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Si nous perdons le Ciel, c’est par notre faute

27 septembre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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Nombres 11, 25-29
Psaume 18, 8,10,12-13, 14
Jacques 5, 1-6
Marc 9, 38-43. 47-48

Les lectures d’aujourd’hui sont rudes. Les paroles du Christ dans cet extrait de l’évangile de Marc corrigent l’image d’un Jésus mièvre qu’on véhicule parfois. S’il souligne que l’Esprit souffle où il veut, au-delà des « disciples autorisés », il nous enjoint aussi à la plus grande exigence vis-à-vis de nous-mêmes pour ne pas scandaliser ceux qui auraient encore une foi fragile. Combien de fois avons-nous à nous justifier d’être chrétien et pratiquant quand le monde est plein d’idées arrêtées sur l’Eglise, et parfois à cause du scandale causé par quelques-uns. Recevoir la Parole du Christ suppose une responsabilité à prendre : la mettre en pratique. Sinon on aura vite fait de nous acculer au fait que nous « disons et ne faisons pas », ou que nous portons par notre façon d’être un contre-témoignage à l’Evangile. Il y a toujours, en soi, à émonder, à couper, à trancher net pour ne pas tomber dans le péché qui lèse autrui et qui finit par troubler notre âme.
J’écoutais attentivement ce matin notre curé prêcher avec justesse sur ces textes difficiles. Il donnait à bon escient des exemples d’occasion de chute dans notre environnement immédiat. Chacun trouvait matière à faire son examen de conscience. Méditant ses mots, je me souvenais d’une parole forte donnée un jour en confession par un autre prêtre, âgé, un saint homme auquel j’aimais me confesser et qui m’avait dit : « Véronique, si nous perdons le Ciel, c’est par notre faute. » Combien de fois n’ai-je pas repensé à cette phrase si juste, et comme est clair l’évangile d’aujourd’hui sur ce point !

La messe se déroule, et au moment des annonces pour les offices de la semaine qui commence, j’apprends que ce Père va être enterré mercredi ! Moment d’intense tristesse. J’aimais tant ses yeux pleins de bonté, son sourire avenant, la façon qu’il avait eue de me prendre dans ses bras le jour où je lui avais annoncé une décision engageant toute ma vie ! Grâce à lui, depuis des années, je n’ai eu de cesse de me soucier de ne pas « perdre le Ciel », de ne pas le considérer comme acquis une fois pour toutes.

Alors aujourd’hui, je le porte dans ma prière, sûre que lui qui a entrouvert les cieux pour tant d’âmes en quête de vérité et de miséricorde entendra de son Maître qu’il a tant et si bien servi :  « C’est bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître. » (D’après Matthieu 25, 23)

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