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Pour la fête de sainte Véronique (Psaume 30)

4 février 2013 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques
Qu’ils sont grands, tes bienfaits ! 
Tu les réserves à ceux qui te craignent. 
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge. 

Tu les caches au plus secret de ta face,
loin des intrigues des hommes. 
Tu leur réserves un lieu sûr,
loin des langues méchantes. 

Béni soit le Seigneur : 
son amour a fait pour moi des merveilles !
Tu écoutais ma prière
quand je criais vers toi. 

Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles : 
le Seigneur veille sur les siens.
Soyez forts, prenez courage, 
vous tous qui espérez le Seigneur !

Psaume 30, 20, 21, 22.23cd, 24ab.25

Heureuse coïncidence que ce Psaume dans la liturgie d’aujourd’hui, pour la fête de ma sainte patronne, que j’affectionne tendrement. D’elle on sait historiquement bien peu de choses, rien n’est prouvé, mais c’est si bon de penser qu’elle a peut-être été là, sur le bord du chemin du calvaire à Jérusalem, pour soulager d’un geste plein de douceur et de compassion notre Sauveur qui marchait vers son supplice… J’aime que le mémorial de ce geste soit présent dans tous les chemins de croix, offert à notre piété.

Bien sûr que le Seigneur lui a donné plus qu’elle n’a fait pour Lui, son Salut, et encore son visage, imprimé sur son voile qu’elle dut chérir jusqu’à la fin de ses jours…

Peut-être est-ce parce que je porte son prénom qu’aucune image du Christ ne me satisfait vraiment. Je l’imagine toujours bien plus beau que je ne le vois, en tableau ou en sculpture. Au fond de mon coeur, je sais que sa beauté n’a d’égale que sa tendresse et sa sainteté, et qu’à ce titre on ne peut la représenter vraiment. Alors je pourrais dire, comme saint Jean de la Croix dans son Cantique spirituel :

9

Pourquoi l’ayant meurtri
n’as-tu pas soulagé ce cœur blessé
et me l’ayant ravi
pourquoi l’avoir laissé
sans emporter ce que tu as volé

10

Mon tourment calme-le
puisque à l’apaiser nul ne suffira
et que te voient mes yeux
car tu es leur éclat
et je ne veux les avoir que pour toi

11

Cristalline fontaine
si parmi tes visages argentés
tu dessinais soudaine
les yeux si désirés
que je porte en mes entrailles gravés

12

Ami détourne-les
le vol me prend

 

Traduction de Jacques Ancet

Source : http://www.neomillenium.org/htm/chapelle/cant.htm

Image : Sainte Véronique Mattia Preti (Il Calabrese)

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