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La figure d’Abraham

31 juillet 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog

La vie, surtout ma vie de foi, et ce site depuis six mois m’ont donné des amis qui n’étaient pas a priori destinés à le devenir. Parce que notre différence d’âge aurait fait paraître incongrue une possibilité d’amitié. Parce que le quotidien seul et les distances géographiques ne nous auraient pas permis de nous rencontrer pour une relation amicale. Je pourrais ajouter cet article à la suite des « amitiés spirituelles », mais je voudrais ici appuyer mon hommage à ces hommes de foi qui ont trente à quarante ans de plus que moi, et dont la sagesse me met du baume au coeur jour après jour. Parfois, quand je ne suis comprise par personne, eux sont là qui cherchent à saisir l’indicible et me réconfortent.

André, je te cite le premier, tu m’as déjà tellement apporté par ta foi vécue, le témoignage de ta fidélité à ton épouse jusqu’à son dernier souffle, ton courage de remettre en question des énoncés de croyance qui pourraient être inébranlables après toute une vie à les avoir reçus comme tels et indiscutables, ton respect toujours, cette manière d’aller voir au fond des choses, au-delà des apparences et des catégories que le monde d’aujourd’hui est si prompt à ériger autour d’une personne, comme une cage de verre.

Père Jeuge, mon oncle d’adoption, qui me dit toujours sans fard ce qu’il pense, qui me bouscule et me console à la fois, qui prend mon amitié sans méfiance et sans étonnement, qui se réjouit simplement d’un mot, d’une attention, qui est entré dans ma famille par une porte virtuelle mais auquel j’y accorde une vraie place, qui m’a plongée dans l’angoisse quand la maladie a failli nous le ravir… Toujours dans ma prière et mon affection, j’ai demandé au Seigneur de ne pas me le prendre déjà, je sais que j’ai encore de beaux échanges à vivre avec lui. Remettez-vous vite !

Il y a frère Rouin aussi, qui est déjà reparti vers le Seigneur il y a cinq ans, nous ne nous sommes jamais rencontrés, je ne connais absolument pas les traits de son visage, mais quelle âme magnifique j’ai découverte en le lisant, quelle perfection dans le respect de la règle de Saint Benoît, quelle beauté de coeur qui n’avait d’égale que la beauté de son écriture ! Le lien n’est pas rompu, pour moi il a seulement changé de choeur…

Pour le relayer, celui dont j’espère ardemment qu’il restera mon accompagnateur spirituel, je ne dirai rien de lui, de crainte de blesser sa si grande humilité…

Et j’ai tout sujet de rendre grâce à Dieu quand je vois quel excellent serviteur de l’Evangile il a placé à la tête de mon diocèse.

Enfin, ce n’est pas un ami mais bien plus, c’est mon papa, que je vois se sanctifier jour après jour dans son veuvage, devenir plus doux, plus patient, plus à l’écoute, plein d’amour pour toute sa descendance déjà nombreuse…

Merci Seigneur pour tant de figures d’Abraham que tu me donnes de rencontrer dans cette vie !

 

Image :   Le sacrifice d’Abraham et de Melchisédech    Crypte de la cathédrale d’Anagni, Italie

 

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1 commentaire

  • André BONDU says:

    Véronique, si je t’ ai apporté quelque chose et si je continue à le faire, réjouissons-nous et remercions le Seigneur, car c’ est LUI seul qui nous comble en se servant des pauvres moyens qu’ ll a sous la main. Je ne me glorifie de rien, car je connais trop les nombreuses faiblesses de ma pauvre vie. Et je suis émerveillé que le Seigneur puisse se servir d’ un mauvais outil comme moi !
    Moi, je dois tout à  » L’ Histoire d’ une âme » de la petite Thérèse, que j’ ai connue, à 14 ans, grâce à une tante religieuse. Vivre dans la confiance et l’ abandon à l’ Amour miséricordieux du Père, ce n’ est pas toujours facile, mais c’ est finalement très confortable et çà aide toujours à se relever. Et puis, il y a peu, j’ ai connu
     » L’ Histoire d ‘une Foi « , et çà m’ a beaucoup apporté », un bon coup de fouet… une fois encore….
    Alors nous sommes quittes et … donnons-nous la main.
    Je t’ embrasse.
    André.



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