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« Pour aller où je vais, vous savez le chemin » Jean 14, 4

27 avril 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Jean 14,1-6
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Ce chapitre 14 de l’évangile de Jean est comme le cœur de la Parole de Jésus. Il y parle de lui-même et du Père, de ses œuvres, de sa résurrection, de l’Esprit Saint que le Père enverra après lui pour tout enseigner et faire souvenir de tout ce que le Fils aura dit (Jean 14, 26). Jésus s’y présente comme le Chemin, la Vérité et la Vie : pouvait-il nous faire plus grande révélation sur sa Personne ?
Jésus comme chemin vers la vérité et la vie éternelle. C’est important, cette notion de « chemin ». Où nous mène ce Chemin ? Vers le Père, qui est « plus grand que lui » (Jean 14, 28). Pourquoi, notamment dans certains chants contemporains de louange, omettons-nous de souligner que Jésus n’est pas Dieu à lui tout seul ? Il est la deuxième Personne de la Trinité sainte, oui, mais le Père, que nos frères juifs connaissaient déjà, est la Première, et l’Esprit Saint la Troisième, une Personne aussi, oui, qui vient après Jésus. Parfois, les chants de louange m’incommodent quand ils font de Jésus Christ le Tout du Ciel. Je me souviens aussi que dans la courte période où j’ai fréquenté une église évangélique, j’entendais certains fidèles s’adressant à Jésus en l’appelant « Père ». Quelle confusion ! Ne nous étonnons pas que les Juifs contemporains regardent le christianisme comme une religion bizarrement polythéiste quand nous commettons de telles erreurs de langage. Comme je l’écris souvent, quand Jésus s’est incarné dans le sein de Marie, le Père était encore au Ciel, intact, immuable, non amputé d’une partie de Lui-même ! Une femme est-elle amputée d’elle-même quand elle met son enfant au monde ? Non. Elle a engendré une vie nouvelle. Et ainsi du Père qui s’est engendré un Fils, puis encore une autre Personne après lui, la Ruah. Eux trois sont la famille Trinité Sainte, unie et bienheureuse, la période la plus douloureuse pour les deux engendrés du Père étant le temps de l’incarnation, pendant lequel le prince de ce monde peut leur faire « tout ce qu’il veut », même s’il n’a sur leur être profond aucune prise. Gageons que le Père a versé des larmes sur son Fils crucifié, comme il en verse encore sur la Ruah méconnue et méprisée.

Jésus a repris à son Ascension  le chemin qui le menait vers le Père, avec son corps d’homme ressuscité. C’est dans ce corps glorieux qu’il reviendra bientôt pour donner à ceux qui auront cru en sa Parole les places qu’il leur a préparées dans la maison de son Père.

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