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La question du Messie

17 mars 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : «Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Jean 7,40-53
Textes liturgiques©AELF

Les Juifs du temps de Jésus attendaient le Messie. Ils ne l’ont pas reconnu.
Certains Juifs d’aujourd’hui attendent le Messie. Ils seront étonnés de voir apparaître le Christ en Gloire.
Les chrétiens d’aujourd’hui n’attendent plus le Messie. Ils sont sûrs qu’il est déjà venu en Jésus Christ dans la chair. Certains évangéliques attendent ardemment son retour en Gloire. Ils ont bien raison. Les catholiques, souvent, n’attendent rien du tout, sinon d’avoir une influence dans les lois sur la bioéthique.

Les lectures d’aujourd’hui m’interpellent. Jérémie 11, 18-20 et le Psaume 7 insistent sur la justice de Dieu. Un thème qui m’est très cher, à une époque où l’on ne parle plus que de sa miséricorde.

Considérons Dieu : il est juste, oui, infiniment juste. Et tous trouvent normal, sans sourciller, qu’il ait oublié la moitié féminine de l’humanité dans une Trinité toute masculine ? Les hommes en seraient bien capables. Dieu, non.
« Mes chemins ne sont pas vos chemins. »

Les catholiques s’en gargarisent depuis au moins dix-sept siècles : Jésus est le Messie, et nous, l’Eglise, nous sommes l’épouse. Des prélats, tous masculins, adorent se considérer comme l’épouse de Jésus. C’en est presque ridicule.

Il y a une vingtaine d’années, ceux de l’Eglise catholique qui étaient « chargés de mon âme » se sont bouché les oreilles à mes premières paroles dérangeantes et se sont rendus complices de deux internements.
A l’époque, y en a-t-il eu un seul qui ait cru en moi ? Non. Pas même ceux de ma propre famille.
D’une femme mariée civilement, qui plus est originaire de Lorraine, que pouvait-il sortir de bon ?

Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

Psaume 7, 9bc-10, 11-12a.18b

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