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Un mois sans

28 novembre 2017 | Publié par Véronique Belen dans Blog

C’est ça, ça doit faire un mois.
Un jour je l’ai allumée, et puis rien. Ni image, ni son. Tiens, j’étais un peu contrariée sur le coup, ça devait être à l’heure du 20h, puisqu’il n’y avait de toute façon que là que je la sortais de son mutisme depuis un bon moment. Et rien. Ecran noir.
Bon, j’ai de nouveau tout éteint. Ça ne devait pas être la télé, plutôt un problème de réception.
Ma grande fille était là quelques jours plus tard : « Tu regardes mes branchements ? » (Parce que moi, j’ai mal au dos…)
Elle ausculte un peu tout et ne trouve rien d’anormal, mais bon, ça ne marche toujours pas.
Pas grave en fait, on ne regarde jamais la télé ensemble, elle et moi. Trop de choses à se dire.

Donc, ça fait un mois, et je n’ai pas essayé de la rallumer, si ça se trouve tout marche mais ça m’est égal. Car j’ai savouré ce mois-là. Ne pas voir toutes les horreurs du monde à 20 h, eh bien ça me repose l’esprit et tout le reste aussi. De toute façon, les horreurs du monde me sautent à la figure dès que je m’aventure sur internet. Bien malin qui voudrait y échapper, ne serait-ce que sur les réseaux sociaux.

J’ai un peu, un tout petit peu mauvaise conscience : il doit se passer des trucs pas très clean que j’ignore. Je n’arrive plus trop à comprendre pourquoi les gens s’échauffent comme ça sur les fils de commentaires. Je n’arrive plus non plus à saisir pourquoi on a le pire président de la République qu’on ait jamais eu ( c’est le cas pour au moins les trois derniers ou je me trompe ?). Je n’ai pas suivi le dernier truc qui nous empoisonne dans ce qu’on mange. Bientôt, d’ailleurs, il vaudrait mieux arrêter tout à fait de manger, ça résoudrait peut-être le problème qu’on a avec nos assiettes ces dernières décennies.

Voilà. Je suis comme en vacances, parce qu’habituellement, il n’y avait qu’en vacances que je me coupais à ce point de l’actualité.

Et finalement, il est où, le problème ? Je ne suis pas journaliste et je ne fais pas de politique, pas besoin de savoir tout ce qu’il se passe dans chaque recoin de la planète. Ce qui concerne mon métier m’arrive sur ma boîte mail au moins en triple exemplaire, ça suffira bien comme ça. Et j’ai cette chance de passer mes journées avec des enfants qui ont des préoccupations d’enfant. Ça peut avoir un avantage, de rester un peu à leur niveau, pour mieux les comprendre et les aimer. Je n’ai pas du tout l’habitude d’alimenter les conversations de comptoir. Et tout le reste, à la télé, me barbe profondément depuis longtemps. Rien qu’en zappant, j’ai parfois la nausée du consumérisme et de l’abîme d’ineptie des jeux et de la plupart des émissions.

Bref, ça fait un mois que je n’ai plus regardé la télé, et je m’en porte comme un charme. Les pieds enracinés au sol et le feuillage résolument tendu vers le ciel. Comme avant qu’elle n’existe.

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