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« Vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître. » Ephésiens 3, 19

25 octobre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Frères, je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l’homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l’Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.

Ephésiens 3, 14-21

Poursuivons la méditation de la lettre aux Ephésiens.
Paul qui pouvait paraître hier un tantinet orgueilleux se révèle ici dans la profondeur de sa foi. Il n’est définitivement plus un Pharisien, il ne fait pas de savants discours sur les Ecritures, il parle d’un Christ qu’il a véritablement rencontré jusqu’aux tréfonds de son âme. Et ce Christ l’a conduit vers son Père, vers le Père.

Toute personne qui a eu une forte expérience de la rencontre intérieure avec Jésus-Christ comprend cela. C’est une chose d’adhérer à l’Evangile comme à un corpus de bonnes règles du vivre ensemble, une autre d’avoir été saisi par le Christ qui sait littéralement retourner toute une vie. Et sa marque, c’est ce débordement d’amour que l’on ressent pour sa Personne au-dedans de soi.

Il y a aussi de fausses conversions. Des illusions d’expériences mystiques. Personnellement, à force de lire beaucoup de récits de conversion, je me méfie un peu des personnes qui n’ont plus que le mot « Jésus » à la bouche. Circonspection aussi quand on a envie d’être sur le devant de la scène, de monter au micro pour raconter « Jésus m’a fait ceci, Jésus m’a fait cela… » Quand on attire tout de suite à soi une cohorte d’admirateurs qui vous prennent pour un saint. Quand on finit par s’enrichir avec force livres et enregistrements…

Saint Paul ne nous parle jamais de « Jésus » comme d’un bon copain. Il nous parle du Christ, du Christ Jésus, du Fils du Père. Il ne minimise jamais son statut de deuxième Personne de la Trinité Sainte.

Qui rencontre le Christ prend conscience de son indignité et de la grâce inouïe d’avoir été regardé par Lui. Comment se rendre un tant soit peu digne d’une telle grâce ? On voudrait dans un premier temps révolutionner le monde. Et ceux qui foncent aussitôt dans cet objectif risquent fort de sombrer très vite dans l’orgueil spirituel.

Saint Paul, lui, a pris le temps de mûrir sa vocation. Des années se sont passées avant qu’il ne s’engage vraiment dans ses voyages missionnaires. Le temps certainement pour le Christ qui l’avait choisi de le passer au creuset de l’épreuve spirituelle pour réduire à néant son orgueil. Et l’amener par là à la capacité d’endurer dans la foi toutes les persécutions qu’il allait subir.

Méfions-nous des vedettes de la conversion.
Car qui a vraiment rencontré le Christ le chérit au plus intime de sa personne et voudrait ne faire connaître que Lui…

Image : Conversion de saint Paul

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1 commentaire

  • André BONDU says:

    Seigneur, je t’ ai rencontré.
    Ou plutôt, tu es venu me chercher.
    Qu’attends-tu de moi ?
    Est-ce que je veux être le chef, comme on le dit ?
    Est-ce que je veux tout commander ?
    Je ne suis, sans doute, qu ‘un pauvre orgueilleux,
    qui cherche à se mettre en vedette !

    Change-moi,
    Transforme-moi
    Pour que je ne fasse que ta volonté
    Un simple instrument de ton amour,
    tout entier entre tes mains.

    Au fond, je ne te suis pas indispensable;
    Tu n’ as pas besoin de moi.

    Alors, mets-moi dans un petit coin.
    là où tu le voudras,
    comme un serviteur inutile.
    Peut-être que, là, je servirai à quelque chose..
    Au moins, je serai à la place que tu m’ auras donnée.

    Et là, je chanterai tes louanges.
    J’ y serai le témoin de ton amour
    .



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