Site de Véronique Belen
Header

Ma soeur « Marthe »

29 juillet 2013 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Si depuis toujours, j’ai une grande tendresse pour Marie de Béthanie et que je la considère comme un modèle en m’abîmant dans l’écoute et la méditation de la parole du Seigneur, je souris souvent en songeant qu’une de mes soeurs, mon aînée, me fait bien penser à Marthe.

Elle a un sens de l’hospitalité exquis. Tout chez elle est pensé pour que l’on s’y sente bien : goût pour la décoration, zèle en cuisine pour laquelle elle a des talents remarquables, sens du détail dans la présentation des plats qui est toujours des plus soignée. Voyant tous les mets appétissants qu’elle place sous nos yeux, on salive, mais il faut d’abord attendre un peu : elle aime bien prendre ses oeuvres en photo tellement elles sont belles.

La vie n’a pas été tendre avec elle, et elle a une grosse charge de travail quotidien, dont elle s’acquitte au mieux. D’une extrême conscience professionnelle, elle s’investit aussi beaucoup dans son métier. Parfois le dialogue s’appesantit un peu trop sur cet aspect : elle aurait tendance à penser que les autres ne peuvent pas avoir une charge professionnelle aussi lourde ou plus lourde que la sienne. Ce qui lui occasionne parfois un certain manque d’écoute pour son interlocuteur.

Si je fais ce parallèle avec Marthe et Marie, c’est que je pense aussi être un peu un mystère pour elle. Qu’est-ce que je peux bien trouver dans ces heures passées à la messe et dans l’oraison ?

Bien qu’élevée dans la même foi ardente de notre famille que moi, je ne la pense plus capable de poser la belle profession de foi de Marthe. Elle est pratiquante occasionnelle, mais je ne la vois pas avoir l’Evangile comme moteur de sa vie, même si elle en a gardé les valeurs.

Parfois, j’aurais envie que Jésus s’assoie à notre table quand nous sommes ensemble, et qu’il lui dise avec affection : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire… » (Luc 10, 41)

Mais je la sais aimée de Dieu pour toute la bonne volonté qu’elle met à réussir sa vie de mère, de femme, et je suis liée à elle par un indéfectible amour de soeur.

Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le RSS 2.0 Vous pouvez répondre, ou faire un trackback.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *