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Ce chemin, l’amitié et l’Evangile

25 octobre 2015 | Publié par Véronique Belen dans Blog

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Coïncidence. Hier, j’ai pris mon appareil photo, et je me suis promenée sur ce magnifique chemin viticole aux couleurs chatoyantes de l’automne. Je me suis enivrée de beauté. J’ai contemplé le village noyé dans les vignes dorées, la forêt telle un tableau impressionniste à perte de vue, les maisons blotties entre les domaines striés et les toits fumant déjà.
J’ai pensé à une autre promenade sur le même chemin l’été de l’année dernière.
Nous nous étions croisées ici, sur ce blog, et elles sont venues chez moi. Deux larges sourires, deux personnalités chaleureuses, riches, deux amies avec qui partager quelques jours de plénitude. Nous nous étions promenées sur ce chemin, vert encore à cette saison-là. Anne tenait notre main. Nous étions ses yeux, nous tentions de lui décrire ce paysage grandiose, avec des mots trop pauvres, tout en lui signalant les pierres du chemin. Anne nous impressionnait par son aisance et par sa perception très fine de l’espace.
Je repensais à cette promenade-là, hier, en captant du regard et de l’objectif tous les reliefs et toutes les couleurs si chaudes de ce vignoble que j’aime entre tous.

Dans la soirée, je suis allée à la messe anticipée du dimanche, là, dans cette église blottie entre les ors et les rouges. L’évangile était celui de l’aveugle Bartimée qui supplie Jésus de lui rendre la vue. L’homélie qui suit est en général orientée vers notre cécité spirituelle et notre manque de foi pour demander la lumière de l’esprit au Seigneur.

Et moi je repensais à Anne, avec le regret de ne pas pouvoir lui partager mes photos de l’après-midi, mais aussi la certitude qu’elle ne souffre pas, et loin de là, de cécité spirituelle. Anne prodigue des soins au corps et à l’âme et beaucoup s’en trouvent bien. Elle nous avait partagé son voyage à Jérusalem par un album sonore surprenant mais fort instructif.

Je ne sais pas si Anne supplierait le Seigneur avec les mots de Bartimée : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » En tout cas, elle m’a appris comme il est précieux d’avoir des yeux qui regardent, et à quel point nos autres sens peuvent se développer quand on n’est pas fixé sur une image environnante.

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