
« Mes pensées ne sont pas vos pensées
Et vos chemins ne sont pas mes chemins. »
Isaïe 55, 8
Au plus profond de ma foi chrétienne, infiniment sincère et en souci permanent d’authenticité, sans même éprouver le besoin de revendiquer une appartenance exclusive à l’une ou l’autre des Eglises et doctrines confessant Jésus de Nazareth comme Fils de Dieu et Sauveur, je m’appuye sur la totalité des Écritures et pas seulement sur le Nouveau Testament, et je m’efforce de relativiser quelque peu ce qui, dans ce Nouveau Testament, ne se trouve pas dans les quatre Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, les Actes des Apôtres rédigés par Luc ou l’Apocalypse selon Jean, car les différentes Épîtres, surtout celles que nous devons à Paul, contiennent indiscutablement autant « d’hommerie » ici ou là que les commentaires qui en sont faits depuis vingt siècles, bien sûr exclusivement par des hommes masculins jusqu’à récemment !
Je rebondis à ce titre sur ces magnifiques versets en Isaïe 55, 8, lus à la messe ou au culte aujourd’hui, dimanche 20 septembre 2026, et qui sont sublimes de Vérité :
« Mes pensées ne sont pas vos pensées
Et vos chemins ne sont pas mes chemins. »
Vous qui me lisez, ne vous arrive-t-il donc jamais de penser que l’Eternel – cité ici dans l’Ancien Testament par son Prophète Isaïe – soit radicalement au-dessus des pensées et manières de procéder terrestres, si longtemps imposées sans vergogne à l’humanité tout entière par sa moitié dominante, à savoir, les hommes de genre masculin ?
Ces mêmes hommes qui ont confisqué pendant presque vingt siècles les Écritures à l’autre moitié de l’humanité, en l’occurrence de genre féminin, pour pouvoir les interpréter subrepticement selon LEUR manière de penser à eux, bien masculine, pour ne pas dire parfois même phallocrate !
Continuez à me lire, Messieurs, en luttant contre votre agacement depuis les premières lignes de ce post, et en surmontant avec loyauté et courage votre répulsion spontanée à me prendre au sérieux, s’il vous plaît !
La politique de l’autruche, tout comme le déni de réalité, n’ayant par définition jamais éclairé ni sauvé personne…
Je m’érige ici contre une certaine théologie contemporaine, qui nous assène avec une insistance présomptueuse jusqu’à l’excès, que tout sera pardonné en Dieu comme par l’effacement instantané d’une ardoise, je ne dirai d’ailleurs pas « comme par magie », la magie étant de manière immémoriale objet de détestation pour l’Eternel !
Moi je vous dis, chers lecteurs et potentiels prédicateurs, que votre manière d’emboîter le pas à la mode actuelle du « Dieu pardonne tout, absolument tout ! » – cette affirmation récurrente est l’un des plus grands regrets que j’aie quant à l’héritage spirituel du pape François, outre ses errements rétrogrades et peu pertinents au sujet de la place et de la mission des femmes en Église et dans le monde – croire, confesser et enseigner cela s’origine en fait dans une faille narcissique, qui relève d’un égocentrisme masculin fréquent, et d’une certaine inquiétude des hommes, par solidarité de genre au sujet du salut de leurs semblables, très gravement pécheurs pour n’avoir pas maîtrisé des pulsions viriles potentiellement nocives pour autrui, et ce parfois jusqu’à commettre ces crimes abjects dont ils s’avèrent capables ou coupables :
Pédocriminalité, viol, meurtre consécutif à un viol, féminicide, meurtre crapuleux ou par règlement de comptes, organisation à grande échelle de narcotrafic et de proxénétisme, initiative de guerre d’invasion territoriale ou ethnique, crimes de guerre tels que le viol systémique des filles et des femmes du camp adverse, responsabilité ou mise en œuvre d’un génocide, par complicité et adhésion au projet d’éradication d’un groupe humain prédéfini, et encore complaisance ou propagande pour des intentions ou des pratiques génocidaires.
Autant de crimes extrêmes presque exclusivement masculins, très répandus de par le monde et même de plus en plus, et qui dépassent de beaucoup les situations peccamineuses auxquelles Jésus a été confronté du temps de son incarnation, et dans lesquelles nous le voyons en effet, dans les Evangiles, accorder son pardon aux pécheurs rencontrés.
Et de ce fait, il serait grand temps de ne plus ériger en pécheresses universelles la femme prostituée ou la femme adultère, qui, que je sache, ont eu un comportement de prostituée ou commis l’adultère au profit d’un ou de plusieurs hommes, non ?
En outre, leur faute à elles est seulement de s’être données, par vénalité, infidélité conjugale ou même par amour dans le cas de l’adultère, à un homme qui en a tiré son profit personnel et sa propre jouissance, mais elles n’ont pour autant pas tué, ni même fait objectivement de tort à personne, à part à l’éventuel mari trompé, de fait blessé dans son ego, car il s’estime « propriétaire » de droit du corps de cette femme !
Et Jésus de pardonner et de relever en Jean 8 une femme adultère, qui d’ailleurs fuyait peut-être un mari violent, ou auquel elle avait été possiblement accordée un jour en mariage hors de son propre consentement, qui sait ?
Ces pratiques de mariages forcés, évidemment au détriment des femmes avant tout, avaient bel et bien lieu en ces temps-là, et reviennent même tragiquement en force de nos jours, même pour des adolescentes voire des petites filles, en Afghanistan par exemple, et malheurement dans d’autres contrées encore !
Et de même quant à la prostituée :
Il serait à ce sujet intéressant, de nos jours, de connaître la proportion de prostituées « par libre choix », par rapport à toutes celles qui le sont par précarité économique et sociale, ou pour être tombées malgré elles, par naïveté ou encore une fois par pauvreté, dans des réseaux de proxénétisme qui font du profit sur le commerce abject du corps de toutes jeunes filles parfois même mineures, et de jeunes femmes perdues, que l’on drogue pour étouffer leur rébellion sous des viols répétés et parfois bestiaux, et entraver leur possibilité de fuite de cet enfer de la prostitution organisée… soit dit en passant, encore et toujours au profit sexuel ou financier d’hommes !!!
Certes, il existe des femmes proxénètes, et ce depuis toujours, mais dans la violence du monde actuel, je doute que même les « maquerelles » puissent se passer d’un souteneur viril assurant leur sécurité, avec muscles, réseau mafieux et armes de poing, et ce évidemment contre participation aux bénéfices de la traite du corps de ces malheureuses esclaves contemporaines parfois même séquestrées, et toujours sacrifiées aux pulsions sexuelles masculines…
A chacun de méditer ces lignes, en résistant à la tentation bien trop facile de les attribuer d’emblée à « mon hystérie féministe » !
Par contre, il est très frappant, dans les quatre Évangiles canoniques, que Jésus n’ait jamais été en situation d’accorder, ou non, le pardon de Dieu à une personne coupable de l’un des crimes extrêmes que j’ai listés dans le présent post :
Ni viol, ni pédocriminalité, ni féminicide, ni traite d’êtres humains, ni crime de type génocidaire…
Aucun exemple évoqué dans les Évangiles, ni aucune parole de Jésus recueillie à leur sujet !
Mieux vaut donc s’en tenir au Premier Testament et au Dieu d’Israël, pour y entendre quelque chose sur sa tolérance, ou non, à ce type de transgressions majeures aux dix commandements originels, et à défaut, on peut aussi se pencher sur tous les passages bibliques où Jésus lui-même a explicitement, dans certains cas, évoqué la Géhenne : ils ne manquent pas dans les Évangiles canoniques.
A l’ère des moteurs de recherche et de l’IA, rien de plus facile à retrouver et à compiler !
Et pour les plus paresseux en lecture biblique, un seul verset pourra aussi faire l’affaire et les édifier, à savoir :
Apocalypse 22, 15.
Et je rappelle à cette occasion que la Parole de Dieu ne peut être abolie, et qu’elle ne délivre ni mensonges, ni édulcoration de ses Volontés, et surtout pas pour encourager ou absoudre la quête effrénée de jouissance en ce siècle et au précédent, par domination sur autrui et virilité débridée, quitte à meurtrir ou même détruire psychiquement ou corporellement une personne devenue objet de plaisir égocentré voire sadique, et parfois jusqu’à ce que mort s’en suive !
Cette manière d’agir, hédoniste et narcissique, n’a strictement aucune source dans la pensée de Dieu,
et ne correspond jamais à Son chemin !
Accepterez-vous enfin un jour, Messieurs, qu’il y ait une différence entre l’âme et la perception de Dieu par les femmes, et cette manière immémoriale d’instrumentaliser Dieu, sa Parole et sa Volonté pour se justifier en tant qu’homme,
et s’accorder à soi-même une mansuétude que vous fantasmez en Dieu Trinité dans votre intérêt présent et futur,
mais qui ne correspond nullement à la réalité de son Etre avant tout profondément Juste ?
Connectée enfin au Web en 2004, je m’exprime publiquement depuis plus de deux décennies au sujet de ma foi chrétienne très profonde et affirmée, enracinée dans les Ecritures et la lectio divina monastique, nourrie et irriguée par mon oraison dans l’esprit du Carmel, la pratique dominicale régulière, très longtemps en paroisses catholiques puis plus récemment protestantes (luthérienne ou réformée), et j’aborde de manière récurrente le sujet de la miséricorde de Dieu, de sa réalité tout comme de ses limites, limites que la théologie contemporaine et le discours ecclésial convenu ont une très nette tendance à occulter ou carrément nier, et ce bien souvent au détriment de la Justice !
D’abord sur des forums de débats de foi, aujourd’hui presque tous disparus aux oubliettes du Web, puis sur mon propre site internet Histoire d’une foi créé en février 2012 – et j’en remercie encore du fond du cœur mon talentueux fils pour son professionnalisme et son dévouement ! – et parallèlement aussi sur les réseaux sociaux, essentiellement Facebook, je n’ai pas cessé de proposer des pistes de réflexion pour une remise en question des pratiques ecclésiales et des contenus doctrinaux qui posent problème depuis toujours, et de manière encore plus criante à notre époque, notamment quant à une certaine misogynie de fond, latente ou évidente dans absolument toutes les traditions religieuses !
Et fatalement, des hommes attachés à leur hégémonie de toujours en Église catholique ou ailleurs, haïssent depuis plus de vingt ans mes contributions sur le web, les dénigrent, me contrent à coups de doctrine, de magistère et de versets relevant de l’hommerie chez Paul, ou encore par tout autre moyen fomenté par eux, et parfois de concert, pour me faire taire s’il était possible :
me faire passer pour folle (procédé d’intolérance masculine très répandu et vieux comme le monde !), pour hérétique, me qualifier de « féministe hystérique », de contributrice émanant du diable, d’ennemie de l’Église voire carrément d’adversaire du Christ – et là je m’insurge vraiment, car il s’agit pour moi de la pire des accusations injurieuses, car totalement infondée, mensongère et même carrément blasphématoire ! – tout ceci dans le but de me ridiculiser aux yeux des autres contributeurs, voire de les empêcher le plus urgemment possible de me lire !
Ces messieurs – et les nombreuses femmes qui leur font écho, par allégeance tacite ou intéressée à leur pouvoir et à leur statut, jalousie spirituelle ou encore mimétisme – feignent ainsi de protéger la « saine doctrine », la foi catholique, l’autorité du pape voire Dieu Lui-même, alors qu’ils ne cherchent la plupart du temps, en me lapidant virtuellement sans relâche, qu’à préserver leur sacro-saint EGO, piqué au vif par mes arguments détonnants et subversifs !
Que l’église demeure bien au milieu du village,
Et tout discours de Vérité,
Prérogative exclusive du locataire du Vatican !
Mais moi je vous dis, Messieurs, que c’est en vain que vous bétonnez actuellement les interprétations magistérielles des Écritures, forcément d’origine masculine puisqu’élaborées exclusivement entre clercs, et que les signes des temps crieront à votre face et à la face du monde entier, là où vous avez sans cesse cherché à étouffer l’Esprit Saint, quand il surgissait en des femmes plutôt qu’en vous-mêmes !
Car Dieu jamais ne vous a été soumis !
Et Dieu jamais ne s’est reconnu en vos raisonnements, quand ils s’avèrent à tendance phallocrate ou misogyne !
Et même son Fils Jésus, pour homme d’aspect qu’Il ait été reconnu – le verset en Philippiens 2,7 le souligne avec pertinence dans le Nouveau Testament, et en cela au moins Paul a vu juste, et a su rédiger ce passage en faisant preuve d’une intelligence subtile – le Messie d’Israël n’a jamais manifesté, ni même été simplement affecté le moins du monde par ce péché foncier présent en bien des hommes, à savoir, une défiance envers les femmes, essentiellement et depuis les origines parce que leur corps risque de les tenter, et bien malgré elles le plus souvent – nous ne sommes pas toutes des séductrices, et loin de là, la beauté éventuelle de nos corps et de nos visages étant une grâce originelle et pas en soi un péché, c’est VOTRE regard qui peut s’avérer concupiscent, et pas notre simple apparence, si Dieu et nos parents nous ont conçues belles ! – et nous sommes plus que lasses de votre mépris pour notre âme, de votre suspicion de son infériorité quant à la vôtre, et de votre façon de nous considérer à vie comme mineures sur le plan spirituel, puisque nous nous retrouvons fatalement, au bout de toute chaîne ecclésiale catholique romaine, et ce même en tant que Mère Abbesse le cas échéant, soumises à l’obéissance à un homme, un clerc catholique a fortiori de genre masculin – confesseur, évêque ou pape – par une coercition institutionnelle de fait, mise en place jadis et conçue comme pérenne, non pas par la volonté du Père ni par celle du Fils, mais uniquement par la VOTRE !
Pierre, Paul ou Jacques, peu importent leurs prérogatives dans l’Eglise primitive et leur renommée posthume, n’ont été que des créatures masculines, potentiellement et même pour sûr porteuses « d’hommerie », et donc définitivement indignes à ce titre, de même que tous leurs semblables contemporains ou futurs, et dans quelque cadre ou fonction que ce soit, d’une présomption d’infaillibilité !
Et je pèse ici mes mots.
Pourquoi à votre avis a-t-il fallu presque mille ans, avant que l’Église ne reconnaisse officiellement l’éminence du discernement spirituel et des dons de l’Esprit de Dieu en Hildegarde de Bingen par exemple ?
Vous allez me répliquer :
« Mais enfin, elle est Docteure de l’Église ! »
Oui en effet, depuis 2012 grâce à Benoît XVI, soit 833 ans après sa mort, laissez-moi rire !
Et il s’est écoulé autant d’années pour qu’elle soit enfin canonisée, en 2012 aussi, sous l’impulsion de ce même pape allemand, Josef Ratzinger, alors qu’il n’avait fallu au Moyen-Âge que 65 ans pour qu’elle soit béatifiée, sous le pape Innocent IV !
Hildegarde la très Grande, que jamais aucun pape n’a pu ni ne pourra égaler en matière d’inspiration spirituelle, n’est en fait plus très dangereuse, pour des clercs jaloux de leur hégémonie, presque 900 ans après son Scivias, et tant d’autres merveilles que l’Esprit Souverain lui a inspirées directement, sans aucune médiation cléricale masculine !
Comme le montre l’enluminure médiévale illustrant cet article, un moine écrivait sous la dictée de la moniale bénédictine Hildegarde divinement inspirée, et non l’inverse !
Voilà une vérité que Rome glisse précautionneusement sous le tapis, avec bien d’autres encore !
Heureusement pour le Vatican, Hildegarde de Bingen au XXIe siècle n’est plus très subversive au cœur de l’Église, puisque même en Allemagne, on s’intéresse de nos jours bien davantage à ses recettes de tisanes ou à ses fabuleuses partitions musicales qu’à ses visions mystiques…
Et d’ailleurs, Dieu a su ce qu’il faisait en suscitant Hildegarde au Moyen-âge, une période de l’histoire où l’Église s’est révélée moins obtuse que de nos jours, puisque son œuvre a pu parvenir jusqu’à nous, et que cette femme consacrée dans la spiritualité de Saint Benoît, tout comme ses écrits, ont même été pris plutôt au sérieux déjà en son temps.
Par contre, une Hildegarde née aux XXe ou XXIe siècles, et qui se serait révélée pareillement inspirée par l’Esprit Saint, mais vraisemblablement en symbiose avec les enjeux de l’histoire contemporaine, car Dieu, quand Il désire se faire entendre à une époque donnée, s’inscrit toujours dans l’aujourd’hui du monde, cette Hildegarde-là aurait subi à n’en pas douter la violence d’être extraite manu militari de son couvent, pour un simple soupçon pernicieux de son confesseur, prompt à manigancer aussitôt contre elle avec la Mère supérieure – car oui, la jalousie spirituelle est aussi à l’œuvre entre femmes, et parfois puissamment – jusqu’à en référer à l’évêque du lieu soumis comme il se doit à l’autorité du pape !
Et un pape du XXe siècle aurait eu d’autres chats à fouetter que de se pencher sur les inspirations mystiques et les prophéties de notre Hildegarde, par exemple gérer les mariophanies spectaculaires poussant ici et là comme des champignons, et attirant aussitôt des foules compactes avides de sensationnel !
Et donc, la majorité des délégués du Vatican réputés aptes à discerner les esprits auraient déjà été accaparés par le devoir urgent d’examiner ces phénomènes-là, certains leur paraissant d’ailleurs franchement séduisants, appétissants en fruits ecclésiaux potentiels, et même possiblement lucratifs à long terme !
Que d’attraits !
Les experts en mariophanies ne sont hélas visiblement pas très avertis de la prédominance, en milieu fongique, des champignons vénéneux voire hallucinogènes.
C’est là leur moindre défaut !
Et voici donc, en synchronicité regrettable, notre Hildegarde conduite d’autorité à l’hôpital psychiatrique, moquée par le psychiatre des admissions et l’infirmier-maton, car entendre parler ici de Dieu, du Diable et de l’Esprit de Vérité les fait tous deux bien rigoler !
*Nota Bene :
Hildegarde est née cette fois-ci en République Française laïque, et même très très laïque…
Pas de bol pour elle, mauvaise pioche !
Dieu ne devait pas plus disposer d’un GPS, quand l’esprit de cette Hildegarde-là fut parachuté au-dessus d’une maternité d’Europe, que le commun des mortels, alors encore en attente de ce progrès technologique providentiel pour tous les infirmes du sens de l’orientation…
(Je ferme la parenthèse.)
Psychiatre et infirmier-maton se rallient donc tous deux promptement aux dénonciateurs ecclésiaux, qui réclament avec assurance et détermination, pour cette illuminée de sœur Hildegarde, un diagnostic de délire mystique aggravé et son internement immédiat, assorti d’une prescription de neuroleptiques à hautes doses et de préférence en injections, pour ne pas prendre le risque qu’elle recrache les précieux comprimés de psychotropes, destinés à l’empêcher une bonne fois pour toutes de rédiger ou de diffuser son Scivias à elle !
Et une fois gavée de neuroleptiques à vie et discréditée pour toujours dans son couvent – si toutefois la Mère supérieure ne l’a pas d’autorité jetée dehors – dans l’Église et aussi dans le monde, peu importe finalement si Hildegarde reçoit encore des inspirations divines par la puissance de l’Esprit Saint, car après son incarcération arbitraire en psychiatrie, l’humble chrétienne enseignée naguère par Dieu ne sera plus qu’un vase d’argile destiné aux usages domestiques ou même vulgaires, à moins d’avoir été complètement brisé contre les murs blancs de l’asile à fous.
Conclusion, adressée en priorité à messieurs les baptisés catholiques, et à tous les ordonnés en cette Église :
Non, les chemins de Dieu ne sont définitivement pas VOS chemins !
Par contre, il se pourrait fort bien qu’ils soient assez subtilement reflétés dans les voies spirituelles de Marie de Béthanie, Marie de Magdala, Hildegarde de Bingen, Hadewijch d’Anvers, Catherine de Sienne, Jeanne d’Arc, Thérèse d’Avila, Elisabeth de la Trinité ou encore Édith Stein /Thérèse-Bénédicte de la Croix, que j’abrite toutes en mon cœur comme mes saintes préférées et inspiratrices personnelles de prédilection !
J’ai oublié Marie de Nazareth dans ma liste ?
Pas du tout, je garde juste la meilleure pour la fin :
Voici une toute jeune fille, visitée par l’Ange Gabriel il y a 2000 ans en sa solitude, alors vierge, et de foi et de tradition familiale juives mais éminemment libre, qui a donné au Dieu d’Israël son acquiescement inconditionnel et ferme, en réponse à l’invitation qui lui fut exprimée par le Messager divin de porter en son sein le propre Fils de l’Eternel de la Torah !
Vertigineux !
Et Marie a pris sa décision éminente, salvatrice et irrévocable en offrant au messager de Dieu son FIAT, sans avoir le moins du monde cherché à solliciter au préalable l’avis, et encore moins la permission, d’aucun homme de son entourage proche :
ni père, ni fiancé Joseph, ni même le gardien de leur synagogue !
Un « Oui » porteur de rédemption, offert gratuitement par Marie au Créateur, en tout abandon à Sa Volonté et en écho à la confiance même de son Seigneur en elle, et ce hors de tout cadre religieux rituel et de toute médiation masculine !
C’est ainsi que procède l’Éternel, quand l’enjeu est si crucial qu’Il ne peut pas se permettre de voir son projet pour l’humanité ajourné, voire contrecarré par l’orgueil intrinsèque et la jalousie spirituelle instinctive du glaiseux !
Jalousie foncière de l’homme depuis Caïn assassinant son cadet Abel,
Abel qui bénéficiait de fait d’une prédilection du Créateur !
D’ailleurs parfois, je m’interroge sur le genre d’Abel dans cette histoire de meurtre originel…
Abelle peut-être ?
Qui sait !
19 septembre 2026
Illustration : Hildegard von Bingen dictant ses visions au moine Volmar