
La persécution des chrétiens de nos jours, notamment en des nations pratiquant ouvertement une oppression sur les minorités religieuses, évoquée par le cardinal Parolin le 17 août 2026 (article en lien ci-dessus), n’est à mon avis que l’arbre qui cache la forêt des souffrances invisibles ou discrètes endurées au quotidien par maints chrétiens ou chrétiennes authentiques, même en pays réputés “tolérants” comme la France par exemple !
Et là, l’adversaire acharné du Christ, ou simplement de l’Esprit de Vérité et de justice, prend ces dernières décennies tellement ses aises qu’on ne le discerne même plus…
Le cardinal Parolin a oublié une autre forme de martyre chrétien contemporain, de plus en plus répandu, et contre lequel l’Église catholique romaine ne veut ni ne peut rien faire, et d’autant plus qu’elle en est complice voire responsable:
L’incroyable essor du prince de ce monde et du faux esprit qu’il répand, invisible à l’immense majorité de nos contemporains, y compris la quasi totalité des clercs, mais qui entraîne en ce siècle, et déjà au précédent, une exploitation indue voire un réel piétinement des personnes porteuses des valeurs réelles de l’Évangile :
empathie, générosité, don de soi, honnêteté, loyauté, franc parler, fidélité à ses valeurs, gratuité et désintéressement, absence de calcul de rétribution pour tel ou tel service, transparence de sentiments tout comme transparence fiscale (eh oui !), écoute et aide, hospitalité, maintien du lien familial ou amical coûte que coûte, encaissement patient des injustices et des abus opportunistes, voire du phagocytage systématique des “bonnes âmes”.
Neuf fois sur dix au moins, les personnes présentant et cultivant ces valeurs envers et contre tout sont des femmes.
Neuf fois sur dix, elles se retrouvent entourées de rapaces.
Neuf fois sur dix, elles sont harcelées et exploitées à outrance au quotidien, et ce dans tous les pans de leur vie :
au travail, en famille, en couple, dans leurs divers engagements et même sur les réseaux sociaux.
Quand elles sont en outre conscientes que ces valeurs-là sont justement les valeurs de l’Évangile, et donc les valeurs mêmes de Dieu, et qu’elles y ajoutent la piété, la fidélité incompressible au Seigneur voire une consécration à Lui, et quand elles se trouvent jetées au milieu d’un monde qui laisse prospérer impunément les valeurs opposées à celles de l’Évangile – c’est de plus en plus le cas de nos jours – et qu’elles ne sont pas protégées par les murs d’un cloître ni une communauté priante et bienveillante, alors en effet, on peut assister à ce qu’est un martyre chrétien contemporain :
Harcèlement moral continu, exploitation indue de leur générosité jusqu’à les laisser en difficulté matérielle voire ruinées, moqueries, humiliations, insinuations désobligeantes au sujet de leur piété voire de leur chasteté, tentatives permanentes de déstabilisation de leur foi, et ce par tous les moyens possibles, y compris la charge systématique contre les institutions religieuses fautives de crimes, pour les accabler elles dans leur foi chrétienne, alors qu’elles en sont justement parfois les victimes et pas du tout les coupables ni les complices, accusations méprisantes de victimisation voire de paranoïa, et enfin, car cela y est très souvent corrélé, psychiatrisation et stigmatisation comme folles ou délirantes par leurs persécuteurs, campant avec aplomb dans un déni absolu de leur responsabilité personnelle dans l’état progressif de souffrance psychique de leur proie, qu’ils ont pourtant eux-mêmes provoqué.
Et en ces temps de règne occidental du psychiatre et de “mort de Dieu” et a fortiori “inexistence du diable”, tout particulièrement dans la France post années 1950, l’esprit mauvais du monde et de son prince n’est même plus contré efficacement par les Églises chrétiennes quelles qu’elles soient.
Jusqu’au sein des diocèses catholiques par exemple, les prêtres discrètement chargés du charisme d’exorcisme par leur évêque sont en majorité incompétents à faire le distinguo entre attaque démoniaque endurée et faiblesse voire délire psychiatrique.
Ainsi sont renvoyées vers les psychiatres, sans aide spirituelle ni ecclésiale, maintes femmes aux valeurs listées ci-dessus, tandis que continuent à prospérer voire à sévir, sur elles et sur d’autres, leurs bourreaux narcissiques et malfaisants, parfois même avec la bénédiction de l’Église.
Ces bourreaux pouvant être des maris jouissant de la meilleure réputation qui soit, des supérieurs hiérarchiques ou cadres infects, des curés imbus de leur petit pouvoir et potentiellement misogynes, des confesseurs ou accompagnateurs spirituels complètement à côté de la plaque, et dans tous les cas en Église catholique, des hommes chargés de discerner, mais qui ne le font qu’à l’aune du magistère romain, sans aucun regard critique sur leurs propres doctrines dévoyées, qui ont pourtant conduit au fil des siècles à ce véritable désastre spirituel, dont une fois de plus ce sont les femmes les plus vertueuses et méritantes qui payent le prix démesuré.
Partir du postulat, comme c’est de nos jours le cas en Église catholique romaine, que tout ce qui est dans la sphère de la dévotion mariale est bon a priori, et que tout ce qui s’en démarque, voire qui dénonce les dérives de cette référence constante aux doctrines mariales plutôt qu’aux Écritures en matière de discernement spirituel, affirmer donc en catholicisme que tout cela vient forcément du diable puisque non marial, nous mène à cette situation aujourd’hui insensée :
On pèlerine en masse vers Medjugorje pour y célébrer une Gospa qui n’est autre que le démon, travesti là-bas depuis 45 ans en Vierge Marie,
On boit comme du petit lait les “messages” de cette Gospa, qui rempliraient, retranscrits sur des bouts de papier, des bennes entières en déchetterie, et quand le sirop de sucre et de flatteries cléricales bien ciblées qu’ils déversent entre en contradiction avec la Parole de Dieu elle-même, pas grave, on fouille dans de vieilles doctrines magistérielles pour les justifier comme supérieures aux Évangiles !
Et donc, si je devais dresser un bilan de l’état spirituel du monde et de l’Église en cette (maudite au moins sur le plan climatique) année 2026, il prendrait la forme d’une image symbolique inspirée de Genèse 3, ainsi la boucle serait bouclée depuis les origines :
1. Adam :
Glorifié comme supérieur en matière de vertu attachée à sa nature originelle, de maîtrise de ses émotions, de fiabilité de raisonnement et de quasi infaillibilité de discernement spirituel, et intouchable en tant qu’époux, surtout époux “ayant de la religion”, en tant que médecin y compris spécialiste en psychiatrie, en tant que clerc appelé, sélectionné sur discernement, formé, ordonné, mis à part d’une masse humaine réputée ignorante des choses de Dieu et à catéchiser, et pour ce faire, pourvu d’une onction de l’Esprit Saint adéquate et nécessaire au ministère confié, “grâce spéciale” exclusive, pérenne et que nulle créature par la suite n’est autorisée à remettre en cause dans sa réalité.
2. Ève :
En burn out total : épuisée par ses maternités, épuisée par ses servitudes domestiques et conjugales, épuisée par les injonctions incessantes pleuvant sur elle et souvent contradictoires – être une mère douce et bienveillante, être la joie et la cohésion de son foyer, être une professionnelle efficace, disponible et flexible pour le bien de son entreprise ou de son employeur, être en forme en pratiquant un sport, être équilibrée psychiquement et pas geignarde, être sensuelle au lit mais prude au dehors, être à l’écoute et se taire autant que possible, surtout en matière de griefs et de ras le bol, être bonne croyante et de préférence pieuse, mais modeste face aux hommes, et en particulier face aux responsables religieux prétendant connaître la Volonté de Dieu sur elle mieux qu’elle-même, être obéissante aux commandements divins mais surtout pas coincée, être bonne fille, bonne épouse, bonne mère, bonne paroissienne, toujours au service et de préférence bénévolement et sans jamais se plaindre, car c’est là sa condition de femme, comme son modèle insurpassable la Vierge Marie, et ne jamais se reposer de quelque manière que ce soit, ce serait un vilain péché d’oisiveté, donc de la corvée de vaisselle en tant que fille suffisamment grande jusqu’aux soins dévoués aux parents âgés, en passant par trois ou quatre décennies de servitude conjugale et maternelle – et d’ailleurs pour ces décennies-là, trop souvent solo, le conjoint étant parti un jour en forme de “Noli me tangere”, mais pas vraiment pour les mêmes raisons que le Christ ressuscité – et en tout cela, supporter encore et encore de toutes parts l’injonction suprême : “Humilité, humilité, humilité !”
3. Le serpent :
Triomphe total et absolu, c’est lui le maître incontesté dans toute l’affaire !
Quand il n’a pas perverti jusqu’au bout la Parole de Dieu en la déformant, tronquant, manipulant, instrumentalisant ou pervertissant, alors il l’a fait jeter efficacement aux oubliettes du monde.
Pour preuves :
A Rome, on préfère aux Écritures le Magistère ou la Tradition, on pioche encore dans le champion en misogynie Tertullien – voir justement dans l’article de Vatican.news donné en lien – histoire de pouvoir dédaigner les affinités manifestes du Christ Jésus avec les femmes de son temps, on brandit à l’envi, pour remettre les chrétiennes pas contentes à leur place, quelques versets de Paul – pas exactement inspiré par l’Esprit Saint au moment où il les a injectés dans ses Épîtres, ce fut plutôt de la part de son vieil homme, afin de bien enfoncer, une fois pour toutes, le clou de la prépondérance masculine dans le couple et dans l’Église – Jésus ayant été en son incarnation, quant à la foi des femmes, sa louange à leur égard, sa manière de les remettre debout et sa confiance spontanée en elles, vraiment trop avant-gardiste, voire susceptible de mettre en péril les prérogatives jalousement convoitées, dès les débuts de sa prédication itinérante, par Pierre ou les fils de Zébédée !
Et d’ailleurs, là où Jésus n’est pas, c’est encore pire en matière de misogynie religieuse : l’exemple du sort réservé aux femmes en Afghanistan parle de lui-même !
Difficile tout de même de croire les talibans ou le régime iranien inspirés par des révélations divines dans leurs faits et gestes, ou alors, il faut remettre en question le concept des “trois religions monothéistes”, et arrêter de paver l’enfer religieux terrestre qu’endurent tant de femmes des bonnes intentions de reconnaître “un seul Dieu” en trois Traditions religieuses différentes !
C’est certes politiquement correct et toujours sous-tendu de vœux de paix internationale, civile ou des ménages, mais pour ma part, je me refuse à l’angélisme qui consisterait à mettre dans le même Ciel et au même niveau le Père de Jésus Messie d’Israël, et l’inspirateur de référence des talibans.
Et donc, partout où je vois des femmes tenues en esclavage d’hommes ou considérées comme des êtres humains de seconde zone, créatures féminines destinées avant tout à être au service et sous la domination de la caste masculine, pour que celle-ci puisse mener une vie confortable, se reproduire et se perpétuer, je discerne le serpent des origines et personne d’autre.
Et je réfute vigoureusement toute complicité du Dieu Créateur, de son Fils et de la Ruah des origines, à laquelle le genre féminin convient beaucoup mieux que le masculin chrétien imposé dans plusieurs langues, avec à la fois ce serpent de la Genèse (comprenons enfin : le prince de ce monde) et avec ce qu’Adam a fait de la Parole de Dieu au cours de tant de millénaires, en s’inspirant avec malice du talent falsificateur du serpent à son profit à lui, et évidemment au détriment d’Ève pour la quasi totalité de sa descendance féminine terrestre !
L’arme utilisée par Adam pour arriver à ses fins :
S’accaparer d’autorité la Parole de Dieu originelle et garder le monopole exclusif de son interprétation.
Le moyen le plus efficace pour qu’Adam puisse demeurer le plus longtemps possible dans cette mainmise sur la Parole de Dieu :
Maintenir toutes les descendantes d’Eve dans l’analphabétisme, ou à défaut au moins l’illettrisme, moyen imparable pour être cru en tout, même dans les falsifications de la Révélation divine !
Adam a reçu la Parole de Dieu originelle.
L’homme se charge de la transmettre oralement.
L’homme scribe se réserve la prérogative de la mettre en forme par écrit.
L’homme se déclare d’autorité le seul digne de lire et d’interpréter la Parole de Dieu.
L’interprétation de la Parole de Dieu se transmet et se poursuit d’âge en âge exclusivement d’homme à homme.
L’homme se décrète fondé à l’enseigner selon son interprétation – et si besoin, subrepticement, en la falsifiant ou tronquant d’âge en âge, en s’inspirant de la ruse originelle du serpent, l’essentiel à ses yeux demeurant à terme son profit personnel par l’instauration d’un patriarcat pérenne.
Et de fait, aucune femme analphabète ou illettrée ne peut contester cette version masculine de la Volonté de Dieu, la seule qui lui ait jamais été présentée et évidemment imposée !
Et quand les femmes accèdent enfin à la lecture, à l’étude, à la culture, à l’autonomie de décision et aux textes bibliques originaux, on assiste aux ultimes soubresauts masculins d’une caste de dominants servis depuis la nuit des temps par l’autre moitié de l’humanité !
Danger imminent et majeur de perte de pouvoir !
Danger imminent d’être démasqués comme falsificateurs de la Volonté de Dieu !
Danger imminent de perdre à la fois leurs prérogatives et la face !
Les ultimes gesticulations de la caste dominante seront :
– L’interdiction renouvelée de l’accès des filles à l’étude, même si elle s’avère totalement anachronique et même illégale au regard des droits humains fondamentaux (talibans d’Afghanistan).
– La crispation fébrile sur les prérogatives masculines en matière de sacerdoce (Églises catholique et orthodoxe).
– La psychiatrisation à tout va des femmes ouvertement rebelles au patriarcat, au dogmatisme déviant et à la mainmise masculine sur l’élaboration et la promulgation de toute doctrine religieuse, surtout si ces “sorcières” contemporaines en reçoivent l’inspiration par l’Esprit du Christ subversif, plutôt qu’à travers l’étude théologique ou exégétique universitaire.
Précédent ecclésial historique :
Les Béguines du Moyen-âge, dont un certain nombre, telle Marguerite Porète, finirent au bûcher !
Condamnation contemporaine équivalente au bûcher, habilement travestie en soins thérapeutiques et utilisée un peu partout en Église et hors Église, la contrainte psychiatrique médicamenteuse – camisole chimique – est devenue depuis le XIXe siècle une solution consensuelle, et espérée la plus efficace possible, dans le projet social ou religieux d’étouffer l’Esprit de Vérité, et de mettre une femme rebelle au pas !
Une sorte de “Je m’en lave les mains !” largement cautionné par l’entourage de ladite “patiente”, et ayant la vertu de préserver – du moins dans l’immédiat et en apparence – la bonne conscience de ceux qui en actionnent le levier !
Amen, reviens Seigneur Jésus !
Qu’advienne enfin la Justice de Dieu et son Royaume de consolation éternelle, promis depuis les Prophètes de la Première Alliance, et fermement annoncé comme tout proche par le Christ Jésus !
L”Esprit et l’Epouse disent : “Viens !”
Et jamais le serpent n’entrera dans ce Royaume !
Ni lui, ni ceux qui ne pourraient se passer des pouvoirs et avoirs terrestres que ce serpent leur aura généreusement accordés, et ce depuis les temps de la Genèse !
Ni celles qu’un homme, résolument vendu au serpent, aura maintenues sous une emprise préférée à leur salut, ni celles qui s’étoufferont de jalousie en découvrant qui est l’Epouse !
Amen, viens bien vite, Toi notre Sauveur !
Véronique Belen