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Bureau de la solidarité

31 juillet 2017 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Pendant presque une semaine, ma maison a grouillé de vie, de mouvement, de bruits de visseuse électrique, d’odeurs de peinture et de colle à papier peint, de coups de stress pour des gros meubles à déplacer, d’adieux à de vieilles choses entassées au garage, et aussi de rires, de conversations joyeuses, d’échanges de conseils et de compétences et même d’une chanson d’anniversaire.
J’ai été entourée comme jamais de bonnes volontés bénévoles pour transformer la petite chambre de mon fils parti depuis quelques années de la maison en un bureau fonctionnel qui me sera fort utile et agréable.
Emotion et rires d’abord en vidant et triant ses affaires d’enfant et d’adolescent avec lui, souvenirs en pagaille, redécouverte de jouets et figurines « collector », comme il dit. Il imagine la joie de certains de ses copains collectionneurs en les leur montrant. De mon côté, discrètement, je cache des jeux dans un petit recoin de mansarde que je destine, pleine d’espérance, à d’éventuels futurs petits-enfants.
Puis ce sont les gros travaux, démonter, déplacer, détapisser, redécorer… Je découvre en mon fils un bricoleur efficace et méticuleux et c’est source de joie : il tient de mon papa menuisier et toujours soigneux en tout ce qu’il fait. Moments riches aussi en partages et en conversations que nos rythmes de vie respectifs ne nous permettent pas toujours.
Et puis la maison voit passer amis et voisins, chacun y allant de ses meilleures compétences. Le beau temps est de la partie et les pauses sur la terrasse réconfortent les travailleurs acharnés.
Belle revanche sur la vie aussi, quand un jeune homme de mon voisinage qui a été, il faut bien l’avouer, un des élèves les plus difficiles de toute ma carrière, réassemble mon bureau d’institutrice et déplace plusieurs lourds cartons de manuels scolaires et de classeurs pédagogiques. Il le fait avec dévouement et application et c’est là comme un beau fruit d’années de patience et de larmes ravalées naguère pour le faire émerger de ses indicibles souffrances intérieures.
Quand je contemple maintenant mon joli bureau aménagé et encore bien rangé, je me réjouis de toute la solidarité qui a accompagné si généreusement mon projet de l’été.

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