Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Marc 3,20-35
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Je trouve que les prédicateurs ne manient jamais autant la langue de buis catholique que les jours où cet évangile-là est donné à notre méditation. On pourrait presque sortir une grille de « bingo » et cocher les réflexes que je suppose hérités de leur formation au séminaire à chaque fois qu’ils apparaissent :

– Occasion de glorifier la Mère de Jésus, « la plus sainte de toutes les femmes », celle qui a fait comme personne la volonté de Dieu, alors qu’il faut bien avouer que pour une fois – peut-être la seule, c’est vrai –  elle n’est pas à son avantage dans ce passage-là, puisqu’elle cherche à rapatrier Jésus à la maison dans ce mouvement de sa famille qui pense qu’« il a perdu la tête ».

– Black-out total sur l’expression « frères de Jésus ». Soit elle est éludée soigneusement, soit on traduit en « parents », « cousins », « voisins » ; « fils aînés de Joseph » est maintenant un peu démodé.

– Développement abscons sur le « blasphème contre l’Esprit Saint qui n’aura jamais de pardon ». Traduisez, en théologie catholique contemporaine, que seuls ne seront pas pardonnés ceux qui ne veulent pas de la miséricorde débordante de Dieu.

On en vient ainsi à une homélie insipide, presque rose bonbon, sur un évangile qui est un des enseignements les plus radicaux que le Verbe de Dieu nous ait jamais donné.

Eh bien je vais encore jeter un pavé dans la mare. Je le fais librement ici, puisqu’en Eglise, en tant que femme, j’ai le droit de lire à l’ambon Genèse 3, 9-15, mais jamais de donner mon avis sur l’évangile du jour. (suite…)

Vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion.
Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice.
C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix.
Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut, comme vous l’a écrit également Paul, notre frère bien-aimé, avec la sagesse qui lui a été donnée.
Quant à vous, bien-aimés, vous voilà prévenus ; prenez garde : ne vous laissez pas entraîner dans l’égarement des gens dévoyés, et n’abandonnez pas l’attitude de fermeté qui est la vôtre.
Mais continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ. À lui la gloire, dès maintenant et jusqu’au jour de l’éternité. Amen.

2 Pierre 3,12-15a.17-18
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Eh bien… Ces lignes sont bien dans les Ecritures, n’est-ce pas ? Va-t-on encore me reprocher de les prendre à cœur ?
On me répond souvent, quand j’évoque ma foi dans le second avènement du Christ Jésus, que Dieu seul en connaît l’échéance. Certes. Mais Pierre n’écrit-il pas ici que certains chrétiens attendent et même hâtent l’avènement du jour de Dieu ? Je suis de ceux-là. J’espère en ce jour. Je le hâte à ma façon, dans une incessante prière de supplication pour qu’il advienne.

C’est que je ne conçois pas ce jour comme une apocalypse de cinéma, non, mais comme le retour promis du Bien-Aimé dont je n’ai rien à craindre. Peu m’importe ce qu’il adviendra des éléments. Ce n’est pas du tout dans mes préoccupations. Ce qui me motive, c’est l’amour du Seigneur, l’impatience de le voir de mes yeux, de pouvoir étreindre sa main. Ce qui me motive, c’est la consolation de tous les accablés par l’injustice de ce monde, le rassasiement de tous les affamés, la justification de tous les persécutés pour la justice et la vérité. Ceux-là n’ont rien à craindre du Seigneur. Ce sont eux qui sont chers à mon cœur, et pour lesquels j’attends l’avènement de la justice divine. Je supplie le Père et le Fils de faire enfin pour eux ce que les égoïstes et les nantis du monde ne font guère, et que moi-même je ne peux que dans de très faibles moyens : prise par mon devoir d’état de mère de famille et d’enseignante, j’ai peu de finances et de temps pour la charité et la mission humanitaire. Mais j’ai la force de la prière d’intercession et de supplication. Et mon leitmotiv, c’est « Viens, Seigneur Jésus ! »

Je ne sais pas ce qu’il se passera au niveau cosmique ce jour-là, peu m’importe en vérité. Je désire par contre de toute mon âme la réalisation concrète du discours des Béatitudes de Jésus. Enfin !

Aujourd’hui, à la sortie de la messe de la fête du Corps et du Sang du Seigneur, nous avons chanté ce cantique :

En marchant vers toi Seigneur  D 380

En marchant vers toi, Seigneur,
Notre cœur est plein de joie :
Ta lumière nous conduit vers le Père, dans l’Esprit,
Au Royaume de la vie.

1. Par ce pain que nous mangeons,
Pain des pauvres, pain des forts,
Tu restaures notre corps, tu apaises notre faim ,
Jusqu’au jour de ton retour.

Je ressentais profondément ces paroles, d’autant plus que le prêtre nous avait permis de communier aux deux espèces. Parfois, fatiguée, je dois me forcer un peu pour aller à la messe dominicale. Mais le moment de l’Eucharistie me fortifie toujours et justifie la moindre peine que j’aie eue à sortir de chez moi le dimanche matin, même quand la messe est dans un autre village. Douceur de cette communion sans pareille, agréable proximité avec les autres paroissiens, et réconfort intime et revigorant pour la semaine de la communion au Corps du Christ. Ma foi en ce mystère est très profonde. Je crois vraiment, de toutes les fibres de mon être, en la Présence réelle du Seigneur Jésus dans les saintes espèces. Je la vis, je la ressens fortement, je la chéris.

Cependant, ce qui m’a frappée aujourd’hui dans ce cantique, c’est la mention « Jusqu’au jour de ton retour ». Je sens la vérité de cette précision très profondément, au cœur de ma foi chrétienne. J’ai souvent ce regret diffus que l’Eglise catholique mentionne peu nos perspectives eschatologiques. Tout se passe comme si L’Eglise devait être pérenne, et le Christ Jésus éternellement donné à ses fidèles sous le forme du pain et du vin, au cœur d’une Eglise et d’un monde qui ne passeraient jamais, excepté pour ceux qui traversent le mort. Ecoutons bien les prédications contemporaines, et nous verrons que cette croyance est profondément ancrée dans la théologie et le discours catholiques. Les grandes préoccupations de l’Eglise sont de l’ordre de sa visibilité dans le monde ou du domaine de la bioéthique, plus récemment de l’écologie. Tout cela est entré dans notre système de pensée. A force que le monde se croie irremplaçable et pérenne, l’Eglise s’est laissé infiltrer par la même illusion. Elle néglige des pans entiers de l’Evangile : toutes les mises en garde de Jésus sur la fin des temps et le jugement. Je me demande même si l’Eglise catholique ne cherche pas à paraître sérieuse en réaction aux œuvres cinématographiques sur la fin du monde et aux sectes apocalyptiques. Le discours eschatologique a été confisqué par celles-là et par la horde des faux prophètes, aussi l’Eglise soigne-t-elle son image d’institution raisonnable résolument ancrée dans le monde… (suite…)

Bien-aimés, souvenez-vous des paroles dites à l’avance par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.
Construisez votre vie sur votre foi très sainte, priez dans l’Esprit Saint,
gardez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ en vue de la vie éternelle.
Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié ;
d’autres, sauvez-les en les arrachant au feu ; d’autres enfin, prenez-les aussi en pitié, mais avec crainte, en détestant jusqu’au vêtement souillé par leur chair.
À Celui qui peut vous préserver de la chute et vous faire tenir debout, irréprochables et pleins d’allégresse, en présence de sa gloire,
au Dieu unique, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, souveraineté, pouvoir, avant tous les siècles, maintenant et pour tous les siècles. Amen.

Jude 1, 17.20b-25
Textes liturgiques©AELF

Nous vivons dans des temps d’Eglise où l’on nous répète sans arrêt qu’il faut « ne pas juger », le jugement étant réservé à Dieu. Nous sommes tenus de ne pas présager de la vie intérieure de nos proches, « dont Dieu seul connaît la foi ». Certaines homélies débordent aussi d’allusions au fait que les plus grands pécheurs sont peut-être les plus grands saints, et que, la Miséricorde de Dieu étant absolument sans limite, l’enfer serait vide, ou alors fréquenté par quelques irréductibles qui auraient dit sciemment « Non » à la vie d’éternité bienheureuse en face à face avec le Seigneur à l’heure de leur mort… Mais l’Ecriture peut-elle être abolie ? S’efforcer de rester humble dans notre approche de la foi de notre prochain, cela abolit-il toute faculté de jugement que nous pourrions avoir ?
Je suis un ancienne jociste (JOC : jeunesse ouvrière chrétienne). Nos « révisions de vie » s’axaient sur le « Voir – Juger – Agir ». Il fallait discerner, dans notre vie scolaire, universitaire ou professionnelle des situations d’injustice criante, les dénoncer et nous investir pour les corriger. En équipe, on se reprenait aussi les uns les autres sur tel ou tel point de notre vie personnelle.
C’est peut-être cette formation qui m’a incitée plus tard à ne pas être une chrétienne passive et inhibée. Et cet extrait de l’Epître de Jude vient me conforter aujourd’hui dans ce que je crois bon et juste. Ce n’est pas parce que la Miséricorde de Dieu est infinie que mon esprit de discernement est aboli. Aspirant dans une prière continue aux sept dons de l’Esprit Saint, je désire ardemment le don de sagesse et de conseil. Et je pense, honnêtement, sans donner dans la fausse humilité, que l’Esprit souverain exauce ma demande.
Ainsi, comme le préconise Jude dans cet extrait, je fais miennes ces recommandations : (suite…)

En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Marc 10,32-45
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

J’ai très souvent en tête cet épisode-là de l’Evangile. Et je me demande toujours comment il est possible que des faits annoncés aussi clairement par Jésus en son temps soient encore aussi mal compris par de nombreux chrétiens de nos jours.
L’extrait de la première lecture d’aujourd’hui est éloquent aussi :

Bien-aimés,
vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles,
l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés
de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
mais c’est par un sang précieux,
celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
Dès avant la fondation du monde,
Dieu l’avait désigné d’avance
et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.

1 Pierre 1, 18-20

Et je lis encore maintes fois, sur les réseaux sociaux ou dans des méditations bibliques ici ou là, qu’il est impossible que Dieu ait voulu le sacrifice de son Fils pour le rachat de nos péchés.
Or, Dieu le Père a envoyé son Fils, le seul homme mâle absolument sans péché, l’Agneau pascal des temps de son incarnation, pour qu’il porte sa Parole à l’humanité, mais aussi pour qu’il affronte courageusement la fatalité – due au péché intrinsèque des hommes, de tous les autres hommes – d’être incompris, rejeté, maltraité, mis à mort et abandonné dans la mort par tous, à l’exception de quelques femmes et de Jean son disciple fidèle, peut-être un peu moins couard que les autres ou tout simplement édifié par la leçon que Jésus lui a donnée ce jour-là (évangile d’aujourd’hui). Ce n’est pas Dieu le Père qui a mis son Fils à mort, ce sont les hommes ses contemporains, et encore tous ceux qui le dénigrent, lui nient sa divinité, l’ignorent ou le méprisent depuis 2000 ans.

Pourquoi le Père a-t-il « laissé faire » cette ignominie ? C’est que Dieu voit bien plus loin que nous, et qu’Il savait par avance que dans les siècles de l’Eglise, nous trouverions matière à nous convertir et à regretter amèrement nos fautes en jetant les yeux sur l’innocent, l’Agneau sans tache, le Saint crucifié par nos fautes et pour nos fautes. Il faut avoir le cœur bien dur, bien sec ou bien orgueilleux pour ne pas s’émouvoir devant un Christ en Croix, pour ne pas pleurer à chaudes larmes en méditant le mystère affreux du Vendredi saint. Une seule attitude traduit l’amour de Dieu devant son Fils crucifié : le remords et l’envie de consoler ce cœur meurtri et cette chair immolée. Si nous n’avions de Jésus que l’image d’un Christ glorieux, nous pourrions tout au plus éprouver de la déférence, mais certainement pas de la compassion. Or ce n’est pas la déférence que Dieu attend de notre part, mais l’amour, la compassion sincère et une infinie reconnaissance pour les souffrances endurées dans l’abnégation par son Fils si tendre et si innocent de toute faute.

Je vais poursuivre plus loin ma réflexion. Qui d’entre nous n’a jamais été agacé par ces personnes qui naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche, grandissent dans le luxe et la facilité, n’ont jamais rien connu du manque et de la frustration et pour qui le mot « pauvreté » est un concept et rien de plus ? Je ne dis pas que ces personnes-là soient forcément heureuses, mais il leur manque quelque chose de l’ordre du vécu pour comprendre les souffrances de la pauvreté matérielle ou sociale. De même que quelqu’un qui traverse la vie sans jamais souffrir de rien – par chance ou par indifférence – ne peut pas comprendre la détresse de son prochain. Souvent, ceux-là sont d’ailleurs les moins charitables et les moins empathiques.

Pour en revenir au Christ, ne croyez-vous pas, amis lecteurs, qu’il vous laisserait indifférents, voire agacés, si sa vie avait été luxe, puissance et volupté ? Auriez-vous compassion d’un Jésus petit prince gâté et souverain omnipotent ?

Eh bien, de la même façon, je suis d’avis que les places à la droite et à la gauche de Jésus en son Royaume de Gloire sont réservées à des personnes humaines qui ont bu, comme lui, la coupe de la vie jusqu’à la lie, en demeurant autant qu’il est possible dans la sainteté : rester fidèle à Dieu, l’aimer envers et contre tout, ne pas se plaindre à tout propos, préférer les situations subalternes et respecter les pouvoirs en place sur soi-même, rendre un culte au Dieu Trinité dans la fidélité à son baptême si on est chrétien. Et donner sa vie pour ceux qu’on aime, et même pour ceux qui nous maltraitent et nous humilient. L’une des deux places est très certainement occupée par celle qui fut la mère très sainte de Jésus. Quant à l’autre, à son bras de Roi, il appartient au Père de désigner qui l’occupera pour avoir mené dans l’abnégation une vie qui ressemble à celle du Fils bien-aimé.