Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

1Co 11, 23-26

Aujourd’hui, Jeudi Saint, c’est la grande fête de l’institution de l’Eucharistie. Je voudrais dire toute l’importance que ce sacrement a pour moi.

Enfant, j’ai reçu la première communion avec une très grande foi. Et comme je suis allée à la messe presque tous les dimanches jusqu’à mes 18 ans, j’ai continué à communier toutes les semaines, sans toujours mesurer ce que cet acte  m’apportait, mais en tout cas j’y ai toujours discerné la présence réelle du Seigneur et je grandissais dans une foi sereine.

Sont venues les années du doute et je n’ai plus pratiqué,  quand je me trouvais à une messe pour des raisons familiales, je ne communiais plus, ne voulant pas galvauder un sacrement qui n’emportait plus l’adhésion de ma foi. Et ma foi s’est étiolée de plus en plus. (suite…)

Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus.
La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire.
Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble. Quelqu’un a-t-il une accusation à porter contre moi ? Qu’il s’avance ! Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me condamnera ?

Isaïe 50, 4-9a

Comme je l’ai raconté dans mon témoignage, à partir de 2000 et pendant quelques années, j’ai eu une correspondance avec un moine bénédictin de l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, que j’avais connu comme étant le rédacteur de méditations bibliques que publiait le magazine Panorama. Ces méditations nourrissaient profondément ma foi, me parlaient d’une façon tout à fait saisissante, et pour cette raison j’avais voulu entrer en contact avec leur rédacteur. Quand j’ai reçu une première lettre de lui, j’ai été émerveillée : non seulement il  me comprenait en tous points à une période très difficile de ma vie, mais encore je découvrais une calligraphie magnifique, la plus belle écriture qu’il m’ait jamais été donné de voir ; j’ai gardé toutes ses lettres comme des parchemins précieux de moine copiste. Ce bon et humble moine est entré dans la paix du Seigneur en 2007 sans que nous ne nous soyons jamais rencontrés. Mais son souvenir et l’ardeur de sa prière sont plus vivants en moi que n’auraient pu l’être ceux d’une personne rencontrée « des yeux de la chair ».

En ce Mercredi Saint, je voudrais lui rendre hommage en publiant ici sa méditation du 19 avril 2000, qui était aussi un Mercredi Saint de l’année B, comme cette année.

« Je n’ai pas protégé mon visage »

Nous cherchons le vrai visage de Dieu, son visage de gloire. Et voici, d’une scandaleuse hardiesse, la réponse de la Parole divine : le serviteur n’est pas la réponse de Dieu à la question du philosophe ; il est la réponse personnelle que Dieu adresse au coeur de tout homme. Invraisemblable paradoxe : c’est à travers un visage d’homme défiguré, ridiculisé, livré aux outrages et aux crachats, – un visage sans visage -, que se révèle à nous la face du Dieu vivant. Mais s’il est ainsi abandonné à la trahison et à la malice des hommes, s’il est ainsi totalement dépossédé de lui-même, dans la souffrance et dans la mort, c’est parce qu’il était pure écoute de la Parole de Dieu, disponibilité absolue à la Volonté de Dieu, pure relation filiale à son Père. En se livrant ainsi, il nous révèle à cet ultime niveau de profondeur le mystère de l’Amour gratuit, et la Gloire de Celui qu’on ne peut voir sans mourir. Il nous révèle ainsi à quelle expropriation de nous-même nous devons nous offrir pour nous ouvrir à la plénitude du mystère de Dieu. Il nous apprend surtout qu’il est infiniment proche, et que nous pouvons l’atteindre et faire l’expérience de sa Présence, partout où il y a une souffrance, une humiliation… Nous pourrions aujourd’hui, à la lumière du visage du Christ défiguré, apprendre à regarder et à aimer tout homme.

 

Image : La sainte Face    Fra Angelico

Jean 12, 1 – 11

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu’il avait ressuscité d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu’il se préoccupait des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l’on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu’elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

 

Une méditation, source : catholique.org

http://viechretienne.catholique.org/meditation/40575-l-039-onction-de-jesus-a-bethanie-avant-la

 

1. Quelques jours avant sa mort, Jésus se trouve chez ses amis, Lazare, Marthe et Marie, dans cette maison dans laquelle il était venu plusieurs fois venu se reposer. En nous présentant cette scène de l’onction de Jésus par Marie, l’Evangile nous donne un exemple d’amour, qui est le commandement le plus important que Jésus nous a donné. Avec ce parfum, c’est un grand amour que montre Marie pour Jésus. Elle a pris le meilleur parfum qu’elle avait, et elle le verse sans réserve sur les pieds de Jésus. Elle donne ce qu’elle a de mieux à Jésus, et elle le donne sans limite. Dieu mérite tout notre amour. Lui qui nous a tout donné, il mérite que nous lui donnions le meilleur de nous-mêmes. Le véritable amour ne pense pas à ce qu’il perd, mais à ce qu’il donne à celui qu’il aime. Quelle place laissons-nous à Dieu dans notre vie ? Qu’est-ce qui est le plus important pour nous ? (suite…)

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : ‘Vous deviendrez libres’ ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n’a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d’Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Abraham n’a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père.» Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n’avons qu’un seul Père, qui est Dieu. »
Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

Jean 8, 31 – 42

Je ne sais pas si nous mesurons toujours la souffrance de Jésus de n’avoir pas été reconnu par les autorités religieuses de son temps. Ceux-là même qui connaissaient la Loi et les Prophètes sur le bout des doigts n’ont pas fait le rapprochement entre sa Parole et la Parole du Père. Alors qu’il était le Verbe incarné. Alors que les Prophètes et les Psaumes l’annonçaient de multiples façons. Ceux qui avaient dédié leur vie à l’étude de la Torah, qui savaient disserter des heures sur tel ou tel aspect de l’Ecriture, n’ont pas reconnu le Fils de Dieu quand il s’est manifesté, qu’il a annoncé la Bonne Nouvelle aux foules, et qu’il a été exaucé par le Père de toutes ses demandes de guérisons physiques et spirituelles. Tant de sainteté était insupportable aux yeux de ceux qui se considéraient comme propriétaires de la révélation divine.

Je ne suis pas sûre que les deux millénaires suivants aient été exempts de la même erreur. (suite…)

Voici le message de Mme. ‘Hava (Eva) Sandler, épouse du rabbin Yonathan et mère d’Arye et Gavriel de Toulouse :

Mon cœur est brisé. Je suis incapable de parler. Il m’est impossible d’exprimer l’immense et dévorante douleur engendrée par l’assassinat de mon cher mari, Rav Yonathan, de nos fils, Aryeh et Gavriel, et de Miriam Monsonego, la fille du dévoué directeur d’Ozar Hatorah et de son épouse, le Rav Yaakov et Mme Monsonego.

Puisse personne ne jamais avoir à endurer une telle détresse et une telle souffrance.
Parce que beaucoup d’entre vous, mes chers frères et sœurs en France et partout dans le monde, demandent ce que vous pouvez faire pour moi-même, pour ma fille Liora et pour les âmes de mes chers mari et enfants, je pense que, aussi difficile que ce soit pour moi, il est de mon devoir de répondre à vos sollicitations.

Mon mari avait voué sa vie à l’enseignement de la Torah. Nous sommes retournés dans son pays natal pour aider les jeunes à apprendre la beauté de la Torah. Il était vraiment un homme bon, aimant, généreux et désintéressé. Il était sensible à toutes les créatures de D.ieu, toujours à la recherche de moyens pour révéler la bonté chez les autres. (suite…)