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Une belle histoire d’amour

19 juin 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Il y a dix ans, une chatte adulte s’est invitée dans notre jardin, elle y a passé tout un été, et bien que cela n’ait jamais été vraiment notre projet, nous l’avons adoptée à l’automne, la voyant manger du pain gorgé de pluie que nous jetions aux oiseaux. Nous avons commencé à la nourrir, au début elle se laissait à peine caresser, avait-elle subi des mauvais traitements ? Mais très vite, elle est entrée dans la maison et y a pris ses aises. Et ce fut le début d’une vraie histoire d’amour entre elle et les enfants et moi. La voyant bien ronde, je la croyais pleine. Une visite chez le vétérinaire nous apprit qu’il n’en était rien, elle était tatouée et stérilisée. Mais personne, jamais, ne la réclama. Pour notre plus grande joie !
Je n’ai pas connu chat plus doux, plus discret, plus respectueux des règles de la maison. Elle était calme, propre, affectueuse, et très gourmande

J’ai fait l’apprentissage des moments de solitude en sa compagnie. Elle la meublait de sa présence reconnaissante à tous nos bons soins.

Il y eut des ennuis de santé, qu’elle a toujours bien surmontés. Et puis, l’automne dernier, cette tumeur à l’oreille. Première opération, et quelques semaines de répit. La tumeur est revenue. Il fallait prendre une décision plus radicale : sa seule chance était de faire couper l’oreille malade. C’est la décision que j’ai prise à Noël, repoussant de toutes mes forces l’idée de la perdre sans lui avoir donné sa chance.
Le vétérinaire a fait un travail d’orfèvre, et notre petite compagne a eu encore six beaux mois, fatiguée, ralentie, mais bien présente et toujours aussi gentille.
Et puis, il y a environ un mois, elle s’est mise à gratter frénétiquement sa cicatrice. Et j’ai été affligée de constater que la tumeur revenait. Elle ne pouvait plus rester sans carcan, faute de se gratter jusqu’au sang et de montrer qu’elle avait mal, mais de ce fait elle était privée de la possibilité de faire sa toilette.

Les médicaments n’y ont rien fait. Les choses ne faisaient qu’empirer de jour en jour.

Alors samedi, en pleurant presque toute la journée, j’ai pris la décision si difficile de faire mettre un terme à ses souffrances sans espoir de guérison.

Mes trois enfants sont venus cet après-midi, nous sommes allés tous ensemble chez le vétérinaire. Un jeune remplaçant que je ne connaissais pas, plein de tact et de délicatesse. Nous avons pu avoir tout le temps que nous désirions dans une salle isolée pour faire nos adieux à notre petite chatte, dans les caresses, les mots doux, et beaucoup de larmes. Puis nous sommes restés tous les quatre autour d’elle pour l’accompagner dans les derniers gestes médicaux. Elle s’est endormie paisiblement.

Elle est enterrée dans le jardin, là d’où elle est venue. Sous les lilas. J’ai planté au-dessus du muguet qu’un ami très cher m’a offert au 1er mai. Nous lui avons chanté la petite chanson très gaie que mes filles lui avaient composée petites. Deux pierres avec son nom.

Dors en paix, créature du Seigneur, toi qui nous as donné tant d’amour !

https://www.histoiredunefoi.fr/photos/1462-clin-doeil

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