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Jolie rencontre pascale

16 avril 2017 | Publié par Véronique Belen dans Blog

La Vigile pascale dans ma vallée, comme chaque année, dans la chaleur et la lumière du feu au soir tombant, la flamme du cierge qui se transmet d’un fidèle à l’autre, les lectures qui toutes, annoncent le passage de la mort à la vie, la douce cohésion paroissiale autour de l’événement fondateur de notre foi… Je suis dans le même banc qu’un couple retraité de mon village, cette année ils sont accompagnés d’une belle jeune femme, je me dis qu’il doit s’agir de leur fille dont ils me parlent de temps en temps. Elle me sourit à plusieurs reprises et nous passons la célébration côte à côte, dans la joie et le recueillement. Au moment du geste de paix, son sourire se fait plus insistant : « On se connaît, tu ne ne me reconnais pas ? J’ai changé à ce point ?  » Et il faut qu’elle me dise son prénom pour qu’enfin je reconnaisse une jeune collègue qui a passé deux ans dans notre école il y a une dizaine d’années, elle a été la maîtresse bien-aimée de ma fille et de ses camarades de classe. Bien sûr que je la reconnais ! Je touche ses cheveux coupés au carré : « Tes cheveux !  » Je l’imaginais encore avec la cascade de boucles brunes qui lui tombait au creux du dos. On a envie de se prendre dans les bras. Moi aussi j’ai changé, et elle hésitait à m’aborder ! J’étais tellement persuadée qu’elle était la fille de mes amis paroissiens que je n’ai pas pensé un seul instant qu’ils pouvaient l’avoir accompagnée là au titre d’une catéchèse dont ils sont animateurs !
A la sortie de l’église, nos mots, nos souvenirs et nos nouvelles se bousculent dans nos bouches. Sa fille, que j’avais vue bébé, a maintenant 8 ans, et est l’aînée de trois enfants. Elle me parle de son sursaut de foi il y a deux ans, de son goût nouveau de pratiquer. Jamais je n’aurais pensé la retrouver dans ce contexte, nous qui n’évoquions guère notre foi dans l’école laïque. L’église se vide et nous nous bavardons encore, il y aurait tant de choses à se dire ! Elle se souvient bien de ma fille et écoute avidement les nouvelles de cette petite promotion de CM2 qui a maintenant 18 – 19 ans…
Il est tard, il faut se séparer. Mails échangés, promesse de se donner des nouvelles et de pouvoir maintenant parler de notre foi.
J’ai hâte de raconter cette belle rencontre à ma fille, qui en sera émue, j’en suis sûre !

Christ est ressuscité, alléluia !

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