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« Hérode cherchait à le mettre à mort » Matthieu 14, 5

3 août 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.

Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.

Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

Matthieu 14, 1-12

J’ai souvent parcouru l’Evangile à la recherche des relations de Jésus avec les femmes. Pour finir par me rendre compte que le seul personnage féminin vraiment négatif y était Hérodiade, que Jésus n’a d’ailleurs pas rencontrée directement.

Dans toute cette histoire du martyre de Jean Baptiste, il y a beaucoup de péché. Adultère d’Hérode et Hérodiade, la femme du frère du roi. Refus d’entendre la parole prophétique de Jean Baptiste qui dénonce leur péché.

Orgueil démesuré, mêlé de lâcheté, d’Hérode qui organise une grande fête pour son anniversaire et qui s’engage dans un serment ridicule qu’il s’obligera à tenir pour ne pas perdre la face devant ses invités. Au passage, on peut souligner son attirance malsaine, incestuelle, pour la fille de sa compagne, la jeune Salomé étant davantage victime de l’emprise de sa mère que de sa propre mauvaise volonté.

Le champ est libre alors pour la vengeance d’Hérodiade, et Jean Baptiste sera sacrifié à toute cette machination perverse.

Il y a donc bien une femme faisant des calculs coupables dans l’Evangile.

Mais c’est vraiment la seule que j’y ai trouvée, toutes les autres étant soit d’excellentes amies de Jésus, très à son écoute, soit des femmes éplorées quêtant humblement sa miséricorde.

 

Image : La danse de Salomé au banquet d’Hérode  Filippo Lippi

 

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