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Bonne fête Abba !

16 juin 2019 | Publié par Véronique Belen dans Blog

L’occasion est trop belle, et ne se présente pas si souvent. J’ai envoyé une jolie carte pour la fête des pères à mon papa, et du fond de mon cœur surgit aussi ce cri : « Bonne fête Abba !  » car c’est aussi la fête de mon Père dans la Sainte Trinité !

« Bonne fête Abba ! » aurait dit Jésus s’il était un enfant du XXIe siècle.
Je reprends cette formule, car « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. » 1 Jean 3, 1
Oui, par la grâce du jour de notre baptême, Dieu nous fait ses enfants à la suite innombrable de son Fils premier-né.
« Bonne fête Abba ! »
Je ne crains pas de le dire sans déférence excessive, car mon unique modèle pour L’aimer, L’adorer, c’est Jésus lui-même, son propre Fils. Je me suis mise depuis très longtemps à l’école du Christ, et comme sa parole est vérité, j’ai pu vérifier à l’intime de ma vie cette promesse :
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Jean 14, 23
Et ce fut ainsi. De toujours, j’ai aimé le Christ Jésus, même dans le doute abyssal, même dans la rébellion contre l’Eglise. J’ai aimé le Christ Jésus, sa Parole et gardé ses commandements. Fermement, comme mue par une indéfectible fidélité à un frère ou à un amour de toujours. Son Evangile m’a tenue aux entrailles, même quand je déviais de la doctrine et des recommandations catholiques. Toujours, d’abord sa Parole et ses commandements. D’abord son adorable Personne.

La récompense a tardé, mais s’est faite plus saisissante encore : il était là, en plénitude, dans ma vie qui ne l’avait jamais vraiment renié, lui, le Fils. Il était là, murmurant à mon oreille, chantant à mon cœur, caressant mon âme éprise. Je le retrouvais à l’âge adulte, lui sur lequel ma personnalité vraie s’était construite depuis la prime enfance.
Et très vite, presque en même temps, le Père aussi s’est manifesté à moi. Distinct, une autre Personne, une autre personnalité, un autre langage, mais tellement aimant et enveloppant de tendresse ! Le Père infini qui me faisait ressentir jusqu’à la nostalgie de sa matrice, le Père dans lequel j’aurais voulu disparaître et me fondre pour oublier les supplices de ma vie dans le monde. Le Père qui était là, aimant, encourageant, enveloppant, protecteur, infiniment juste. Le Père.

Dans cette toute petite âme soumise aux plus rudes assauts de l’Ennemi étaient venus se faire une demeure les Deux.
Alors a pu sourdre le témoignage. Celui que le monde ne pouvait pas recevoir. Celui que l’Eglise n’a toujours pas accepté de prendre en considération. Témoigner, et être crucifiée psychiquement comme le Fils avait été crucifié corporellement. Mais témoigner, témoigner inlassablement, témoigner jusqu’à l’extrême de la persécution que l’Evangile est Vérité, tout comme le Premier Testament demeure trace du passage de Dieu dans la vie des femmes et des hommes auxquels il a choisi de se révéler depuis les débuts de leur histoire consciente.

Nostalgie des entrailles maternelles du Père, mais pour mieux témoigner de sa miséricorde et de son indubitable justice dans ce monde en révolte contre ce qu’Il Est.

« Bonne fête, Abba ! »

Image : Fresque de la Trinité dans l’église de Urschalling (Bavière, Allemagne).

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