Site de Véronique Belen
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Méditations bibliques

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !…
C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Jean 6,60-69
©Evangelizo.org 2001-2016

Mettons-nous à la place des contemporains de Jésus quand il leur enseigne que sa chair est la vraie nourriture et son sang la vraie boisson (Jean 6, 55). Nous n’aurions très certainement pas imaginé l’Eglise centrée plus tard sur le mystère de l’Eucharistie et nous aurions mis en doute les paroles de cet « illuminé » donnant maintenant dans le cannibalisme ! Qui serait resté à ses côtés après de telles paroles ?

Le début de la première lecture d’aujourd’hui me frappe aussi :

L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. (Actes des Apôtres 9,31)

Si on fait encore un parallèle avec notre époque, nous sommes obligés de constater que l’Eglise, de nos jours, est loin d’être en paix. Elle est persécutée de partout par l’extérieur, dans des contrées où il devient dangereux d’être chrétien ou sous nos latitudes où elle subit une persécution « éduquée », pour reprendre l’expression du pape François, et affaiblie de l’intérieur par des contre-témoignages et des scandales à répétition.

Je crois par conséquent que le message que le Christ nous délivrerait aujourd’hui serait l’inverse de celui qu’il a délivré à ses disciples il y a 2000 ans, à savoir, que bientôt sa chair et son sang ne seront plus nourriture et boisson car le temps de l’Eglise terrestre s’achève, et aussi, alors qu’il disait : « Quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant, » il nous parlerait plutôt de sa venue dans la Gloire, de sa « descente » de là où il est depuis son Ascension il y a vingt siècles.

« Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »

Ce n’est pas grave, à la suite de mon Seigneur, moi aussi j’ai l’habitude « que l’on s’en retourne et qu’on cesse de m’accompagner. »

P1040819

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

Actes des Apôtres 9,1-20
©Evangelizo.org 2001-2016

Qui aurait parié à cette époque-là que Paul deviendrait le plus grand évangélisateur des premiers temps de l’Eglise ?
Il a fallu une vision à Ananie pour croire que le Seigneur Jésus avait pourtant choisi cet homme-là. Faute de quoi les chrétiens auraient pu continuer à considérer Saul comme un persécuteur et à ne pas prendre sa radicale conversion au sérieux.
Vingt siècles ont passé, et l’Eglise est devenue aujourd’hui une institution pleine de dogmes, de doctrines et d’empilements d’écrits séculaires qui la rendent bien moins souple et fraîche que dans ces enthousiasmants premiers temps du christianisme qui nous émerveillent toujours quand nous lisons les Actes de Apôtres dans le temps pascal. Tristement, ce qui existe pourtant toujours, et même de plus en plus, c’est la persécution des chrétiens, franche et massive comme les médias nous le montrent tous les jours, ou « éduquée », pour reprendre une expression du pape François cette semaine. (suite…)

gamalielteaches

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. »

Actes des Apôtres 5,34-39
©Evangelizo.org 2001-2016

On m’a souvent opposé cet extrait des Actes des Apôtres quand je disais ma conviction à propos de tel ou tel faux prophète ou d’une fausse apparition. Il me semble que l’Eglise se base énormément sur l’exemple de Gamaliel dans son discernement. On pourrait penser que c’est là une attitude juste.
Dans le cas présent, les Israélites étaient en présence des témoins du Ressuscité, et il est vrai qu’ils auraient commis une nouvelle lourde faute en les mettant à mort. Gamaliel a donc eu une heureuse inspiration de l’Esprit saint.
De là à s’y référer toujours en matière de discernement, je crois que le procédé est un peu court…
De nos jours, et heureusement, l’Eglise ne met plus à mort les prophètes authentiques ou faux – d’autres bien sûr persécutent les chrétiens, mais là n’est pas mon propos. Mais personnellement, je la trouve d’une mollesse coupable face à certains phénomènes, et je crois que la référence à Gamaliel n’est plus adaptée à notre époque. (suite…)

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Jean 20, 26-29
©Evangelizo.org 2001-2016

Je me souviens très bien des sentiments que m’inspirait cet évangile quand j’étais petite fille  et que je l’entendais à la messe. Thomas me scandalisait un peu. Je ne comprenais pas son incrédulité. J’avais une foi si limpide, si naturelle que je lui en voulais un peu d’avoir blessé le cœur de Jésus. Pourquoi avait-il demandé toutes ces preuves alors que dans mon esprit, il était si facile et si doux de croire ?
Heureuse foi de mon enfance !
Plus tard, il ne m’a pas fallu des preuves, non. Il m’a fallu surtout des témoignages de croyants authentiques, et grâce à Dieu il s’en est trouvé beaucoup sur mon chemin.
A bien lire les Ecritures et à méditer sur ma vie et celle des autres, autour de moi, je pense que c’est assez masculin, de réclamer des preuves de l’existence de Dieu, de vouloir des démonstrations rationnelles, des « signes » et que sais-je encore de la résurrection du Seigneur. Je crois que nous autres femmes, par grâce, avons dès l’enfance une aptitude beaucoup plus naturelle et profonde à la foi. Et je m’attriste que l’on étouffe cette grâce dans l’éducation déchristianisée de nos sociétés. Que faire, quand on est enfant, d’une foi sans objet, sans connaissance concrète de Dieu ?

En parlant à Thomas, Jésus nous a aussi laissé un bel enseignement :
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Ce serait à graver en lettres d’or à l’égard de nos contemporains qui courent après la dernière apparition à la mode. Voir, voir des signes ! Quelle tentation tenace ! Et quelles dérives à cause de cette faiblesse dans la foi ! (suite…)

Résurrection Grünewald

En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

Actes des Apôtres 4,13-21
©Evangelizo.org 2001-2016

Difficile et belle mission des premiers témoins de la résurrection du Christ Jésus. Il leur a été donné d’accomplir en son nom des miracles, mais cela ne suffit toujours pas à convaincre les autorités religieuses de leur temps, celles qui ont désiré la crucifixion de Jésus. Ils aimeraient tant les faire taire !
2000 ans ont passé… Dans notre cher pays de France, il n’est pas bienvenu non plus d’annoncer Jésus comme Seigneur ressuscité.
« La foi est du domaine de la sphère privée. »
Quel chrétien n’a jamais entendu ces mots ?
Au royaume de la laïcité dure, même si on a vécu des expériences qui ont bouleversé totalement notre foi et notre vie, on met mal à l’aise son entourage si on prétend ne pas se taire à ce sujet. (suite…)