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« Celui à qui le Fils veut le révéler » Matthieu 11, 27

13 juillet 2016 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Jésus guérit un lépreux

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Matthieu 11,25-27
©Evangelizo.org 2001-2016

Depuis que je tiens ce blog, et même avant, j’ai pu constater que ceux qui cherchaient Dieu de manière intellectuelle, philosophique, rationnelle, souvent, ne le trouvaient pas. Ils nous mitraillent de questions et ne veulent pas forcément entendre les réponses si elles ne sont pas argumentées. Ar-gu-men-ter ! C’est bien la tentation omniprésente de notre époque. Trouver une explication à tout. Raisonner. Démontrer.
Souvent, face à de tels esprits, je me sens bêtement désarmée et incompétente.
Je n’ai jamais eu l’esprit scientifique, alors démontrer ma foi !
C’est d’ailleurs un non-sens.
Méditons plutôt cette page d’évangile. Tout y est dit !
Dans la quête de Dieu, il n’y a pas une personne qui raisonne et réfléchit et rien en face. La foi, c’est une question de relation. C’est accomplir un saut à un moment donné, sortir de la défiance pour entrer dans la confiance. Pas d’abord la confiance en soi, non, la confiance en l’Autre : en Dieu lui-même. Tenter comme un pari fou : « Je veux essayer de croire en toi. » Tenter la prière, même quand on ne peut pas savoir si elle aboutit ni où elle aboutit. Se dépouiller de soi pour aller à la rencontre du Tout Autre. Demander plutôt « Qui es-tu ? » que « Existes-tu ? »

Nous avons, dans cette quête, un merveilleux médiateur : le Fils. Une des trois Personnes de la Trinité, incarnée dans notre chair. Qui, mieux que lui, peut comprendre nos doutes et nos interrogations ? Il a vécu l’humanité, il sait très bien de quelle pâte nous somme faits.

Mais notre quête requiert aussi une part d’humilité : accepter que ce soit Lui, et non notre volonté propre, qui nous révèle le Père. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. Dieu peut être plus exigeant avec une âme qu’avec une autre, la laisser longtemps dans le doute, et puis vient le moment favorable, quand le Fils en aura décidé ainsi : il nous révèle alors le Père. Bienheureux sommes-nous si nous étions en état de veille, à attendre l’étincelle propre à illuminer notre âme !

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