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« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » Matthieu 5, 17

2 mars 2016 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Matthieu 5,17-19
©Evangelizo.org 2001-2016

Jésus nous dit ces paroles juste avant d’énoncer les commandements les plus exigeants nous venant du Père par son intermédiaire ( Matthieu 5, 21-48 ). Autant dire que la voie pour nous chrétiens n’est pas forcément plus facile que celle des juifs soumis à 613 commandements contraignants. Vingt siècles après Jésus Christ, nous pouvons constater qu’il disait vrai : la Loi et les Prophètes n’ont pas été abolis puisque de nombreux juifs en vivent encore aujourd’hui, et ceux-ci méritent tout notre respect.
Pourrions-nous prétendre, de notre côté, abolir les commandements de Jésus dans le chapitre 5 de l’évangile de Matthieu ? Pas plus. La Parole du Christ est vérité et vie. Elle est d’une redoutable exigence, et il conviendrait de ne pas la noyer dans des débordements de mièvrerie. On a si vite fait de mettre de côté les pages d’évangile qui nous dérangent !
Nous ne pouvons pas abolir les paroles de Jésus, nous avons à les accomplir par notre vie. Mais pas sans son aide ! Pas sans le secours de la prière, pas sans l’onction de l’Esprit saint !
Nous pouvons toujours entrer en dialogue avec le Seigneur, plutôt que de le contester derrière son dos.
Alors à relire ce chapitre 5 de Matthieu, j’ai envie de lui dire :

« Seigneur Jésus, ta parole est rude. Prends pitié de notre faiblesse. Tiens compte aussi, s’il te plaît, des limites de ma féminité, de la féminité de mes sœurs en humanité. Permets-moi de retranscrire ta parole au féminin :
– que tes « frères » qui se souviennent que leur « sœur » peut aussi avoir quelque chose de fondé contre eux en tiennent compte avant de présenter leur offrande à l’autel, et qu’ils fassent courageusement le premier pas de la demande de pardon,
– que tous ceux qui traitent aisément une femme de « folle » y réfléchissent à deux fois en méditant ta parole,
– que les conjoints se souviennent à quel point peuvent être blessants pour une épouse les regards gourmands sur une femme plus jeune, plus jolie, plus attirante,
– que les hommes infidèles songent au sort de l’épouse qu’ils délaissent, la condamnant à la solitude si elle ne veut pas Te perdre en même temps qu’elles perdent leur mari,
– que les hommes violents ne se servent pas de ta parole pour frapper encore et encore une créature qui ne se défend pas,
– que les gardiens de ta Parole ne l’utilisent pas pour justifier la soumission à l’inacceptable,
– qu’il ne soit pas martelé encore et encore à une femme malmenée voire maltraitée qu’elle doit « aimer » l’ennemi qui la persécute, jusqu’à l’enfoncer dans la culpabilité.

Seigneur Jésus, je prends ta Parole tout à fait au sérieux. Aimer et bénir ceux qui me haïssent, tu sais que je peux le faire du bout des lèvres, mais que j’ai beaucoup de mal à l’accomplir du plus profond du cœur. Prends pitié de ma vulnérabilité, et je t’en supplie, fais que de plus en plus, nous comprenions que le frère, c’est parfois surtout « la sœur » qui est victime de tant de situations injustes, ici et de par le monde entier ! »

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