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« Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire » Marc 16, 11

7 avril 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Marc 16,9-15
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Ce qui m’a toujours frappée dans cet extrait de l’Evangile de Marc, c’est le refus des disciples de Jésus de croire les témoins de la résurrection du Seigneur : Marie de Magdala, les disciples d’Emmaüs… Jésus leur avait annoncé bien des fois qu’il ressusciterait le troisième jour après sa mort, les disciples ne comprenaient rien à cette parole de son vivant, ils n’y ont rien compris non plus devant des témoins pourtant bouleversés par ce qu’ils avaient vu, vécu et étaient chargés de leur communiquer. Dureté des cœurs de ces hommes !

Je m’étonne souvent que l’enjeu de la foi chrétienne, 2000 ans après ces faits, soit encore de croire ou non à la résurrection de Jésus Christ. En tant que baptisés, cela devrait nous être acquis une fois pour toutes. Je ne dis pas que le doute ne puisse s’immiscer dans une vie de foi : moi-même, je l’ai vécu à l’entrée dans l’âge adulte. Mais c’était plutôt par révolte contre les incohérences de l’Eglise de mon baptême que par manque de confiance dans le Christ. Et aussi, parce que nous vivons dans une société très sécularisée, où il est de bon ton de ne surtout pas croire en la vérité de l’Evangile. Ce sont les témoins authentiques du Christ ressuscité qui m’ont ramenée à la foi, et non la raison et le Magistère : tel missionnaire rayonnant de foi et d’engagement rencontré en Afrique, telle catéchiste de mes enfants dont les actes et le sourire étaient en cohérence avec la foi qu’elle leur annonçait.

Ma confiance retrouvée en la filiation divine de Jésus et en sa résurrection lui a ouvert grandes les portes de mon âme. Cette fois, il pouvait s’y manifester dans toute sa puissance et la force de son amour. Et j’ai vécu et vis toujours avec lui une rencontre aussi forte que celle de Marie de Magdala au matin de Pâques. Oui, Jésus est indubitablement vivant, puisqu’il me parle jour après jour.

Oh, une telle intimité avec Lui se paie très, très cher : j’ai évoqué une partie de mon chemin de croix dans mon blog au Vendredi Saint de la semaine dernière. Mais quel bonheur et quelle plénitude quand le Malin s’éloigne, que la vie solitaire et consacrée protège de ses attaques sournoises et répétées, que la fréquentation des sacrements donne force et courage semaine après semaine !

Et comme il a envoyé Marie de Magdala, il m’envoie à mon tour. Mais à chacune sa mission personnelle ! Je ne suis pas chargée d’annoncer sa résurrection à des baptisés qui devraient en vivre et en témoigner au lieu de se gaver de chocolat à Pâques… 2000 ans ont passé, sortez de votre torpeur, tièdes chrétiens ! Tout est vrai dans l’Evangile, et quand Jésus annonce qu’il reviendra comme il est parti au jour de son Ascension, nous nous devons de le croire ! Telle est ma mission, et faute d’avoir été crue par les prêtres et évêques vers lesquels je suis allée prioritairement pendant des années, je m’exprime maintenant ouvertement, ici et ailleurs, par écrit : le Christ Jésus va revenir dans sa Gloire, je n’en connais ni la date, ni l’heure, mais c’est pour cette génération dont je suis. Je suis née pendant le concile Vatican II, qui fut une immense espérance pour l’Eglise et l’œcuménisme. L’heure n’est pas à se quereller entre chrétiens pour savoir qui possède le mieux l’héritage de la foi. L’heure est aussi grave et déterminante dans la Révélation qui court depuis Abraham que celle de la résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ : Il revient dans la Gloire, pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin.

Il y a urgence à s’y préparer, dans la foi.

 

Image : Oeuvre de Martin Schongauer ( XVe ) au musée Unterlinden de Colmar

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