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« Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. » Jean 3, 35

19 avril 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques
Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne n’accepte son témoignage.
Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Jean 3, 31 – 36

 

Je vous propose une méditation du bibliste Philippe Lefebvre, dominicain, sur un sujet assez tabou dans l’Eglise : la colère de Dieu.

Source : http://www.lacourdieu.com/index.php?option=com_content&view=article&id=202

 

Colère ou gentillesse : deux manières possibles d’être violent

 

Se mettre en colère pose beaucoup de problèmes ; ne jamais se mettre en colère en pose tout autant. La colère comporte des risques, la gentillesse en comporte tout autant. La colère a à voir avec la violence, la douceur tout autant.

Quand Jésus se met en colère, c’est parfois sans raison précise : il n’y est pas acculé, il pourrait en faire l’économie. On se demande encore pourquoi ce jour-là il a chassé les marchands du temple. Ces gens faisaient leur métier comme chaque jour. Qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres ? Rien. Rien que ce quotidien en place, qui tourne plutôt bien. La colère n’a pas fondamentalement un détonateur précis, elle est plutôt une lutte contre le monde qui prétend tourner tout seul et qui n’offre même pas toujours d’apparences horribles.

Dans l’évangile de Luc (chapitre 11), Jésus est invité chez des Pharisiens à manger ; il entre et va s’asseoir sans se laver les mains. Aussitôt il se met à invectiver ses hôtes et tous ceux qui sont là et rugit une de ses plus intenses colères. Pourtant on ne lui a rien dit, fait aucune remarque, on l’a même invité et on lui a proposé un peu d’eau pour se laver les mains avant le repas. Pourquoi cette ardente fureur ? Parce que le monde gentil, organisé, qui vous invite et vous cajole, cache souvent une violence tout à fait en place ; tellement en place qu’elle n’a plus à se donner de mal pour se maintenir. Tous ceux qui maintiennent cette violence peuvent se payer le luxe d’être corrects, voire affectueux. Ils se savent indéboulonnables, on ne peut s’opposer à aucune de leurs idées ; lesdites idées sont si bien implantées qu’elles ne paraissent même plus des idées particulières, mais le réel tel qu’il faut le voir, le croire, le vivre.

La colère est alors un des rares moyens dont on dispose encore pour faire entendre autre chose. Elle tente de répondre d’une façon qui semble violente à la violence antérieure, bien cachée et omniprésente, qui règne en fait. Ce n’est pas la colère dans ce cas qui est violente, c’est le monde auquel elle résiste qui l’est depuis longtemps. Et il y a violence du monde quand, dans un groupe donné, tout est vissé, bétonné, exclusif de tout autre pensée ou forme, le tout avec une allure peaufinée, aimable, sympathique : « Vous voyez bien que j’ai raison : je suis si gentil, si serein, si patient » semblent dire les auteurs de simagrées de bon ton.

Cela arrive dans beaucoup de groupes, en particulier de groupes religieux. Jésus met en lumière cela du début à la fin. Il ne manque pas de groupes où l’on crucifie avec le sourire, dans une ambiance feutrée, détendue, pour votre bien. Un exemple : dire dans un groupe chrétien que Jésus se met en colère et qu’il y a peut-être là quelque chose à imiter vous mettra sans doute hors circuit pour longtemps et vous fera passer pour un violent digne de méfiance.

Un monsieur me disait un jour où j’avais prêché sur Luc 11 (la colère immotivée de Jésus) : « Vanter la violence est un peu déplacé de la part d’un prêtre ». La question est bien entendu juste : on conçoit que l’évangile fasse réagir et qu’une prédication qui tente de faire droit à l’évangile redouble la réaction. Mais devant cette question, deux lectures sont possibles : 1) Est-ce une personne qui cherche une vérité en acceptant le chemin difficile d’une parole autre, celle du Christ ? 2) Ou bien est-ce un violent-très-gentil qui vient vous débiter des banalités : ce n’est quand même pas un abîme de profondeur de penser que les colères de Jésus sont étonnantes et que nous ne pouvons pas nous mettre en colère à tout propos et sans discernement ; ce sont là des évidences et il paraît déjà impoli (sous des formes très polies) de rappeler ce genre de platitudes à un homme adulte.

Bref, dans le cas de ce monsieur, c’était la seconde solution : un violent-très-gentil, courroucé de sentir qu’on pouvait remettre en cause son pouvoir absolu dans sa famille (une famille catholique, sans problème, engagée) et dans le groupe de prière où il régnait en maître (un groupe merveilleux, sans problème, accueillant). Dire qu’il y a une colère inspirée par Dieu était perçu par lui comme une critique de son pouvoir, une arme livrée à ceux qui le subissaient. J’ai demandé à ce monsieur comment lui commentait cet évangile ; il m’a rétorqué qu’il ne savait pas, qu’il n’était pas bibliste. Je lui ai répondu que moi je l’étais et que je lui en avais donné une interprétation de professionnel. Il a explosé de colère en m’accusant de violences verbales.

Attention donc à certaines formes de politesse, d’attention qu’on porte à vos propos, de questionnements qui ont les allures d’un vrai dialogue. Je crois que la gentillesse est la première cause de mortalité dans l’Église catholique.

 

Philippe Lefebvre  03 06

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5 commentaires

  • Debbie says:

    Suite à ce post, je suis allée voir les racines du mot « gentillesse », et tout le complexe sémantique autour de « gentil » dans mon Robert étymologique, qui est un fidèle compagnon depuis très longtemps.
    Je conseille à tous d’étudier attentivement l’étymologie de « gentil », qui est intriqué même dans le mot « gens ».
    Comme j’aime lire à travers les lignes, il est fascinant de voir comment ce mot est en même temps un cours d’histoire.
    Pour un Anglophone, le mot « Gentile » garde son premier sens, qui n’est plus pertinent en français (mais qui reste présent dans la mémoire collective, à mon avis. (D’où les racines d’un antisémitisme qui est structurel et formel pour les Chrétiens…).
    Un « Gentile » en anglais est quelqu’un qui n’est pas juif. Point. Le mot définit l’identité juive à partir de l’exclusion du monde païen, ce qui est très logique, en l’occurrence.
    En France, (et en Angleterre par suite de la conquête normande) le mot était d’abord attaché à des valeurs viriles guerrières, émanant d’une structure sociale tribale. Puis, le mot a glissé petit à petit pour désigner la noblesse, et l’aristocratie, avec l’élaboration d’une nouvelle structure sociale (l’effet « civilisateur » et colonisateur du Christianisme à la longue. Le mot vient du latin médiéval). Puis, il glisse pour atteindre les femmes, et les qualifier.
    Les valeurs/qualités guerrières le désertent petit à petit…
    A l’heure actuelle, il est employé surtout comme attribut des enfants (avec le mot « sage »), et suggère l’idée d’obéissance à l’autorité du moment, légitime ou non.
    De plus en plus, il charrie des connotations.. négatives dans le corps social entier, d’ailleurs, et pas seulement chez les chrétiens.
    Dans notre famille immédiate, pas croyante ou pratiquante, il ne jouit pas d’une bonne réputation. Pour nous, quelqu’un qui est « gentil » est un peu fade, complexé par rapport à son agressivité. Il n’est pas complètement vivant. Corseté.
    Mais pas hypocrite. Je tiens beaucoup à cela.
    Pour moi, les gens qui arborent ce fameux sourire souffrent bien plus eux, qu’ils ne font souffrir…
    Comme j’ai dit, l’étymologie de « gentil » s’intrique avec celle de « gens ».
    Car il s’agit bel et bien de fédérer LES GENS autour d’un projet, d’une manière de vivre.
    Ce sourire reste la trace de toute une manière de vivre qui a fédéré beaucoup de… gens en France et en dehors pendant très longtemps. Elle ne les fédère plus… et eux-mêmes ont perdu, pour la plupart, le sens de leur histoire.
    Et pour moi, un nouveau paganisme est en train de gagner l’Europe…

  • Olivier says:

     » Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
    Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui  »

    On peut qualifier l »Evangile de Jean comme étant à  » haute christologie » . Ce qui signifie qu’entre le Jésus historique et le Jésus de la foi ( le Christ) le fossé est immense . De l’un à l’autre ,on ne reconnait plus le même personnage .

    J’essaye de me mettre à la place des juifs d’aujourd’hui ,nos contemporains, qui sont toujours dans l’attente d’un Messie comme l’étaient la plupart des juifs de l’époque de Jésus . Les juifs actuels disent qu’un Messie qui est arrivé est un faux messie car la caractéristique d’un messie ,c’est de ne jamais arriver ,de porter vers une attente .

    Je devine leur malaise à comprendre ce passage de l’évangile de Jean ,notamment .

    Pour un juif , l’expression Fils de Dieu s’adresse à tous les croyants et signifie une proximité avec Dieu ,rien de plus . Pour les juifs de l’époque de Jésus ,ses disciples notamment , il était impensable que Dieu ( le créateur) s’incarne dans une créature ,fût-il Jésus . C’est ,pour eux un retour au paganisme ou a une idole .

    Jésus ,parlant de lui-même, a de préférence utilisé le terme de fils de l’homme . Je pense donc que cette théologie de l’évangile de Jean est un peu excessive . Jésus , lors de ses prédications , n’a jamais tenu un langage aussi compliqué ,s’adressant aux populations locales et non aux intellectuels sadducéens ou pharisiens .

    Les auteurs de l’évangile de Jean ont donc pratiqué de la haute théologie très éloignée des paraboles de Jésus à thèmes campagnards . C’est une des raisons pour laquelle je le prends avec une certaine réserve tout en reconnaissant son style plaisant et poétique .

    Dans l’ancien testament ( le premier testament ) , les colères de Dieu sont fréquentes surtout contre les siens pour les punir de leur infidélité . La peur de Dieu a souvent été utilisée par l’Eglise d’autrefois ( enfer etc.) pour maintenir les fidèles … dans le droit chemin . Dans le texte ci-dessus , il est question de la colère de Dieu mais en plus de la colère qui demeure ! Un état de colère !

  • Debbie says:

    A relire ce texte, je suis très triste. Pour M. Lefebvre, surtout… qui manifestement.. CROIT AVOIR RAISON (parce qu’il est un professionnel/expert qui reçoit de l’argent en rémunération de ce qu’il fait ??).
    A l’heure actuelle, où les chrétiens sont de nouveau persécutés, et bien, la paranoïa guette (et pas seulement les chrétiens, d’ailleurs…)
    A sa manière, Freud a fait une prêche élégante, et qui accroche toujours mes oreilles avec une certaine vérité.
    Nous ne savons pas toujours les… RAISONS ? derrière nos actes, nos émois.
    Si nous agissions toujours avec des raisons que nous connaissons, de manière volontaire, et bien… nous serions de vrais machines, et pas les animaux poussant des caddies que moi, je crois que nous sommes.
    Non, nous restons en partie opaques à nous-mêmes, et par charité chrétienne, je crois qu’il serait.. GENTIL ? d’offrir la même possibilité à notre prochain qui ne nous vise pas dans chacun de ses faits, gestes, et paroles.
    Dans ce bas monde, chacun essaie de s’en tirer comme il peut avec ce qu’il a reçu de ses pères, et qu’il DOIT hériter, s’il va pouvoir rester debout.
    Cette méditation montre à moi, extérieure aux milieux religieux, à quel point ces milieux sont fermés sur eux-mêmes. Repliés.
    Dans un tel contexte, il est très difficile de résister au ressentiment, et très difficile de garder le sentiment de sa propre valeur quand, partout autour de soi, d’autres moquent la foi, et les croyances qui vous tiennent debout.
    Pour la colère… elle n’a pas besoin d’avoir ses raisons ; elle est essentiellement débordement de la raison. Ce qui est important pour moi, c’est qu’en tant que débordement de la raison, elle échappe à notre contrôle volontaire, et à une période où nous vissons le contrôle sur tout, ce qui échappe… et bien, pour moi, c’est salutaire.
    Il est même important pour les Chrétiens que Jésus soit homme, et pas… un idéal éloigné, un Dieu que nous DEVONS imiter dans chacun de nos gestes.
    Pour moi, à Jérusalem, il a eu un choc en voyant le bizness du temple, en entendant le bruit, les cris des animaux.
    Il n’a pas supporté… le bizness du temple. Il ne voulait pas que Dieu soit mêlé à des affaires de bizness…
    Pendant des années j’ai reçu ça sans broncher…
    Mais… pourquoi Dieu ne serait-il pas.. PARTOUT ? (Mais j’avoue mettre des limites… pour moi, Dieu n’est pas dans le bizness.. INDUSTRIEL, et c’est peut-être ça qui a choqué Jésus. L’ampleur du mic mac…)
    L’exclure du bizness met en place la gangrène qui tourmente l’Occident en ce moment dans ses rapports avec… l’argent.
    Il y aurait des tonnes à dire sur Jésus et l’argent, (car Jésus était un économiste avant que l’homme ait imaginé le mot) et pour une fois, je crois être bien placée pour interroger…
    Une autre fois.
    Un dernier mot pour M. Lefebvre… est-il chrétien d’abord ou.. démocrate ? J’ai du mal à savoir dans cette méditation.
    Souvenons-nous que Jésus disait qu’on ne pouvait pas servir deux maîtres…je crois…
    Fut un temps où il était possible de slalomer plus ou moins pour servir la « démocratie » moderne et le Christ, mais de plus en plus, les chemins des deux.. religions s’écartent.
    Si ce n’était pas le cas, d’ailleurs, il n’y aurait aucune raison de persécuter les chrétiens…
    Et enfin… si Jésus était incarné homme, cela veut donc dire qu’il n’était pas parfait.
    Il avait droit à sa.. violence qui n’est pas la fin du monde, bon sang.
    Ça me fait rire, l’histoire de se laver les mains avec les Pharisiens..
    Je me dis que, pour un peu, je réagis exactement comme lui en ce moment devant notre religion de nous laver les mains 10 fois par jour avec un gel savon, de peur de mourir des microbes.
    Mon Dieu… plus ça change, plus c’est la même chose…

    • Véronique says:

      Tu devrais peut-être lire d’autres méditations de Philippe Lefebvre (rien à voir avec les intégristes de l’autre Lefebvre, je précise), c’est un jeune prêtre dominicain, tu peux suivre le lien que j’ai mis, personnellement ses méditations me passionnent, elles sont profondément ancrées dans la Bible.
      La seule chose qui n’était pas « humaine » en Jésus, c’est qu’il était sans péché. Ça c’est l’incontournable de la foi chrétienne, ou alors toute l’histoire du salut depuis l’agneau de la Pâque juive perd son sens.
      Et c’est intéressant justement de voir Jésus, lui qui est sans péché, pouvoir se mettre en colère.
      Je crois que ce que le prédicateur dénonce ici, c’est une tendance à la fatuité de certains chrétiens, ce que tu évoques par exemple dans les sourires un rien hypocrites des mamans devant l’école privée de ta fille.

      Je m’érige moi aussi contre ces attitudes, contre la confusion entre sainteté et mièvrerie, contre les convictions de certaines personnes qui visent la perfection dans la douceur toujours et à tout prix. D’ailleurs je trouve qu’on a beaucoup étouffé la parole des femmes avec ça dans l’Eglise, vivre l’Evangile pour une chrétienne, c’était avant tout être « comme Marie », douce, soumise et silencieuse…

      Tiens, l’autre jour, je suis allée revoir le Titanic, et j’aime bien la phrase de Rose au début : « Extérieurement, j’avais tout d’une jeune fille bien élevée, mais intérieurement, je hurlais ! »
      Je me retrouve assez là-dedans…

  • Debbie says:

    Là… tu entres dans le vif du sujet, à mon avis, et avec un dossier qui dérange notre modernité au plus haut point.
    Il y a des années, ma fille est allée à une école privée catholique pendant deux ans.
    Je l’avais inscrite parce que j’avais fini par développer une vraie allergie à l’instit/directeur de notre école publique de secteur. Et nous ne nous entendions plus du tout. Il passait plus de temps sur l’ordinatueur qu’avec sa classe, et n’avait pas de vocation d’enseigner du tout. Je ne jette pas la pierre. Je crois qu’il faut être un saint pour durer en tant qu’enseignant, à longueur d’années, et encore plus un saint à l’heure actuelle où l’éducation n’est plus le Graal qu’elle était autrefois.
    Et sur les visages des mamans de l’école je voyais… ce sourire.
    Etrange, ce sourire. Il m’a toujours rendu très mal à l’aise, d’une manière indéfinissable.
    Ce sourire, il me permet d’identifier les cathos sans me tromper (presque…).
    Il représente une barrière inamovible entre nous, car moi, je ne l’ai pas (je crois, mais je peux me tromper…).
    Ce sourire, il va avec cette gentillesse dont il est question ici.
    Ce serait peut-être déplacé de parler d’hypocrisie, comme aurait pu faire ma grand mère protestante sorcière, en l’occurrence. Même si une certaine frange de la société voudrait bien y voir de l’hypocrisie.
    L’hypocrisie suppose que vous ne croyez pas en ce que vous faites, que vous le faites du bout des lèvres « sans en être dupe ».
    Donc, il ne s’agit pas de cela, pour moi.
    Pour le vrai dialogue, je crois que c’est aussi présent dans notre monde que.. le Graal lui-même.
    Pendant des années, je me suis flagellée en imaginant que LES AUTRES étaient capables de « vrai dialogue » et que moi, j’étais la brebis galeuse qui péchait (par obstination ou.. par maladie ?).
    Maintenant je dois dire que je vois très peu d’indications dans le monde que le « vrai » dialogue existe…
    Et si le vrai dialogue était… le royaume de Dieu ?
    Ceci dit… quand les témoins de Jéhovah viennent frapper à ma porte, et que nous discutons un peu, et qu’ils me disent « vous ne voudriez pas voir le royaume de Dieu sur terre ? », je leur réponds… » surtout pas. Le royaume de Dieu sur terre, A TOUT MOMENT, EN TOUS LIEUX… ce serait… probablement le pire des enfers. »
    Idem pour « le vrai dialogue ».
    Il y a beaucoup à dire sur les positions de M Lefebvre qui sont moins innocentes qu’on pourrait le croire.
    Si je partage certaines de ses idées sur la violence, et la colère, il y a des points où nous ne sommes pas du tout d’accord.
    J’y reviendrai.



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