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Etre femme dans l’Eglise

18 avril 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog

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Inépuisable débat.
Beaucoup de femmes dans les églises, très peu de femmes influençant les grandes décisions de l’Eglise.
J’aimerais simplement apporter ma petite touche personnelle à ce vaste sujet de polémique.
Et pour clarifier tout de suite ma position personnelle, je précise que je ne suis pas favorable au sacerdoce des femmes. Pour moi, le problème n’est pas là.
Ce qui pose problème à mon avis, c’est que toutes les décisions concernant les grandes orientations de l’Eglise, la doctrine officielle, soient prises par des hommes, rédigées par des hommes, publiées par des hommes. Même s’il y a volonté de tenir compte de l’autre moitié de l’humanité, cela passera forcément par le filtre de l’esprit masculin. Même si les contributions des femmes théologiennes et engagées dans l’Eglise sont prises en compte, au final, ce sont encore des hommes qui discutent, synthétisent et décident.
Quelque chose est en train de changer, perceptible dans le discours du pape François qui semble bien conscient du manque de prise en compte du « génie féminin », selon ses mots.
J’aime beaucoup le lire et l’écouter. Je suis très heureuse que l’Eglise l’ait choisi à sa tête. Mais parfois, malgré tout, je reste songeuse. Quand il parle des femmes, je ressens qu’il ne les comprend pas tout à fait en profondeur. Et je pense que c’est une constante dans le clergé, qui « travaille » beaucoup avec les femmes en paroisse, mais qui pour autant, ne pourra jamais penser et ressentir à leur manière. C’est cela, à mon avis, qui manque le plus dans les grandes décisions ecclésiales. Penser et ressentir à la manière d’une femme. Parler et décider par expérience de la vie de femme.
Comment y parviendrons-nous ? Comment le clergé tout masculin fera-t-il place, à Rome par exemple, à l’avis, à l’expérience des femmes ? Quand les femmes seront-elles vraiment écoutées pour ce qui les concerne en premier chef ? Quand l’Eglise perdra-t-elle cette habitude de ne vraiment écouter, lire une femme que quand elle est passée dans l’autre vie depuis longtemps, et ne risque plus d’oser une parole subversive ?
Il n’est pas question de revendiquer un pouvoir, du moins à mon avis. Non, revendiquons plutôt une influence sur les grandes décisions. Car même si les femmes laïques sont très présentes dans les paroisses, au final, les décisions qui viennent de Rome sont – presque ? –  toujours finalisées par des collèges masculins.

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