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« Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. » Jean 16, 23

19 mai 2012 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.

J’ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L’heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c’est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m’aimez, et vous croyez que je suis venu d’auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

Jean 16, 23b – 28

A chaque fois que je lis cet Evangile, il résonne en moi d’une façon pressante comme une demande forte que Jésus nous fait aujourd’hui encore. Demander en son nom ! Il y a un avant et un après l’Incarnation du Christ. Avant lui, les Juifs avaient accédé à cette incomparable connaissance du Père. Passer du paganisme à la vénération du Dieu Unique. Croire dans les prophètes qu’Il avait envoyés. Scruter, méditer la Parole de Dieu dans la Torah. Voilà l’excellent terreau dans lequel Jésus a grandi.

Arrive ce moment décisif de l’Incarnation du Verbe. Ma foi chrétienne est très profondément enracinée dans la croyance en la conception virginale de Jésus par Marie. Non, le Christ n’est pas né de volonté d’homme, d’amour uniquement humain. Il a fallu le « Oui » de Marie. Et la Volonté du Père. Et Jésus est ce mystérieux fruit de l’amour de Dieu pour Marie et son Peuple élu, de l’amour de Marie pour son Créateur. Il n’y a pas là d’intervention d’un homme.

Je pense, et cela m’est personnel, que si l’Eglise au fil des siècles et surtout en ses débuts a tant insisté sur la virginité de Marie, c’est pour souligner que Jésus est vraiment le Verbe de Dieu, « sorti de Lui », et non un enfant des hommes au même titre que les autres. Souvent, je regrette que l’on dévoie le sens de la virginité de Marie. Je ne la conçois pas comme un état supérieur à la non-virginité des autres mères – comme si enfanter pouvait revêtir une trace de péché ! La différence n’est pas là. La vraie différence est en Jésus, qui n’est pas né d’un fils d’Adam, d’un fils de Caïn.

Je sais que ma perception de ce mystère est polémique. Je l’assume.

Il y a quelques années, j’ai vu un dessin humoristique dans la revue chrétienne « Panorama ». On voyait le Christ et Marie debout sur un nuage, Jésus un téléphone en main et le tendant à Marie : « Maman, c’est encore pour toi. »

J’ai trouvé un sens profond à cette blague amusante.

« Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. »

https://www.histoiredunefoi.fr/prieres/47-jesus-notre-sauveur

Image : Christ au Mont des Oliviers  Atelier colmarien, musée d’Unterlinden

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1 commentaire

  • Francia says:

    Oui j’aime Jésus comme Il dit là, je l’aime, je t’aime Jésus et Tu es parti chez notre Père, ainsi je crois sans hésitation que ce que je demande au Père en ton nom, je suis exaucé e car Dieu m’aime comme comme le père de l’enfant prodigue.
    Amen



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