Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

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Bien-aimé,
devant Dieu,
et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,
je t’en conjure,
au nom de sa Manifestation et de son Règne :
proclame la Parole,
interviens à temps et à contretemps,
dénonce le mal, fais des reproches, encourage,
toujours avec patience et souci d’instruire.
Un temps viendra
où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ;
mais, au gré de leurs caprices,
ils iront se chercher une foule de maîtres
pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
Ils refuseront d’entendre la vérité
pour se tourner vers des récits mythologiques.
Mais toi, en toute chose garde la mesure,
supporte la souffrance,
fais ton travail d’évangélisateur,
accomplis jusqu’au bout ton ministère.
Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.

Deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée 4, 1-8
Textes liturgiques©AELF

Paul, grand visionnaire ? Certainement… Nous sommes plongés, en cette époque, en Europe en particulier, dans cette problématique. Rejet de l’enseignement du Christ, tentative de réduction des Evangiles à des écrits contestables et non vérifiables, assimilation des chrétiens à des personnes crédules et cherchant à se rassurer devant la mort… La foi est considérée comme une option, ou, pire, comme une ridicule faiblesse. On est prié de la taire, de la cacher : elle doit appartenir à la « sphère privée ». Surtout, ne pas faire de vagues… Surtout, ne pas faire de prosélytisme…

J’ai un grand tort dans la société bien-pensante d’aujourd’hui : je n’ai pas – plus – de doute quant à la Vérité des Evangiles et de l’incarnation, la résurrection, la venue dans la Gloire du Christ Jésus et sa royauté à venir. Combien de fois ne m’a-t-on pas objecté que cela tenait de la croyance et non de la connaissance ! Est-ce parce que la multitude ne peut, ne veut pas croire en la Révélation de la Parole de Dieu en son Verbe, le Seigneur Jésus, en la puissance de l’Esprit qui nous fait « souvenir de tout ce qu’il nous a dit » que je devrais plier ma foi comme un mouchoir au fond de ma poche et cacher qu’elle est le moteur de ma vie ?
Professionnellement, j’y suis durement contrainte.
Cela me pèse déjà bien assez.
Que l’on ne me demande pas, en plus, dans cet espace d’expression libre que je me suis créé, de renier que le Christ soit vraiment Vérité, Chemin et Vie.

Image : Enluminure de l’Evangéliaire d’Egbert (vers 980)  L’entrée à Jérusalem

Proverbes 8, 22-31
Psaume 8
Romains 5, 1-5
Jean 16, 12-15

Dans notre monde, qui non seulement se déchristianise mais où les hommes se battent, se tuent, en plusieurs régions du monde, sous des prétextes religieux, il est indispensable que ceux qui se disent chrétiens soient capables de rendre compte de leur foi en Dieu ami des hommes, révélé par Jésus-Christ. Nous rendons ce témoignage moins par des arguments rationnels que par notre façon de vivre. Pensons au témoignage que donnent notre pape François et d’autres non seulement en paroles mais en actes. Nous-mêmes, en nous rassemblant pour célébrer l’eucharistie, nous témoignons aussi, ensemble, de notre foi en la Trinité.

* Notre foi chrétienne tourne autour de trois mystères : celui de la Trinité, celui de l’Incarnation et celui de la Rédemption. Ce sont des « mystères». C’est quoi un « mystère » ? C’est une réalité qui nous dépasse et qu’on ne peut observer à l’œil nu. Ainsi le soleil est une image pour dire qu’un mystère ne s’observe pas à l’œil nu mais il se reconnaît par ses effets sur terre, des effets bien visibles eux ! La lumière, la chaleur… Un mystère ne s’explique pas, il se médite. C’est ce qu’a fait la vierge Marie devant les événements mystérieux de sa vie.. À force de méditer en faisant confiance à ce qui ne nous apparaît pas du tout évident, nos yeux commencent à voir les choses, les autres, la vie… autrement. La Bible révèle le mystère de Dieu comme une Alliance avec l’humanité. C’est le fil rouge qui va de la Genèse à l’Apocalypse : « Je serai avec vous » ou « avec toi ». Dans l’Ancien Testament cette alliance ne concerne que le peuple juif. Avec le Nouveau Testament, une nouvelle alliance est révélée qui vaut non seulement pour le peuple juif mais pour tous les hommes qui acceptent de faire confiance en Jésus. Et dimanche dernier, en célébrant la Pentecôte, nous avons fêté le don de l’Esprit qui nous rend frères de Jésus, frères entre nous et fils du Père si nous faisons confiance en cette « force de Dieu » qui nous est proposée à tous et à chacun. (suite…)

Actes 2, 1-11
Psaume 103
Romains 8, 8-17
Jean 14, 15-16.23b-26

Un bruit venu du ciel, un violent coup de vent, des langues de feu… voilà les réalités qui orchestrent la venue de l’Esprit Saint en cette fête de la Pentecôte ! On pourrait dire que le Souffle Divin fait une entrée fracassante dans la vie des apôtres.

Pourtant, cette irruption n’est pas un coup de théâtre ! Dès la Résurrection (Luc 24,49) et avant de monter au Ciel, le Christ avait promis à ses apôtres : « Vous recevrez une force, celle de l’Esprit Saint… qui fera de vous des témoins » (Ac 1.7-8).

Au commencement, lorsque Dieu a créé le ciel et la terre (Gn 1,2), il était déjà question de «l’Esprit du Seigneur qui planait sur les eaux », un peu comme un mystérieux personnage cherchant une piste d’atterrissage…

À la Pentecôte, le Souffle Divin trouverait-il enfin – en nous – une terre d’accueil ?

La Résurrection du Christ trouve son plein accomplissement par le don de l’Esprit. Et cet avènement se manifeste de manière éclatante, nous invitant tous à devenir pleinement participants de la nouvelle création inaugurée par le Christ Ressuscité.

Comme un fort coup de vent, le don de l’Esprit vient bousculer nos existences et faire voler en éclat nos habitudes et nos certitudes. Parce qu’il est souffle de vie, souffle qui renouvelle tout l’univers, il a la capacité de traverser les murs de l’habitation même des apôtres. Sa puissance créatrice va bien au-delà des murs : elle désire changer nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Un cœur de chair est un cœur qui se laisse entièrement transformer, transfigurer par l’Amour miséricordieux et gratuit de Dieu. Seul un tel Amour peut faire de chacun de nous, des êtres nouveaux, des êtres entièrement renouvelés par le Christ ressuscité. (suite…)

En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous,
car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu. »

Actes des Apôtres 20,17-27
©Evangelizo.org 2001-2016

On aime saint Paul, ou on ne l’aime pas. Ses écrits sont très étudiés par nos frères de la Réforme et dans les églises évangéliques. Chez les catholiques – je parle de ce que je connais le mieux – les femmes ont souvent des ressentiments contre lui à cause de quelques phrases bien dures pour la condition féminine qu’il a eues – et nous en payons encore les conséquences aujourd’hui. Je l’avoue, moi qui suis lectrice dans ma paroisse, après certaines phrases de Paul, je n’ai pas envie de prononcer « Parole du Seigneur » mais plutôt « Avis de Paul de Tarse ». Je clos cette parenthèse.
Pour tout le reste, j’ai de l’admiration, de la reconnaissance et même de la tendresse pour saint Paul. Qui s’est donné plus que lui pour l’annonce de l’Evangile dans les débuts de l’Eglise ?

Je voudrais me prêter aujourd’hui à un petit jeu. Mettre en symétrie le témoin de Jésus-Christ qu’il a été il y a 2000 ans avec ce que peut être un témoin du Seigneur à notre époque des temps ultimes de l’Eglise terrestre. (suite…)

Christ Pantocrator

Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Moi, je suis le rejeton, le descendant de David, l’étoile resplendissante du matin. »
L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu’il dise : « Viens ! » Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement.
Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

Apocalypse 22,12-14.16-17.20
©Evangelizo.org 2001-2016

Amen ! Viens, Seigneur Jésus !
Souvent, j’ai le sentiment de pousser ce cri en plein désert. Même en Eglise. Qui attend vraiment la venue du Seigneur Jésus ?
Un prédicateur catholique dira qu’il ne cesse de venir, en particulier dans l’eucharistie. C’est vrai. Mais là n’est pas le terme de la révélation de Jean.

Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

Il y aura une fin de l’Eglise terrestre. L’Ecriture ne peut mentir. La liturgie non plus. (suite…)