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« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. » Matthieu 10, 34

16 juillet 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques
Jésus disait aux douze Apôtres :
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d’homme juste recevra une récompense d’homme juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. »
Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

Matthieu 10, 34 – 42 ; 11, 1

Voilà une page d’évangile percutante, qui peut nous déranger sur bien des points. On pourrait, si on la cerne mal, ne plus y comprendre le Christ. Ne pas faire le lien entre Jésus « doux et humble de coeur », plein de miséricorde et de pardon, et qui nous demande instamment de nous « aimer les uns les autres », et ce maître exigeant qui nous demande littéralement de ne rien préférer à lui-même.Et pourtant cet évangile me parle profondément. Humblement, je crois pouvoir dire que je l’ai vécu. J’ai vécu une conversion si forte – mais sur les bases d’une foi incrustée profondément dès l’enfance – que je me suis attiré beaucoup d’inimitiés, jusque dans les plus proches parmi mes proches.

Je faisais ce que plus personne ne comprenait, je choisissais ce que plus personne ne me conseillait, mais au fond de moi, je savais que je le faisais par amour pour le Christ, pour répondre à son appel à un changement de vie radical. Pas forcément la vie « extérieure », puisque je vis dans le monde, mais pour ma vie intérieure, certainement.

Alors, pour comprendre profondément cet évangile, pour ne pas vouloir en arracher la page comme s’il ne « cadrait » pas avec le reste de la Parole du Christ, je peux témoigner que cet état de « guerre » avec l’entourage peut n’être que transitoire. Que lorsqu’on fait le choix absolu du Christ, qu’on lui a donné tous les gages de notre attachement premier à sa personne, il nous rend peu à peu toutes nos affections mises à mal, et que c’est alors en lui, par lui, que l’on peut trouver toutes les forces nécessaires pour demander pardon à son prochain blessé et pour accueillir son pardon, pour accorder le nôtre aussi à qui a eu à tenir pendant le temps de notre ajustement au Christ le rôle du « persécuteur ».

Oui Jésus, tes voies sont étroites et escarpées, mais quelle abondance de grâces sur le chemin qui mène à ta Vérité !

Image : La guérison du fils de l’officier à Capharnaüm  Flandres, XVIe

 

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24 commentaires

  • Lytta Basset a une analyse intéressante de cette citation : Jésus sépare l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère, pour empêcher la fusion qui annihile, et nous permettre d’accéder à notre individualité et de nous accomplir. Cela se fait dans la souffrance, mais le résultat en est une plus grande harmonie et une plus grande paix en fin de compte.
    p 98 du livre Aimer sans dévorer :
    « Ne vous figurez pas que je sois venu jeter la paix sur la terre ! Je ne suis pas venu jeter la paix mais l’épée. En effet, je suis venu séparer l’humain de son père et la fille de sa mère et la belle-fille de sa belle-mère. Et les ennemis de l’humain : les gens de sa maisons.
    Pour ma part, j’ai entendu plusieurs fois ces versets comme un encouragement à supporter le processus déséquilibrant de la séparation, en présentant qu’il était béni… et qu’au bout du compte il serait bénéfique.
    Intuition fugitive de Quelqu’un qui me tirait, me poussait dans la direction de la différentiation. Ce Quelqu’un est venu à travers un autre, des autres dont le comportement m’acculait à me différencier. Il n’a jamais été question de manier moi-même l’épée. Le laisser s’effectuer, y consentir et largement suffisant. »

  • kookay says:

    Pour info je suis croyant jésus fils de Marie que la paix soit sur eux deux est créé par le créateur des cieux et de la terre comme la création d ada (issu de la terre ) des entrailles de sa mère marie que la paix soit sur elle donc consu sans père or tout les êtres humains sauf à dans et jésus ont eu 1 père et 1mere .que la paix soit sur vous

  • Jonathan says:

    « Ceux qui lisent une contradiction entre ce verset et le message général de Notre seigneur ont simplement un esprit pervers, c’est pas possible autrement. »

    Je suis choqué par de tels propos.
    C’est quand même fou cet obscurantisme, à lire le message de Jean Yves on comprend mieux pourquoi les religions (toutes) ont amené leurs lots de malheurs et de désolation (j’extrapole mais comme vous le savez, par le passé, il en a fallu moins que cela pour couper des têtes, convertir de force…).
    Pour résumer : si l’on ne comprend pas comme vous, on a un esprit pervers, quelle ouverture d’esprit, quelle tolérance envers son prochain, bravo !
    J’ose dire qu’il y a une contradiction dans ces paroles, je reconnais pourtant que Jésus était un grand Homme et même un prophète.
    Mais ce repli sur soi, cette intolérance à un avis différent me conforte dans l’idée que la spiritualité de demain se fera sans religion, qui par essence divise, il n’y a qu’un seul Dieu pour toute l’humanité, les chrétiens n’ont pas plus raison que les bouddhistes ou les musulmans.
    Désolé si j’en choque parmi vous, là n’est pas mon intention profonde, qui est simplement que l’on puisse tous vivre en paix, dans l’amour et la fraternité.

    • Véronique Belen says:

      Bonjour Jonathan, personnellement, vous ne me choquez pas, je sais que beaucoup de nos contemporains pensent comme vous.
      Permettez cependant à ceux qui sont chrétiens de l’être vraiment, c’est-à-dire de croire au Christ « chemin, vérité et vie ». Soit le Christ est Fils de Dieu, soit il ne l’est pas, il n’y a pas d’alternative !
      Pour moi je suis résolument chrétienne, ouverte aux autres traditions religieuses, mais jamais je ne renierai le Christ auquel je crois : le Fils de Dieu, la deuxième personne de la Trinité. C’est ma foi plus que ma « religion ». C’est un point que je ne peux négocier… et qui ne me fera jamais tuer personne, le chrétien meurt éventuellement pour sa foi mais pas l’inverse !

    • Stéphane says:

      « Il n’y a qu’un seul Dieu pour toute l’humanité, les chrétiens n’ont pas plus raison que les bouddhistes ou les musulmans. »

      Ils ont pourtant des visions du monde et de Dieu radicalement opposées. Et aucun n’a raison ni tort ?

      Si on pousse votre logique jusqu’au bout, vous-même n’avez donc pas raison contre ceux qui pensent qu’entre chrétiens, musulmans et bouddhistes, seul un des trois a raison.

      « Portenawak » comme disent les jeunes.

      Du reste, oui, il n’y a qu’un Dieu pour toute l’Humanité, bravo, quelle découverte. Tout comme les lois scientifiques sont les mêmes, indépendamment du pays où l’on vit. Mais vous conviendrez qu’entre celui qui affirme que la Terre est plate, et celui qui dit qu’elle est ronde, seul l’un des deux a raison. Ou allez-vous venir prétendre que c’est de l’intolérance ?

      • Véronique Belen says:

        Stéphane, vous vous adressez à Jonathan je suppose,merci de le préciser.
        Son commentaire date d’il y a deux ans et j’y avais répondu ci-dessus.



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