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« Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée » Luc 9, 45

26 septembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

En ce temps-là,
comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Luc 9, 43b-45
textes liturgiques©AELF

Deux millénaires après cette parole, nous savons bien, nous chrétiens, disciples d’aujourd’hui, que le Christ Jésus a été livré aux mains des hommes. Et qu’il est ressuscité le troisième jour ! C’est la base même de notre foi.
Mais sommes-nous capables de recevoir toute la parole de Jésus ?
Et si, selon la seconde Epître de Pierre « pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour » (2 Pierre, 3, 8), le Christ voulait encore nous dire que ce troisième millénaire verra son second avènement ?
J’entends d’ici la clameur des catholiques : nous ne sommes pas des Témoins de Jéhovah ! Moi non plus.
Mais je crois fermement que toute parole du Christ est vérité. Et comme le dit Pierre un peu plus loin, en 3, 13 « Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où règnera la justice. »
Je pourrais aussi plagier l’évangile d’aujourd’hui :

Mais les catholiques ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Sujet tabou, réduit à une symbolique dans notre Eglise. Et quand d’aventure on ose avoir une foi qui va jusque là, on est regardé comme une malheureuse illuminée qui n’a pas bien la tête sur les épaules.

En fait, désirons-nous, même comme chrétiens fervents, qu’arrive ce Jour du Seigneur et le règne de la justice ailleurs que dans ce monde ? Ne sommes-nous pas un peu trop bien installés dans ce monde injuste, dans nos appartements et nos maisons confortables tandis que des peuples entiers sont en exode ? N’aimons-nous pas nos cathédrales plus que le Royaume promis par le Christ ? N’avons-nous pas évacué de notre théologie le thème du jugement dernier ?

Du vivant de Jésus sur terre, l’échéance de sa passion était voilée aux disciples, ses contemporains.
De nos jours, l’échéance de son retour en Gloire est voilée de la même façon à ceux qui professent pourtant leur foi en Lui.

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1 commentaire

  • Claire says:

    Comme Anne et Siméon, attendre le retour du Christ est très beau…que ce retour soit peut être au troisième millénaire, car un jour est comme mille ans, je n’ y avais jamais pensé! …mais ce jour arrivera, c’ est certain..et je ne crains pas ce jour..car comment craindre un Dieu d’ amour?



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