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« L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. » 1 Corinthiens 13, 7

16 septembre 2020 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.
J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.
Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

1 Corinthiens 12, 31 – 13, 1-13

Ah, ce bel hymne à l’amour-charité de l’Apôtre Paul ! Ce bel hymne qui nous pousse à dépasser nos torpeurs en matière de foi, de relation à Dieu et au prochain ! Cette page qui est une des plus belles que Paul ait écrite !
Elle s’appauvrit cependant dans notre langue, faute d’avoir un mot adéquat pour traduire le mot grec agapê. Ce mot signifiant : amour fraternel, affection, bonne volonté, bienveillance… , qui est ici traduit faute de mieux par amour ou charité. Etant donnés les champs sémantiques que recouvrent les mots amour et charité en français, le lecteur de l’extrait biblique du jour peut être induit en erreur.

Par charité, nous entendons souvent les bonnes œuvres. Et avec le mot amour, impossible de ne pas penser en français à l’amour conjugal. C’est là qu’il y a un risque de glissement de sens dont certains prédicateurs pourtant ne se privent pas. Pensons au poids d’injonctions à la soumission quand ce texte est lu dans les cérémonies de mariages !

L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

Quelle feuille de route pour des mariés, et notamment pour les jeunes femmes !
Or elles épousent un homme et non pas Dieu, et il est abusif de leur prescrire de tout supporter – jusqu’au mensonge ? –  de faire confiance en tout – jusqu’aux projets contestables ? – de tout espérer – jusqu’à changer de mauvaises inclinations en profondeur ? – de tout endurer – également les coups, les adultères, l’ingérence de la belle-famille, la violence verbale et psychologique ?

On peut trouver magnifique l’hymne à l’amour de Paul, mais il faut raison garder et se souvenir que les êtres humains ne sont ni Dieu, ni le Christ, et qu’à trop vouloir mettre en application ces conseils notamment dans le mariage, on peut aller vers un martyre inutile voire sa perte. Il y a toujours une dissymétrie de foi et de compréhension de Ecritures entre deux partenaires, fussent-ils mariés. Et quand l’un des deux se sert de la foi et de la soumission de l’autre pour le dominer plus encore et lui imposer le mal, il y a péril en la demeure.

Alors, cher Paul, quand tu dis « L’amour endure tout », que ce soit bien l’agapê qui nous lie à Dieu et au prochain, dont, dans la foi, nous pouvons tout endurer moralement et spirituellement, mais que ta recommandation ne soit pas prescrite à un(e) époux(se) malmené(e) !

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