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Près du reliquaire

31 août 2019 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Un après-midi à Dijon en touriste. J’allais de rue typique en bâtiment remarquable, et de cathédrale en église.
Je pénètre dans l’église Saint Michel sans autre intention que de la visiter, d’en admirer les vitraux, de m’imprégner de son silence. Mais très vite, je remarque les panneaux nombreux évoquant sainte Elisabeth de la Trinité, une carmélite dijonnaise de la fin du XIXe – début du XXe siècle que j’affectionne particulièrement, auteure de la très belle prière « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore » et d’autres écrits dont je me suis nourrie il y a une vingtaine d’années. Elisabeth n’a vécu que jusqu’à 26 ans mais nous a laissé un admirable témoignage de foi et d’amour de Dieu.
Et dans l’église Saint Michel où elle reçut la première communion en 1891, une chapelle latérale lui est dédiée. Je ne le savais pas et cela a été pour moi une bien agréable surprise.

Atmosphère des plus recueillies dans cette chapelle, autour d’un beau reliquaire qui a été offert à l’église Saint Michel par les carmélites de France en 2016. J’ignore ce qui y est conservé de sainte Elisabeth de la Trinité, mais je m’assois là, émue. Non loin de moi, trois religieuses plutôt jeunes, aux regards purs, qui sont absorbées dans leurs prières. Je m’y plonge à mon tour.

C’est un peu étrange pour moi de demeurer près d’un reliquaire, je n’ai pas particulièrement ce genre de dévotion, c’est peut-être même la première fois que je me recueille ainsi près d’un tel objet. Finalement, son contenu m’importe moins que le sentiment touchant de me trouver dans l’église où Elisabeth priait et communiait dans une grande ferveur. Sa présence est là, palpable. C’est le moment de solliciter son intercession, au milieu d’autres pèlerins d’un instant qui viennent en cet endroit pour faire mémoire d’elle. Les bas-reliefs soigneusement dorés qui ornent la châsse représentent différentes scènes bien connues de la vie d’Elisabeth Catez, de son baptême à sa mort si jeune. Tableaux émouvants de l’existence toute simple et donnée au Seigneur de cette jeune fille au caractère entier.

J’ai envie de quitter l’église sur la pointe des pieds, tellement ce moment de proximité avec sainte Elisabeth de la Trinité aura été fort. Retourner dans l’agitation du monde, mais non sans avoir emporté avec moi des supports de prière en communion avec cette carmélite qui a fait oblation de sa vie il y a une centaine d’années, pour notre plus grand bien spirituel.

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