Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï. Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : ‘C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les exterminer dans les montagnes et les balayer de la surface de la terre’ ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage.’ »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Exode, 7 – 14

Quand je lis ce passage de l’Exode, ou  Jérémie 1,16 :  « Ils se prosternent devant l’oeuvre de leurs mains », je ne peux m’empêcher de penser que ce reproche de Dieu à ses enfants est vraiment très actuel. Dieu a toujours dénoncé l’idolâtrie, or nous vivons à une époque plongée tout entière dans la vénération de faux dieux.

Je suis toujours pensive devant les images, par exemple, du salon de l’automobile. On déambule entre des voitures rutilantes, on s’extasie des modèles de luxe, on se presse autour du dernier prototype. On se gonfle d’orgueil devant le génie humain qui a fait naître ces merveilles. « Ils se prosternent devant l’oeuvre de leurs mains. »

Nous vivons à l’époque des « people ». (suite…)

Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas surpris ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » 

Jean 5, 17 – 30

 

En méditant l’Evangile de ce jour, je voudrais souligner cette parole de Jésus, qu’on occulte volontiers parce qu’elle dérange dans l’Eglise et le monde  d’aujourd’hui : « ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. »

Pour bien connaître le christianisme de l’intérieur, je ressens qu’il y a une grande frilosité de nos jours à reconnaître au Christ le pouvoir de juger. Ce passage est pourtant incontournable : Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger. (suite…)

http://www.diocese-alsace.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2658&catid=622&Itemid=21

 

Conférence de Mgr Jean-Pierre Grallet, à laquelle j’ai assisté et que j’ai trouvée très intéressante et revigorante. Elle est visible en vidéo ( environ une heure ) ou en document texte.

Le thème : « Avant d’évangéliser, laissons-nous évangéliser ».

 

Source : site Eglise catholique en Alsace

 

« Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions,

nous souvenant de Sion  » Psaume 136

Les mots me manquent…
Seulement un immense chagrin.
Et une grande communion de prière avec tous nos frères et soeurs juifs, les familles éplorées, toute la communauté bouleversée…

Image Nymphéas de Monet

C’est une constante dans l’histoire de Dieu et des hommes, ceux à qui Il se révèle en des intuitions profondes sont en général rejetés par la communauté des croyants comme des gêneurs qui viennent les pousser dans leurs retranchements. Le peuple de la première Alliance voulait bien observer la Loi de Moïse, pensant sincèrement par ce biais être « en règle » avec Dieu, mais quand survenaient les prophètes, ils subissaient toutes sortes de persécutions et ne parvenaient pas à faire passer leurs admonestations dérangeantes.

« Tu leur expliques toutes ces paroles  :  ils ne t’écoutent pas. Tu les appelles : ils ne répondent pas » nous dit le Livre de Jérémie ( 7, 27).

Qui, mieux que Jérémie, préfigure Jésus en son combat pour porter la parole du Père à un peuple « à la nuque raide » ?  Jésus accomplit bien plus de signes et de guérisons que les prophètes n’ont pu le faire avant lui. Mais au lieu de susciter l’admiration et l’écoute des plus observants des Juifs, il est accusé d’être « de Béelzéboul ». Eux se réclament de Dieu. Donc, dans leur logique, Jésus en qui ils ne veulent pas croire n’est pas de Dieu.

Gardons-nous de penser que parce que nous sommes chrétiens, nous sommes tous plongés dans l’Esprit Saint et la vérité tout entière, et que cette lourde erreur ne nous affectera pas. (suite…)