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La parabole du semeur

22 septembre 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole : « Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l’ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu’il n’avait pas d’humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l’ont étouffé. Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple. » En disant cela, il élevait la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre.

Voici le sens de la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu ; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un coeur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance. »

Luc 8, 4 – 15

Quand on songe que cette parole du Christ a 2000 ans, on ne peut qu’être émerveillé. Elle est encore si actuelle ! Combien de nos contemporains ont reçu dans leur enfance la parole de Dieu, et l’ont abandonnée, soit découragés par les épreuves de la vie, comme si Dieu devait être la Sécurité Sociale du bonheur, soit lui préférant les plaisirs faciles et les petites compromissions avec l’égoïsme, l’orgueil, la convoitise, loin des exigences de l’Evangile ? La Parole a été semée, mais le grain n’a pas levé.

Je ne nie pas la lourde responsabilité de ceux qui ont porté des contre-témoignages. Mais je suis toujours étonnée que dans notre civilisation du libre accès à toute culture, où l’illétrisme est en grande partie éradiqué, il y ait encore si peu de curiosité pour les Ecritures. Car notre siècle souffre d’un mal nouveau : les jeunes générations ne sont plus évangélisées. Il y a une très grande méconnaissance du message évangélique. Nombreux sont ceux qui se cantonnent aux clichés véhiculés par les médias sur l’Eglise catholique. Dans notre pays apostat, on monte en épingle toute déclaration à caractère de morale familiale ou sexuelle, comme si la foi chrétienne se limitait à cela. Et pourtant, quand on connaît l’Evangile, ce sont des questions abordées, certes, mais minoritaires. Le message de Jésus concerne bien plus l’amour du Dieu de miséricorde et de justice et le total respect du prochain qu’un légalisme contre lequel lui-même ne cessait de s’ériger.

Cette absence de curiosité pour la vérité profonde de l’Evangile m’attriste. Je la vis moi-même au quotidien, dans mes affections les plus vives. Là, je me sens comme Jean-Baptiste, à prêcher en plein désert. A la différence que l’on ne vient pas à moi pour écouter ce que le Christ a réalisé dans ma vie. On sait que j’ai la foi, mais comme me l’a dit un jour une amie : « C’est une croyance. » Avec le recul de quelques années, je voudrais lui répondre : « Non, c’est une connaissance. »

Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l’espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Égypte.
Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours. Tu seras ma fiancée, et je t’apporterai la justice et le droit, l’amour et la tendresse ;
tu seras ma fiancée, et je t’apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur.
( Osée 2, 16 b. 17 b. 21 – 22)

Seigneur Jésus, donne-moi de semer ton Evangile, et que le grain tombe dans la bonne terre !

 

Image : Semeur au coucher du soleil  Vincent van Gogh

 

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