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« Ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur » Philippiens 3, 8

7 novembre 2018 | Publié par Véronique Belen dans Méditations bibliques

Frères,
c’est nous qui sommes les vrais circoncis,
nous qui rendons notre culte par l’Esprit de Dieu,
nous qui mettons notre fierté dans le Christ Jésus
et qui ne plaçons pas notre confiance dans ce qui est charnel.
J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons
de placer ma confiance dans la chair.
Si un autre pense avoir des raisons de le faire,
moi, j’en ai bien davantage :
circoncis à huit jours,
de la race d’Israël,
de la tribu de Benjamin,
Hébreu, fils d’Hébreux ;
pour l’observance de la loi de Moïse, j’étais pharisien ;
pour ce qui est du zèle, j’étais persécuteur de l’Église ;
pour la justice que donne la Loi, j’étais devenu irréprochable.
Mais tous ces avantages que j’avais,
je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.
Oui, je considère tout cela comme une perte
à cause de ce bien qui dépasse tout :
la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.

Philippiens 3, 3-8a
Textes liturgiques©AELF

On ne méditera jamais assez les extraits de l’Epître aux Philippiens donnés à la lecture ces derniers jours en Eglise.
Le passage ci-dessus résonne en moi avec une actualité saisissante. Je pourrais tout-à-fait le mettre en parallèle avec ma vie.
Souvent, on m’a reproché de ne pas être une bonne catholique. Je pourrais, comme Paul que l’on accusait de ne plus respecter la Loi de Moïse, m’indigner que l’on fasse si peu de cas de ma foi qui puise ses racines les plus profondes dans le catholicisme.
Ainsi, je peux en énoncer les bases : baptisée catholique à quinze jours, lorraine et d’origine rurale comme Jeanne d’Arc, catholique, fille et petite-fille et plus loin encore de descendance catholique par mon père et par ma mère, munie de tous les sacrements de l’Eglise hormis le mariage et l’Ordre, je n’ai rien remis en cause jusqu’à mes 18 ans, j’étais même une pratiquante très fervente, puis, dans le doute et sous influence, je suis devenue un temps « bouffeuse de curé » comme il convient dans le milieu Education Nationale.

« Recommençante » à la trentaine, je suis revenue avec conviction et grande fidélité vers l’Eglise de mon baptême. Mais là, j’ai compris que mon expérience mystique, ma connaissance intime et poussée du Christ Jésus mon Seigneur et véritable Epoux n’étaient pas les bienvenus dans certains sérails catholiques. On me renvoyait encore et encore vers le catéchisme et la tradition. On me répétait inlassablement que ma foi n’était pas « la foi de l’Eglise ». On allait jusqu’à mettre en doute l’ardente flamme de ma vie mystique. J’en ai profondément souffert. Un temps.

Le Seigneur n’abandonne jamais qui se confie véritablement en Lui, et qui cherche à vivre en grande authenticité sa Parole consignée dans l’Evangile. Aujourd’hui, je ne crains plus le jugement des hommes d’Eglise. Je peux débattre avec les plus ardents défenseurs de la doctrine sans être ébranlée dans ma foi et mon amour du Christ Jésus. Je continue à pratiquer en Eglise catholique, très fidèlement, mais si on me juge ici ou là comme hérétique, je poursuis mon chemin de découverte des vérités ultimes de Dieu sereinement, à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.

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