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Petite réflexion autour du mystère de Noël

26 décembre 2021 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Je n’aime pas du tout que l’on remette en question le fait que Jésus n’ait d’autre Père que Dieu, que sa naissance soit le mystère de la rencontre de Son projet de se donner un Fils incarné avec l’assentiment de Marie qui oui, était bien vierge à ce moment-là, non que cette virginité confère une sainteté supplémentaire au Christ, elle souligne bien plutôt qu’il n’a vraiment eu aucun géniteur masculin qui aurait pu lui « inoculer » le péché intriqué dans le patrimoine génétique de tout homme autre que Lui.

La théologie catholique a inversé les valeurs : Marie serait la seule femme sans péché, d’où la croyance déviante sexualité = péché. Là n’est pas la question, et je crois le plus raisonnablement du monde qu’APRES la naissance de Jésus, Marie et Joseph ont mené une vie conjugale ordinaire et conçu de nombreux enfants ensemble. Ils apparaissent dans les Evangiles et je crois aux Ecritures. La réalité divine est tout autre : c’est Jésus qui est absolument le seul homme de genre masculin né sur terre à avoir été tout au long de sa vie sans aucun péché – orgueil, tendance à la violence, « carriérisme », avarice et cupidité, égoïsme, lubricité, indifférence à autrui, tendances à la lâcheté, trahison de sa foi, défiance envers le Père… Tous ces défauts peccamineux, Jésus, lui et lui seul, ne les a jamais eus. Et pour la simple raison que c’est Dieu lui-même qui lui a donné vie, et pas un géniteur forcément atteint d’au moins une de ces déviances que je qualifierais « d’originelles ». Je tords ainsi également le cou à la doctrine du péché originel : un « Adam » immaculé n’a jamais existé, nous savons parfaitement que nos origines humaines remontent à ces créatures frustes qu’étaient les premiers hominidés puis hommes préhistoriques. Tous intrinsèquement pécheurs depuis toujours, des commencements à aujourd’hui encore, il suffit de voir la marche du monde actuelle pour s’en rendre compte. Dans toute l’histoire humaine, il y a un seul et unique homme masculin pur de tout péché : le Christ Jésus. Parce qu’il est né de Dieu et d’une très jeune femme à la foi ardente et au cœur innocent. Voilà la vérité à laquelle je crois très ardemment.

J’ajoute que j’ai constaté depuis longtemps qu’il était insupportable à certains hommes de considérer que la naissance du Christ Jésus ait pu advenir sans l’intervention d’un de leurs semblables. Désir effréné de maîtriser le corps des femmes ? Orgueil larvé et mal placé ? Ils considèrent donc que ce que l’homme contemporain est capable de faire – le clonage humain n’est pas pratiqué pour des raisons éthiques, mais scientifiquement réalisable, tout comme la fécondation in vitro d’une vierge… – soit, dans une autre mesure, impossible à Dieu ? A Dieu qui a tout créé, tout est possible, y compris d’avoir fécondé mystérieusement le sein vierge de Marie. A Marie, attentive à la Parole de Dieu, il a été possible d’y consentir sans rechercher l’assentiment d’un partenaire masculin. Et Joseph, dans son premier mouvement, ne s’est pas mieux comporté que les hommes contemporains incrédules : il a pensé Marie adultère et a envisagé de la répudier, avant que Dieu intervienne auprès de lui pour l’en dissuader.

On peut toujours chercher à tordre le sens des Ecritures, c’est pourtant bel et bien ce qu’elles nous enseignent.

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