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« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins » Actes 2, 32

17 avril 2017 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu,
il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
et il l’a répandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Actes 2, 32-33
Textes liturgiques©AELF

« Nous tous » !  Qui est, de nos jours, englobé dans cette formulation ?
Au minimum, il devrait s’agir des baptisés. Baptisés dans la mort et la résurrection du Christ Jésus, nous nous devons d’être ses témoins. Rêvons un peu : si le minimum de la foi du baptisé, c’était la résurrection du Seigneur Jésus, elle serait certes annoncée bien mieux qu’elle ne l’est de nos jours.
D’où vient la faiblesse de la foi de nos contemporains ? Je n’ai pas de réponse à cette question, seulement des hypothèses.
Peut-être que ce déficit de foi vient déjà du manque de conviction des parents qui présentent leurs enfants au baptême : certains le voient davantage comme une sorte de rite qui introduit l’enfant dans une famille, avec une fête à la clef, ou comme le sésame pour la première communion à laquelle ils vont les inscrire dans le même esprit. Et la plupart du temps, on ne voit ces enfants à la messe ni avant le jour de la première communion, ni après.
On ne peut incriminer les enfants, « l’éducation silencieuse » joue ici pleinement son rôle. Un parent qui ne confesse pas lui-même la résurrection du Seigneur, qui n’a aucune envie de lui rendre grâce en venant l’aimer au rendez-vous de l’Eucharistie transmettra difficilement la foi de vingt siècles de chrétiens qui nous ont précédés. Tout se passe comme si le baptisé d’aujourd’hui voulait volontiers de la vie après la mort, mais sans vivre, de son baptême à son enterrement, une vie de chrétien.
Disant cela, je ne suis pas seulement désappointée pour mon Seigneur ressuscité et vivant que je chéris tant et qui est si délaissé. Je crois surtout que les Ecritures sont en train de s’accomplir :

« Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerre. Attention! Ne vous alarmez pas: il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin.
Car on se dressera nation contre nation et royaume contre royaume; il y aura en divers endroits des famines et des tremblements de terre.
Et tout cela sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
Alors on vous livrera à la détresse, on vous tuera, vous serez haïs de tous les païens à cause de mon nom;
et alors un grand nombre succomberont; ils se livreront les uns les autres, ils se haïront entre eux.
Des faux prophètes surgiront en foule et égareront beaucoup d’hommes.
Par suite de l’iniquité croissante, l’amour du grand nombre se refroidira;
mais celui qui tiendra jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.
Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier; tous les païens auront là un témoignage. Et alors viendra la fin. »

Matthieu 6-14, TOB

Profondément, je pense, je crois que le temps de l’Eglise terrestre est presque accompli. Que ces vingt siècles depuis Jésus-Christ nous ont été donnés pour croire en son incarnation et sa résurrection. Et que le refroidissement de la foi des baptisés occidentaux n’est que le signe du retour tout proche du Christ dans sa gloire. Je suis une catholique qui ose l’affirmer, quand l’Eglise à laquelle j’appartiens est si timorée sur ce sujet. Pourquoi croire en une partie de l’Ecriture – celle qui corrobore la résurrection – et passer tout le reste sous silence ? Pourquoi demeurer aussi « mondain » et s’entêter à croire qu’il existe, hors du Messie, une solution aux maux ignobles du monde actuel ? Pourquoi refuser l’idée du retour du Christ dans sa Gloire, lui qui seul est capable de nous donner « une terre nouvelle sous des cieux nouveaux »?
L’important est de demeurer ferme dans la foi en la Parole du Fils de Dieu, qui ne passera jamais.
Je plains sincèrement tous ceux qui ne croient même pas en la résurrection.
Que feront-ils au dernier jour, quand ils ne pourront plus se dérober au regard de feu de notre Roi, devant lequel, tous, nous aurons à fléchir le genou ?

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3 commentaires

  • Claire says:

    Le Christ reviendra en gloire…A notre génération? Celle de nos enfants? De nos futurs petits enfants? Nul ne sait ni le jour ni l’heure…Et très probablement que cela sera comme un accouchement, ou comme un passage au moment de la mort, dépouillant et déstabilisant pour le moins..effrayant pour d’autres, réjouissant aussi pour ceux qui veillent leurs lampes allumées en guettant l’aurore tout en participant pleinement à notre monde…
    Maranatha…Viens Seigneur Jésus…

  • Eleison says:

     » Profondément, je pense, je crois que le temps de l’Eglise terrestre est presque accompli. Que ces vingt siècles depuis Jésus-Christ nous ont été donnés pour croire en son incarnation et sa résurrection. Et que le refroidissement de la foi des baptisés occidentaux n’est que le signe du retour tout proche du Christ dans sa gloire. Je suis une catholique qui ose l’affirmer, quand l’Eglise à laquelle j’appartiens est si timorée sur ce sujet. Pourquoi croire en une partie de l’Ecriture – celle qui corrobore la résurrection – et passer tout le reste sous silence ? Pourquoi demeurer aussi « mondain » et s’entêter à croire qu’il existe, hors du Messie, une solution aux maux ignobles du monde actuel ? Pourquoi refuser l’idée du retour du Christ dans sa Gloire, lui qui seul est capable de nous donner « une terre nouvelle sous des cieux nouveaux »?  »

    C’est exactement ce qu je crois aussi et je partage votre étonnement quant à la timidité de l’Eglise sur ce sujet. Mais peut-être l’Eglise craint-elle de miser sur la peur comme le font les Témoins de Jéhovah ? Ou craint-elle qu’une telle confirmation tuerait toute volonté d’action ? Je ne sais pas mais je sais qu’il existe l’autre risque que vous évoquez : celui de croire qu’il existe une solution terrestre à nos maux si profonds. Terrible dilemme pour l’Eglise !

    • Véronique Belen says:

      Merci Eleison, en général je suis très seule quand j’aborde cet article de foi !
      Les témoins de Jéhovah ont peut-être, en effet, coupé l’herbe sous les pieds de l’Eglise catholique sur le thème de l’eschatologie, mais attention, je ne défends absolument pas leurs positions ! Le mal est fait en tout cas : quand on aborde ces sujets, immédiatement les témoins de Jéhovah nous viennent à l’esprit.
      Or, pour ma part, dans l’Esprit et une relative fidélité au Magistère, je ne suis absolument pas millénariste, contrairement à eux. Si le Christ revient dans sa Gloire, il revient pour de bon, et je ne crois pas non plus en une « bataille d’Armageddon ». C’est l’homme, et lui seul, qui provoque et entretient les guerres, celles auxquelles nous assistons depuis toujours dans la souffrance. Qu’elles soient particulièrement cruelles ces deux derniers siècles, c’est un constat, c’est tout.

      Je ne crois pas non plus à une « restauration du paradis terrestre » pour quelques privilégiés. Ce que je crois, c’est que le fait de « tout quitter pour suivre le Christ » des religieux depuis des siècles préfigure ce que le Christ attend de nous à sa venue glorieuse. Contemplez cette Terre : en bien des endroits, c’est déjà un enfer, notamment pour les femmes et les enfants dans certaines contrées – nombreuses. Ce que je crois, c’est que l’humanité a à sortir de cette Egypte comme les Hébreux sortirent vers le terre Promise, mais que cette terre Promise est ailleurs qu’ici, ni en Europe, ni en Israël, ni nulle part sur Terre ! Dans un ailleurs que Dieu nous prépare.
      Dès lors, pourquoi avoir peur du retour du Christ en Gloire ? Il n’y a que de notre conscience que nous devons avoir peur, et de rien d’autre ! C’est sur Matthieu 25 que nous serons jugés !
      Et quant à ceux qui idolâtrent leurs possessions terrestres et leurs petits ou grands pouvoirs, eh bien, la Terre leur sera laissée ! Ils verront bien ce qu’elle sera, vide de tous les rachetés, paradis pour eux ou… enfer ?
      Voilà ma foi.



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