Site de Véronique Belen
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Frères, souvenez-vous qu’en ce temps-là vous n’aviez pas de Messie à attendre, vous n’aviez pas droit de cité dans le peuple de Dieu, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance, et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons accès auprès du Père, dans un seul Esprit. Et donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c’est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l’Esprit Saint la demeure de Dieu.

Éphésiens 2, 12-22
©AELF

Magnifique passage de saint Paul, qui me remplit de nostalgie de ce temps où il pensait que ceux qui appartiennent au Christ étaient unis pour toujours. Il s’est épuisé à rassembler païens et Juifs convertis à l’Evangile. Il a fallu pour cela dépasser la stricte observance de la loi de Moïse.
Ce qui me chagrine aujourd’hui n’est pas tant que la religion juive ait poursuivi son histoire. Je respecte profondément nos frères aînés dans la foi et trouve toujours à m’enrichir à leur contact.
Non, ce qui me peine le plus, c’est que des murs de haine se soient élevés entre chrétiens, que l’on ait pu s’entretuer entre chrétiens pour quelques différences de vues, que ce problème ne soit pas résolu par exemple en Irlande, qu’il demeure tant d’incompréhension et de méfiance entre catholiques, protestants, évangéliques et orthodoxes. Les gestes qui ont été posés entre le pape François et le patriarche œcuménique Bartholomée m’ont profondément réconfortée. Il y a là tout un chemin d’espérance qui s’ouvre. (suite…)

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Luc 11, 27-28

Voilà bien un passage d’évangile qui divise les catholiques et les autres chrétiens, et je le regrette.
Citons encore Matthieu 12, 46-50 :

Comme Jésus parlait à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »

Que l’on lise dans l’Eglise catholique l’un ou l’autre de ces textes, l’homélie qui suivra sera toujours orientée vers Marie, insistant sur le fait que c’est elle la première qui a écouté la parole de Dieu et qui l’a mise en pratique.
Cela est bien vrai. Marie, comme personne avant elle, a accueilli le Verbe de Dieu dans sa chair, et a passé toutes les années de la vie cachée de Jésus à méditer dans son coeur ce qu’elle apprenait des comportements et des paroles de son Fils.
Loin de moi l’idée de remettre ces vérités en question.
Mais à chaque fois que j’entends ces homélies, je reste sur ma faim. (suite…)