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« À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés. » 2 Corinthiens 4, 8

25 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que la puissance extraordinaire que nous avons ne vient pas de nous mais de Dieu.
À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L’Écriture dit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c’est pourquoi nous parlons.
Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout ce qui nous arrive, c’est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu.

2 Co 4, 7-15

Il est bon, en ce jour où nous faisons mémoire de l’Apôtre Jacques le Majeur, de méditer ce texte de saint Paul, qui est sans ambiguïté sur ce que doit être un apôtre véritable.
Nous vivons ces dernières décennies une infiltration dans l’Eglise de courants qui voudraient prétendre que croire au Christ, c’est être dans l’euphorie permanente, la louange exubérante, voici que les pentecôtistes brésiliens prétendent même, la prospérité ! Comment a-t-on pu en arriver à annoncer ainsi un contre-évangile ?

Bien sûr, comme le pape François le soulignait hier au Brésil, croire en Jésus Christ ressuscité procure la joie du coeur. « Le chrétien ne peut être pessimiste ! Il n’a pas le visage d’une personne qui semble être en deuil permanent. »

Cela est très vrai, le Christ est un compagnon permanent, infiniment compatissant et consolant, qui donne sens à tous les événements de notre vie. Je peux témoigner par exemple que depuis que je vis dans une grande proximité de coeur avec Lui, mes deuils me sont infiniment moins longs et douloureux. Mais n’éludons pas les paroles de saint Paul : le disciple authentique est toujours persécuté par le monde, car il annonce une parole radicalement différente des facilités, des égoïsmes et des idoles du monde.

Quand celui qui se dit apôtre plaît au monde, on peut s’interroger sur son authenticité.

Jésus l’a dit maintes fois dans son Evangile : pour être son disciple, il y a une seule voie à suivre à sa suite, c’est celle de la croix.

Image : Simon de Cyrène  Missel de Raoul du Fou, à l’usage de Poitiers. Peinture sur parchemin. Fin du 15ème siècle.

Source image : http://www.eglise-niort.net/24-mars-2013-Dimanche-des-rameaux

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