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« Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » Jean 11, 52

12 avril 2014 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Unité des chrétiens

Quand Lazare fut sorti du tombeau, les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil ; ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. C’est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.

Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.
Jean 11, 45-57
©AELF

2000 ans ont passé depuis que le Christ Jésus est mort afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Et où en sommes-nous ?
J’ai lu récemment « Les grandes religions » de Michel Reeber dans « Les Essentiels Milan » et j’y relève ces statistiques :
Chrétiens : 2 173 180 000
Musulmans : 1 598 510 000
Hindous : 1 033 080 000
Bouddhistes : 487 540 000
Membres de religions traditionnelles ethniques : 405 120 000
Membres d’autres religions : 58 110 000
Juifs : 13 850 000
Non affiliés à une religion : 1 126 500 000

Alors que penser en méditant cet évangile ? Plus de deux milliards de chrétiens à partir du témoignage de vie, de mort et de résurrection d’un humble charpentier de Nazareth et d’une poignée d’apôtres l’ayant suivi, c’est certes très impressionnant. Encore que tous ces baptisés ne soient pas croyants. Cela laisse quand même deux tiers de l’humanité d’aujourd’hui qui n’ont pas reçu la grâce de la foi au Fils de Dieu.
Peut-on décemment penser que ceux-là ont tout faux ?
Nous ne connaissons que trop les ravages qu’ont pu causer et causent encore entre chrétiens les certitudes trop affirmées d’être tout entiers dans la vérité absolue, et que donc, les autres soient forcément dans l’erreur partout où leurs croyances divergent d’une doctrine établie – et bien sûr, dans ce cas, celle en laquelle on croit soi-même.
Jean nous dit ici que le Christ est mort il y a 2000 ans afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
A regarder le monde, ne doit-il pas se sentir encore et toujours crucifié ?
A contempler les deux milliards de chrétiens divisés, ne doit-il pas revivre encore et toujours son Vendredi Saint ?
Et quand se lèvent des prophètes de l’unité, n’est-il pas décidé parfois qu’il vaut mieux que leurs idées meurent plutôt que de laisser périr la doctrine tout entière ?
Et pourtant, pour qui vit dans l’intimité du Christ, les parcelles de vérité apparaissent bien, ici et là, dans toutes les traditions. Le Fils de Dieu n’a pas été crucifié pour quelques-uns, mais pour l’humanité tout entière. Son Père n’est pas que le père des baptisés, mais celui de tous ceux qui croient en son Nom très saint. Et encore de tous ceux qui le cherchent, et de tous ceux qui ne le cherchent pas.

Seigneur Jésus, en ces jours où nous allons commémorer ta Passion et ta Résurrection, permets que la voix des prophètes de l’unité soit entendue, pour que soient rassemblés les enfants de Dieu dispersés !

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