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«ll vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas.» Jean 11, 50

24 mars 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Jean 11, 45-57
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Il était curé de notre paroisse dans ces années-là. Apprécié. Il provenait du Renouveau charismatique, que je découvrais à travers lui, pour finir par comprendre que l’Esprit dont ceux-là se prétendent oints n’est pas toujours l’Esprit Saint.

J’étais en proie aux affres d’un combat spirituel violent, entre grâces inouïes et attaques répétées du Mauvais capable de s’immiscer jusque dans ma prière à cette époque-là. Mais je ne mentais jamais, et je ne fabulais pas non plus. Les grâces étaient réelles, les attaques aussi, et épuisantes. Je cherchais de l’aide, et n’en trouvais nulle part.

Ce prêtre-là était influencé par ses expériences dans le Renouveau. Pour lui, une inspiration spirituelle, c’était banal et courant, il fallait seulement discerner. Me concernant, il ne discernait rien du tout, car il attendait « un signe » venant de Dieu, et il n’en recevait pas.
« Tant que je n’aurai pas reçu un signe, je ne bougerai pas. »
Et son « guide spirituel » lui conseillait la même chose.

Dans mon désarroi, je devenais parfois incohérente, oui, c’est vrai. Mais je ne mentais jamais. Ni ne fabulais.

Il a fini par m’écrire une lettre, de son écriture manuscrite disgracieuse. Il y parlait de la « folle du logis » – mon imagination –  ce qui m’a frappée violemment en plein cœur, moi qui étais dans ces années-là mère au foyer. Et il ajoutait que quand une personne délirante acceptait de se faire soigner, cela allait mieux ensuite pour tout le monde. Lettre confiée bien sûr non pas à moi directement – je n’étais qu’une femme – mais à mon mari.

C’est ainsi que je fus un peu plus tard internée, avec la « bénédiction » du curé de ma paroisse.

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