni plus ni moins que des métiers de mensonge (la vente, l’incitation au crédit, le démarchage téléphonique…). Harceler son employé devient une manière de le pousser à la porte en s’économisant le licenciement. Dans la sphère privée, dénigrer son conjoint avant de le quitter permet de partir avec une bonne conscience, en lui laissant tout le poids de la culpabilité de l’échec.
Et on s’effondre psychiquement.
Et les cabinets de psychologues et autres thérapeutes de l’âme se remplissent, et les rayons de pharmacie se vident de psychotropes…
Loin de moi l’idée de nier leur importance et tout le bien qu’ils peuvent apporter dans la reconstruction de soi. Je ne suis pas non plus de ces croyants qui culpabilisent celui qui prend des antidépresseurs en lui disant : « Mais Jésus peut te sauver ! » Je connais trop bien les méandres de ces souffrances pour ne pas être infiniment reconnaissante aux « psy » divers qui me sont venus en aide, et aux bienfaits des médicaments qui aident à supporter l’insupportable.

Mais pour en revenir aux versets du psaume 50, je me dis qu’il est bien dommage, quand on vit un effondrement psychique, de ne pas se tourner vers Dieu au milieu de la tourmente.
Car là, quand nous sommes dépouillés de nos résistances, quand notre orgueil est réduit à néant, il se tient attentif et est prêt à nous prodiguer son secours.
De quelle manière ?
Cela dépend de la vie de chacun.
Car Dieu s’adapte absolument à notre personnalité la plus profonde pour nous venir en aide. Il faut guetter la main qui va se tendre, le livre qu’on va nous conseiller, la personne qui va témoigner qu’une renaissance est possible. Il faut aussi ouvrir son coeur à la grâce intérieure qui peut fleurir sur le terreau de notre désespoir.

Quand j’étais dans l’arrogance de ma jeunesse, et que je voyais des gens revenir à la foi et à l’Eglise après un deuil, je me disais : « Il y revient parce qu’il se trouve dans un moment de faiblesse, sa foi est une béquille. »

Jusqu’à ce que je sois moi-même plongée dans le creuset de la souffrance.
C’est là que toutes mes résistances ont cédé.
C’est là que j’ai ruminé pendant des semaines des versets des Lamentations ( 3, 15 – 26)

Il m’a saturé d’amertume, il m’a enivré d’absinthe.
Il a brisé mes dents avec du gravier, il m’a nourri de cendre.
Mon âme est exclue de la paix, j’ai oublié le bonheur !
J’ai dit : Mon existence est finie, mon espérance qui venait de Yahvé.
Souviens-toi de ma misère et de mon angoisse : c’est absinthe et fiel !
Elle s’en souvient, elle s’en souvient, mon âme, et elle s’effondre en moi.
Voici ce qu’à mon cœur je rappellerai pour reprendre espoir :
Les faveurs de Yahvé ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ;
elles se renouvellent chaque matin, grande est sa fidélité !
« Ma part, c’est Yahvé! dit mon âme, c’est pourquoi j’espère en lui. »
Yahvé est bon pour qui se fie à lui, pour l’âme qui le cherche.
Il est bon d’attendre en silence le salut de Yahvé.

Et au final, je l’y ai trouvé, Lui, Celui qui n’attendait qu’une chose : que je tombe dans ses bras et pleure contre son coeur pour enfin, être consolée et croire en Lui. Renaître à la foi.

 

Image : Le vieil homme triste   Vincent Van Gogh

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1 commentaire

  • Personnellement les psys m’avaient détruites et j’en ai été gravement malade.
    Très malade. J’ai eu à mon actif plusieurs TS liées à psychothérapies psychanalytiques,
    car lorsqu’on est en devenir d’être assistante sociale, il faut faire une thérapie et
    c’est obligatoire pour certaines autres formations. Le résultat fut celui là.
    Le dernier psy passait par des personnes interposées pour agir contre moi et me faire
    reproduire exactement ce que les autres psys avaient fait. Seulement Dieu s’est interposé
    à son plan diabolique tout le long de la thérapie jusqu’à la fin où il m’a conduit vers une
    église et là, j’ai été sauvé par Dieu et guérie en profondeur des thérapies et de leurs
    conséquences. Dieu aime le coeur brisé parce que lui seul peut les guérir surtout
    quand les coeurs sont brisés par des professionnels de la santé qui jouent avec lui
    en permanence.
    bonne soirée
    Clem



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