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« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » Jean 14, 23

30 avril 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Jean 14,21-26
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Nous méditions ces jours-ci des passages d’évangile que j’aime entre tous. J’essaie, en écrivant jour après jour ici, de témoigner de la vérité des Evangiles, patiemment, avec constance, semant sur le web sans aucune preuve de germination, mais si je pouvais aujourd’hui convaincre une seule personne de la véracité de cette promesse de Jésus, j’en serais déjà heureuse.

« Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Ami lecteur, rien ne t’oblige à lire mon témoignage « Histoire d’une foi », mais toute ma vie atteste de la vérité de cette parole du Christ. J’ai toujours aimé Jésus, depuis le jour de mon baptême, quelques jours après ma naissance, depuis mes premiers balbutiements, jusqu’à aujourd’hui, dans la maturité de mes 54 ans, oui, je l’ai toujours aimé, lui, pour la personne qu’il a été, est et sera. J’ai douté quinze années de l’existence de Dieu, oui, c’est vrai, de mes 18 ans à mes 33 ans, le mot « Dieu » ne revêtait plus de signification tangible pour moi, j’avais pris mes distances avec l’Eglise catholique de mon baptême, de ma tradition familiale, mais jamais, jamais, je n’ai cessé d’aimer Jésus et de vouloir garder ses commandements. L’Eglise ne me renvoyait plus le visage du Christ, mais sa parole, je la gardais, je la cultivais en moi et dans mes relations sociales et privées, des bribes des Ecritures me revenaient sans cesse à l’esprit, je ne trouvais pas de meilleur code du « vivre ensemble » que l’Evangile. Agnostique que j’étais, j’avais quand même dans ma chambre d’étudiante un poster du spectacle « Un homme nommé Jésus », que j’étais allée voir à Paris et qui m’avait bouleversée. Mariée civilement que j’ai été, je gardais tout de même intact mon respect pour la parole du Christ dans les Ecritures. Non, les discours de Jean-Paul II et ses leçons de morale familiale n’étaient pas ma tasse de thé, mais oui, j’essayais toujours de vivre en respectant mon prochain comme moi-même. On pourra toujours me juger orgueilleuse, mais je crois que dans ma vie, même dans ces années-là, je n’ai pas fait de mal à grand-monde. Du mal, on m’en a fait, oh que oui ! Mais le moteur de ma vie demeurait la fidélité aux commandements de Jésus et à l’esprit des béatitudes. Je ne me souviens pas d’avoir rendu le mal pour le mal.

Alors je peux en attester aujourd’hui, un tel amour pour le Christ et une telle fidélité à sa parole n’échappent pas au Dieu Trinité. Un jour, et je pourrais en préciser la date, et l’heure, le Père m’a inondée de sa grâce et de son amour, figée dans un état de béatitude comme je n’en avais jamais connu de toute ma vie. L’absolu et l’inouï du bonheur le plus comblant, en un instant inoubliable, une nuit gravée dans ma mémoire.

Cela fait presque vingt ans, et plus jamais, plus jamais je n’ai douté que Dieu le Père Soit, que Jésus le Christ soit son Fils, que l’Esprit se manifeste en surabondance dans la connaissance infuse des deux premières personnes de la Trinité sainte. C’est une expérience indicible, intime, vécue hors de toute assemblée, absolument personnelle et indépassable. C’est plus fort que la foi elle-même. C’est une connaissance de l’âme, manifestée jusque dans la chair.

Voilà, ami lecteur, mon témoignage. Crois en cette parole, elle est vérité. Je n’aurai de cesse de vouloir rappeler tout ce que le Seigneur a fait, tout au long de l’histoire biblique et de l’histoire sainte, et les merveilles qu’il a déployées et déploie encore dans ma vie.

Amen

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