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Rencontre au bord du Rhin

26 mai 2017 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Du soleil plein les yeux. Des fleurs foisonnant dans un jardin. Des amis heureux de se retrouver dans une maison chaleureuse, surtout que l’occasion ne se présente que tous les quinze ans environ, on se demande pourquoi tant il est doux d’être réunis.
Je viens de passer deux jours charmants chez une grande – dans tous les sens du terme – amie allemande. Compte à rebours, et on réalise que cela fait trente ans que l’on s’est connu, le noyau des quatre, à l’occasion d’échanges franco-allemands d’instituteurs et d’une magnifique année passée dans la ville de Speyer, si belle et douce à vivre ! Il s’en passe des choses en trente ans ! Des mariages, des naissances, des constructions de maisons, des enfants qui grandissent et que chacun raconte maintenant dans ses études ou déjà son travail et sa vie de famille…
C’est long, trente ans, et pourtant l’amitié et la joie d’être ensemble affleurent là, comme alors dans l’enthousiasme de notre vingtaine, comme aujourd’hui dans la sagesse de notre cinquantaine. Notre hôtesse, un peu plus âgée que nous, nous reçoit de façon adorable dans son intérieur riche de sa belle personnalité et de ses doigts de fée. On parle français, on parle allemand, on bredouille parfois parce que l’aisance d’alors s’est un peu perdue, on sourit sans cesse, on rit aussi beaucoup. Une balade sous un franc soleil au bord du Rhin, majestueux, et les souvenirs remontent ; chacune, chacun à les siens, et on se plaît à se les rappeler les uns aux autres. Un vélo volé ? Tiens je ne me souvenais plus ! Une croisière sur le Rhin jusqu’à la Lorelei ? Tiens elle l’avait oubliée !
Tout de même, un souvenir inscrit dans l’histoire, et qui se joue quand nous vivons là justement, tous les trois : la visite du pape Jean-Paul II dans cette ville. On rit de s’en être un peu moqué à l’époque, indifférents à ce point blanc là-bas, au-delà d’une foule compacte. Jamais Speyer n’avait été aussi quadrillée de forces de l’ordre ! Ça ne s’invente pas, et on retrouvera toujours facilement trace de la date à laquelle nous avons vécu là-bas. Chacun, depuis, a tracé son chemin, celui que tout le monde peut voir socialement, et les chemins plus cachés aux replis de l’âme et du cœur. Une année qui fut en fait, pour tous, fondatrice. Une année que l’on ne peut oublier, et personne ne s’étonne que nos enfants soient tous devenus des globe trotters !

Oui, les voyages forment la jeunesse, élargissent l’esprit et conduisent à une plus grande tolérance interculturelle. Jeunes, ne vous privez pas d’aller étudier, travailler et voyager ailleurs !

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