Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

Christ Pantocrator

Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Moi, je suis le rejeton, le descendant de David, l’étoile resplendissante du matin. »
L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu’il dise : « Viens ! » Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement.
Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

Apocalypse 22,12-14.16-17.20
©Evangelizo.org 2001-2016

Amen ! Viens, Seigneur Jésus !
Souvent, j’ai le sentiment de pousser ce cri en plein désert. Même en Eglise. Qui attend vraiment la venue du Seigneur Jésus ?
Un prédicateur catholique dira qu’il ne cesse de venir, en particulier dans l’eucharistie. C’est vrai. Mais là n’est pas le terme de la révélation de Jean.

Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

Il y aura une fin de l’Eglise terrestre. L’Ecriture ne peut mentir. La liturgie non plus. (suite…)

19_Icone Russe_La trinité catechese.free.frListeImages.htm La Trinité Jn 20 Russie, 19s

Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Jean 14, 23-29
©Evangelizo.org 2001-2016

Dans ces quelques lignes, je retrouve l’énoncé exact de toute ma foi, je dirais même, de toute ma vie, au risque de m’attirer encore et encore des jalousies spirituelles.
Que la Parole du Seigneur est limpide quand on l’aime, Lui, et qu’on prend ses mots comme moteurs d’une vie !
La Trinité sainte est là tout entière, dans ces quelques phrases de Jésus. Son Père, plus grand que lui – oui, je le crois, même si certaines théologies le démentent – le Christ étant le Roi de notre cœur, à nous chrétiens, celui qui a porté la Parole du Père. Et même si cette parole n’est pas acceptée par tous, le Père demeure, aussi, le Dieu des autres croyants.
L’Esprit saint n’est pas la propriété privée des chrétiens, même si nous le recevons d’une manière particulière par les sacrements du baptême, de la confirmation, de l’Ordre. Le pape François disait un jour, très justement « L’Esprit saint ne peut être mis en cage », et je le crois profondément. Souvent, nous recevons des étincelles de l’Esprit de la part de personnes qui ne sont pas chrétiennes ou même pas croyantes. L’Esprit est souverainement libre et se donne à qui il veut, comme il veut. Je dirais, en forme de boutade, que le Fils est le plus chrétien des trois, lui qui a grandi pourtant dans la tradition juive ! Ce qui devrait nous ramener, nous chrétiens et en particulier les catholiques, à un peu plus d’humilité et d’ouverture aux autres traditions religieuses. (suite…)

Christ et saint Jean Giotto

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Jean 15,18-21
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Actualité saisissante de cette parole du Christ Jésus ! Elle n’est pas figée dans le passé, elle n’est pas destinée aux seuls disciples contemporains de Jésus, mais à tous ceux qui ont mis au premier plan de leur vie sa Parole.
Je crois que de nos jours, on peut discerner profondément ce qu’est « le monde » au sens johannique. C’est d’une part le tourbillon d’évolutions technologiques dans lequel nous sommes tous pris, qu’on le veuille ou non, évolutions qui nous poussent à une frénésie de consommation et qui engendre des stress multiples que nos aïeux ne connaissaient pas. Ce monde de la technologie nous laisse aussi très vite « sur la touche » si nous n’avons pas les moyens financiers ou les capacités intellectuelles d’en suivre les évolutions constantes. A peine s’est-on habitué à un objet qu’il est déjà obsolète. Nous sommes contraints à une remise en question permanente, que ce soit dans notre vie quotidienne ou professionnelle. De quoi perdre sa sérénité.
Autre aspect du monde, c’est ce qu’on peut appeler aussi la « pensée unique ». Le bien et le mal revisités à l’aune de la modernité. C’est particulièrement criant ces dernières années en France. Il faut réellement mener une lutte intérieure pour ne pas tomber dans le piège des idéologies faciles – assujetties, souvent, à l’évolution des techniques et des mœurs. (suite…)

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En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Jean 15,9-11
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Tiens, Jésus emploie le « si », il pose des conditions ?
De nos jours, on entend beaucoup que Jésus aime « tout le monde », qu’il pardonne absolument tout, qu’il est un océan d’amour pour tout un chacun…
C’est beau de le penser, oui, c’est important de se rendre compte de la démesure de l’amour de Dieu pour ses créatures.
Mais allons-nous pour autant éluder ce passage ?
Jésus nous propose un amour qui a sa source de celui du Père et qui est à Sa mesure – c’est-à-dire sans mesure. Mais la façon dont le Christ a gardé les commandements de son Père est aussi sans mesure. Et il nous demande d’observer pareillement ses commandements à lui. C’est en fait une exigence folle !
Un peu plus loin, au verset 14, Jésus ajoute : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. »
Encore un « si » !
Ce n’est pas trop dans l’air du temps, l’acceptation d’obéir à des commandements. Et pourtant, l’Evangile en est plein, et Jésus n’était pas homme à parler de façon vaine. Son amour comblant nous est offert. A nous de le prendre au sérieux, et de chercher à vivre selon sa Parole. Nous y gagnerons la joie ineffable.

Image :  Chapiteau de la collection romane , musée des Augustins, Toulouse

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus.
Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.
Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. »
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »

Apocalypse 21,1-5a
©Evangelizo.org 2001-2016

Je viens de lire une dizaine d’homélies sur les textes d’aujourd’hui et je reste sur ma faim. Ce qui est dit en particulier de cet extrait de l’Apocalypse par la plupart des prédicateurs me laisse pantoise. La Jérusalem nouvelle serait l’Eglise. En être membre serait un aboutissement, avec le devoir, quand même, d’aimer son prochain comme le Christ nous a aimés. Elle serait « l’épouse parée pour son mari », même si, actualité en France oblige, les prédicateurs se sentent obligés de préciser que ceux qui font l’Eglise peuvent aussi être pleins de péché.
Et ainsi, le « ciel nouveau et la terre nouvelle » seraient déjà advenus à la résurrection du Christ.
Moi qui suis toujours très attentive aux homélies, je suis un peu lasse d’entendre ce genre de discours depuis des décennies. Car enfin, il faut lire ce que l’Ecriture contient !
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé.
Ce temps est-il déjà advenu ? Non ! D’ailleurs nos églises sont les plus remplies lorsqu’on célèbre des funérailles, dans les larmes, le deuil et la douleur. Et il faut avoir la foi chevillée au corps et au cœur pour ne pas souffrir profondément d’un deuil en étant capable de l’offrir au Seigneur dans l’espérance en la vie éternelle inaugurée par Lui.

Je ne comprends pas ce manque de foi en l’accomplissement total des Ecritures de la plupart des prêtres. Je me dis que cela doit être dû à leur formation au séminaire, où on leur apprend sans doute ce qu’il convient de dire sur chaque texte à commenter en Eglise. Depuis des années, je glane ici et là des homélies, et je finis par y trouver toujours un peu la même chose.
Je me souviens aussi que quand j’ai commencé à lire sérieusement la Bible, il y a une vingtaine d’années, certains ne cessaient de me seriner : « On ne peut pas aborder les Ecritures seul, il faut les lire en Eglise. » Ce que j’ai fait sagement.

Le temps a passé, j’ai beaucoup écouté ce que des personnes bien mieux formées que moi en théologie avaient à dire sur les textes bibliques, et j’en viens à deux conclusions : (suite…)