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Accueil Blog Le piège redoutable des “apparitions mariales” depuis le XXe siècle : y croire, au risque d’une foi dévoyée
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Le piège redoutable des “apparitions mariales” depuis le XXe siècle : y croire, au risque d’une foi dévoyée

  • 9 août 2026

L’Église catholique doit à Jean-Paul II un délaissement progressif des Écritures au profit d’une mariolâtrie vaine voire mensongère : plus je lis des prises de parole de Léon XIV, et plus j’y discerne des influences regrettables du blabla de Medjugorje, qui entre en contradiction flagrante avec la Parole et l’attitude clivantes et subversives de Jésus de Nazareth, dont la vie incarnée est relatée fidèlement dans les quatre Évangiles canoniques.

La faute originelle de ce basculement catholique vers une foi dévoyée et des pratiques de plus en plus idolâtres réside, selon mes conclusions personnelles, après plusieurs décennies d’une quête opiniâtre de la vérité chrétienne, en toute confiance en la grâce de l’Esprit Saint par Dieu Père et Fils, et avec la lucidité dont je ne me départis jamais sur les enjeux passés et contemporains, dans la reconnaissance ecclésiale irresponsable et coupable, en 1930, des “apparitions” de Fatima, censées avoir eu lieu du 13 mai au 13 octobre 1917.

Erreur de discernement catholique majeure depuis un évêché du Portugal jusqu’à Rome, dont les conséquences dévastatrices sont aujourd’hui irréversibles.

Et on en revient encore à Jean-Paul II, qui a tout misé sur la piété mariale : “Totus tuus”, on aurait pu espérer que cela évoque son attachement premier au Christ Jésus, mais non !

C’est la Madone qui l’emportait dans son cœur et dans sa foi, et à force de prendre Rome pour le centre du monde croyant, et le pape pour le représentant légitime de Dieu sur terre, Jean-Paul II a résolument fait basculer le catholicisme dans la pensée magique, en attribuant sa propre survie lors de l’attentat du 13 mai 1981 à une grâce spéciale de la Vierge de Fatima sur sa personne papale !

Et de recourir au contenu du “Troisième secret de Fatima”, dont Jean-Paul II allait prendre connaissance le 13 juillet 1981, pour justifier sur un plan divin, par la magnanime intercession de la Sainte Vierge, sa conviction personnelle, au demeurant plutôt narcissique !

A noter que ce “Troisième secret de Fatima” a été rédigé en 1944 à la demande instante de l’évêque de Leiria par sœur Lucie, la seule des trois “voyants” portugais encore en vie et devenue religieuse, soit presque trente ans après les “apparitions”.

Sœur Lucie fut d’ailleurs longtemps notre contemporaine – elle est décédée le 13 février 2005 au Carmel de Coimbra – je me souviens de l’avoir vue plusieurs fois à la télévision, où on nous la présentait immanquablement comme une créature d’exception, gratifiée enfant de la vision de la Vierge Marie !

Sa complicité spirituelle de religieuse carmélite avec le pape Jean-Paul II était aussi mise en exergue, par des indiscrétions sur leur correspondance épistolaire et trois rencontres privées lors de venues de Jean-Paul II au sanctuaire marial de Fatima.

C’est aussi ce pape qui a pris l’initiative de dévoiler officiellement, le 26 juin 2000, le fameux “Troisième secret de Fatima”, réputé être issu des visions “mariales” de 1917 et rédigé en 1944 par sœur Lucie.

Un papier manuscrit dans une enveloppe scellée, longtemps tenu secret au Vatican, sur lequel tant de spéculations avaient eu cours pendant des décennies !

Cette révélation du “Troisième secret de Fatima” se devait-elle d’être pour Rome le clou du Grand Jubilé de l’an 2000 ?

Le fait est qu’une multitude de catholiques romains ont suivi l’impulsion décisive donnée par le Vatican pour sombrer dans une croyance aveugle en ces “révélations” divines, venues par des “apparitions” à trois jeunes enfants portugais en pleine première guerre mondiale !

Et plusieurs papes ont depuis “consacré l’Église” voire la Russie au Cœur Immaculé de Marie, selon les vœux exprimés “au nom de la Vierge de Fatima” par sœur Lucie. Stupéfiante obéissance tout de même des chefs successifs de l’Église catholique à une femme quasi canonisée de son vivant, et presque auréolée d’infaillibilité dans ses souvenirs de gamine de dix ans !

Et si la “Sainte Vierge” n’était absolument jamais apparue à Fatima ?

Et si la reconnaissance ecclésiale des phénomènes de Fatima dès 1930, dans un brin de précipitation voire d’opportunisme douteux – face notamment à l’émergence du communisme – avait pu avant tout conforter depuis tout ce temps l’Église catholique romaine dans son autoréférence continuelle, dans sa certitude obstinée et pour le moins orgueilleuse d’être l’Elue incontestable aux côtés du Christ – son Épouse depuis vingt siècles et pour l’éternité – et dans sa confiance aveugle en l’infaillibilité de jugement doctrinal de son pape, et en la suprématie indiscutable de son propre magistère sur tout autre contenu de foi ?

Est-il enfin possible, après plus d’un siècle de recul sur les phénomènes de Fatima en 1917, de mettre en doute le fait que la principale préoccupation du Ciel à cette date ait été l’assiduité à la prière du Rosaire, l’émergence du communisme en Russie ou le devenir du pape catholique romain dans les décennies suivantes, alors que la première guerre mondiale battait son plein, en fauchant sur son passage 18 millions de soldats et de civils ?

Est-il autorisé de douter de la pertinence de l’esprit de discernement des hommes d’Église soumis à l’autorité du pape Pie XI, celui-là même qui a laissé sous son pontificat les évêques des diocèses du Portugal concernés évoluer assez rapidement vers une reconnaissance surnaturelle des phénomènes de Fatima, jusqu’à authentifier comme apparitions réelles de la Sainte Vierge les récits du vécu de trois jeunes enfants ?

Est-il permis de mettre en parallèle, pour une comparaison objective, la confiance accordée pendant huit décennies par plusieurs papes successifs à la “voyante” Lucie Dos Santos, seule témoin survivante à ses cousins “voyants” eux aussi Jacinthe et François (décédés à 9 et 10 ans de la grippe espagnole), et la réaction en forme de fin de non-recevoir du même pape Pie XI à une lettre d’Édith Stein en avril 1933, missive par laquelle cette éminente philosophe et pédagogue allemande, juive convertie au catholicisme et elle-même bientôt carmélite, tentait d’alerter avec l’énergie du désespoir le Vatican et toute l’Église d’Europe sur les persécutions inouïes que les Juifs subissaient déjà en Allemagne ?

Vraiment, peut-on honnêtement concevoir avec nos connaissances actuelles en 2026, et en ce jour de la commémoration de l’immolation d’Édith Stein / Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix dans les chambres à gaz et les fours crématoires d’Auschwitz le 9 août 1942 – parce qu’elle était d’origine familiale juive, bien qu’alors carmélite allemande réfugiée aux Pays-Bas – que l’Esprit Saint ait inspiré en avril 1933 au secrétaire du pape Pie XI, le cardinal Eugenio Pacelli, de répondre négligemment à cette femme courageuse et engagée par une banale promesse de bénédiction pontificale, tout en ignorant visiblement ses incitations à une prise de parole vaticane officielle, en vue de protéger le peuple juif des persécutions nazies déjà à l’œuvre ?

Est-ce de même par grâce infuse de l’Esprit Saint que ce même cardinal Pacelli, alors secrétaire d’État du Vatican et futur pape Pie XII à partir de mars 1939, allait signer le 20 juillet 1933 avec le vice-chancelier du Reich Franz von Papen, au nom de Pie XI et après quelques mois de tractations avec les représentants du parti nazi arrivé au pouvoir en janvier 1933, une convention menant à un Concordat entre le Vatican et le Reich d’Hitler alors déjà installé au pouvoir, en vue de défendre les intérêts de l’Église catholique allemande ?

Est-ce donc vraiment par grâce de l’Esprit Saint que le Pape Pie XI et son secrétaire le cardinal Pacelli ont choisi de mépriser les avertissements d’Édith Stein sur la persécution en marche des Juifs par les nazis déjà au pouvoir depuis peu, pour privilégier en parallèle, et exactement à la période de la réception de cette lettre à Rome, la préparation d’un accord politique entre l’État du Vatican et le Reich ?

Qu’il me soit permis, au vu de ces événements historiques nauséeux, de douter que cet homme, Eugenio Pacelli, né à Rome en 1876 dans une famille de la noblesse italienne dévouée de longue date au service du Vatican, ordonné prêtre en 1899 mais jamais nommé curé de paroisse, et donc jamais au contact des “brebis” sur le terrain en tant que pasteur à la suite du Christ, mais au contraire, dès son jeune âge et pour tout sacerdoce, employé comme gratte-papier à la curie romaine, ait en toute logique et continuité de carrière vaticane été ordonné évêque à 41 ans en la chapelle Sixtine par la volonté du pape Benoît XV, cela aussi sur motion pressante de l’Esprit Saint !

A d’autres qu’à moi…

Ce genre de carrière cléricale besogneuse et “canoniquement correcte” dans les arcanes du Vatican mène pour sûr à des responsabilités diplomatiques pour cet État – une nonciature en Allemagne – puis, en retour d’honneur et comme récompense pour ces bons et loyaux services, voici le cardinalat, puis le secrétariat d’État, et enfin, aboutissement logique d’un parcours clérical aussi brillant, la consécration ultime comme pape !

Difficile à mon sens de discerner dans un tel parcours ecclésial une voie de sainteté évangélique, un exemple d’imitation du Christ incarné dans le monde, ou même un témoignage à la Parole de Dieu dans l’être et dans l’agir !

Si je reviens ainsi avec insistance et en détail sur le parcours de carrière du prélat Eugenio Pacelli, qui allait devenir à 63 ans, le 2 mars 1939, le pape Pie XII, c’est qu’une date dans sa vie l’a énormément marqué, et ne manque pas de faire exulter ses défenseurs et tous les amoureux du sensationnel, qui adorent voir des “signes divins” dans l’élection de tel ou tel cardinal à la fonction papale : en effet, le prêtre de 41 ans Eugenio Pacelli fut ordonné évêque en la chapelle Sixtine par le pape Benoît XV, comme je l’ai relaté plus haut, le 13 mai 1917 !

13 mai 1917 :

Première apparition supposée de la Vierge de Fatima à François, Jacinthe et Lucie !

Évidemment, apprenant un peu plus tard ces “apparitions mariales” au Portugal, le jeune évêque à peine ordonné, dépourvu de la gestion d’un diocèse réel – Évêque de Sardes – mais envoyé immédiatement en nonciature à Munich en Bavière, allait interpréter en son for interne ces manifestations mariales, concomitantes à son ordination épiscopale, comme un signe indiscutable de grâce et de protection céleste sur sa personne !

Et ainsi de toute la suite de sa carrière ecclésiale : certitude de la bénédiction divine par l’intercession d’une Vierge Marie vénérée, censée se tenir aux côtés de tous les clercs catholiques, de la base au sommet de la pyramide hiérarchique romaine !

Quelques deux décennies plus tard, Eugenio Pacelli accèderait de fait au trône de saint Pierre, et n’allait certainement jamais remettre en question son discernement personnel, pourtant fort narcissique, au sujet des apparitions de Fatima !

La Madone du Portugal, qui l’avait manifestement béni en tant qu’évêque le jour de sa première apparition à trois innocents petits bergers ne pouvait être que réelle !

La demande de consécration de la Russie à son Cœur Immaculé, suggérée avec insistance par sœur Lucie, ne pouvait être qu’authentique !

Et de même, les trois “secrets” révélés solennellement par Lucie Dos Santos à des ordonnés, dans l’obéissance et la discrétion ecclésiales, ne pouvaient être que fiables !

Voilà comment s’est instaurée bien trop vite la confiance ecclésiale, jusqu’au plus haut niveau à Rome, en des apparitions réputées mariales en 1917, qui curieusement révélaient une Madone s’intéressant alors davantage au clergé catholique et à un nouveau régime politique en Russie, qu’à dix-huit millions d’êtres humains en train de mourir sous les obus et dans les tranchées d’une guerre mondiale épouvantable !

Le prodige de la “danse du soleil” dans le ciel de Fatima le 13 octobre 1917 l’emporta si bien sur le réalisme quant aux Cœurs du Père et du Fils – qui battent avant tout, et respectivement depuis quatre et deux millénaires, au rythme des souffrances et des espérances des créatures jetées dans les arènes du monde – que par voie de conséquence, depuis cent ans et plus, l’Église catholique romaine ne s’étonne même plus de l’apparente désolidarisation pourtant étonnante du Cœur de la Mère du Christ d’avec les souffrances et les espérances des femmes de son temps quelles que soient leurs appartenances religieuses ou culturelles !

La “Madone” de Fatima a finalement bien réussi son coup :

son protégé Eugenio Pacelli, d’évêque béni par elle à pape destinataire privilégié de ses secrets par l’intermédiaire d’une “voyante” Lucie, considérée comme sainte et prophétique dès son vivant, n’a jamais failli dans sa fidélité à l’Église de Rome, ni dans son soutien à toutes les initiatives en provenance du “sanctuaire” de Fatima.

Edith Stein alertant le pape Pie XI sur les persécutions nazies envers les Juifs n’avait aucune chance d’être prise au sérieux quant à elle, puisque la Madone de Fatima semblait n’en avoir cure.

Et pour preuve : sœur Lucie Dos Santos, mettant par écrit sur injonction épiscopale le 3 janvier 1944 le fameux “Troisième secret de Fatima”, ne s’émut guère non plus qu’un pape vêtu de blanc, accompagné de clercs et de religieux catholiques divers gravissant un calvaire jonché de cadavres, puisse être l’objet d’une éminente prophétie de la Sainte Vierge, mise précieusement au secret au Vatican “au moins jusqu’en 1960” (recommandation de Lucie), tandis que l’holocauste abominable du peuple juif, dont la jeune Marie de Nazareth était pourtant elle-même issue, de même que son Fils Jésus le Messie d’Israël, battait toujours son plein, dans une Europe meurtrie par une nouvelle guerre mondiale encore plus atroce que la précédente !

L’idée tenace que Dieu Père et Fils, avec à leurs côtés une Madone vénérée même jusqu’aux marges de l’Islam, soient encore et toujours totalement gagnés à la cause du catholicisme, et soucieux avant toute chose de la fréquentation de la messe dominicale et d’une saine inclination des baptisés à la récitation du Rosaire, sous le gouvernement ferme, absolument intangible et à jamais incontestable d’un pape trônant à Rome, vient en grande partie de la croyance catholique démesurée dans les mariophanies du XXe siècle, dont les “secrets” et “messages” ont subrepticement pris le pas en quelques décennies sur les Évangiles eux-mêmes, et même sur toutes les Écritures.

Et de Pie XII à Léon XIV, mis à part une certaine discrétion de Jean XXIII sur le thème marial, plus aucun pape n’a su s’affranchir des prophéties et des injonctions apparitionnaires, avec le résultat désastreux auquel nous assistons désormais :

– Relativisation permanente de la Révélation biblique au profit d’une théologie déviante influencée par une dévotion mariale douteuse, exacerbée en outre depuis Jean-Paul II, qui s’est cru protégé par la Madone et concerné personnellement par le “Troisième secret de Fatima”, en s’en glorifiant sans complexe à la face du monde entier le 13 mai 1982 (voir photo ci-dessous) !

Conséquence directe et fatale du même narcissisme clérical qu’en Pie XII, qui avait vu “un signe” de son élection divine dans les “apparitions” à Fatima le 13 mai 1917, jour de son ordination épiscopale !

– Indifférence contemporaine dramatique, de la part de l’immense majorité des fidèles catholiques, aux enjeux réels du siècle : une perte des valeurs de l’Évangile conduit immanquablement à l’indifférence généralisée au prochain, à l’instauration progressive d’un ritualisme liturgique creux, qui fut pourtant dénoncé vigoureusement par Jésus il y a vingt siècles, et enfin, à une surdité coupable aux appels à l’aide des innombrables victimes, de par le monde, d’un patriarcat encore tenace, voire en recrudescence dans certaines cultures et traditions religieuses !

Le catholicisme et certaines assemblées évangéliques se gangrènent aujourd’hui de masculinisme, dans une indifférence scandaleuse au martyre des victimes de l’islamisme radical, omission voire complaisance qui sont tout aussi coupables que la collaboration il y a quelques décennies avec l’ennemi nazi, dans le déni funeste de l’holocauste mis en œuvre par Hitler et ses sbires.

– Bonne conscience ecclésiale à peu de frais pour avoir “consacré la Russie” au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, et pleutrerie chronique des voix vaticanes face aux ravages d’un régime russe invasif et sanguinaire, qui simule sans vergogne la conformité avec la foi et la volonté de l’Église orthodoxe russe.

Silence coupable du Vatican depuis le début de la guerre en Ukraine, les papes concernés préférant renvoyer dos-à-dos l’envahisseur abject et le pays supplicié, au nom d’un vœu pieux de paix universelle, et d’une croyance pour le moins naïve en la “magnifique humanité” de tout homme ici-bas.

– Et pour finir, cancer métastasé dans toute l’Église catholique, par prolifération insidieuse de la tumeur maligne de Medjugorje, pas franchement ni ouvertement combattue depuis 45 ans, et désormais crânement prospère par la faute d’un manque de discernement spirituel chronique du clergé, bien trop souvent complaisant avec les faux anges de lumière, par cupidité congénitale et avidité en “vocations sacerdotales”.

Et malheureusement, de Fatima à Medjugorje, les fausses Madones suscitent les prêtres qui leur conviennent, dans l’unique but de fossoyer la foi chrétienne authentique.

Et nous y sommes.

Pour conclure, je dirai simplement que née pendant Vatican Il, troublée dans ma foi pourtant si ardente dès ma petite enfance au Christ et à l’Évangile, j’ai cruellement souffert d’agnosticisme de 1982 à 1997, en raison notamment d’un discours catholique romain irrecevable par la majorité des femmes occidentales de ma génération – stigmatisation obsessionnelle des femmes par le pape Jean-Paul II sur des questions de contraception et de morale conjugale et familiale – et quand je suis malgré tout revenue ardemment au témoignage chrétien dans les années 2000, pressée par un Christ dont je n’avais absolument jamais renié les valeurs, mais bien au contraire plus du tout discerné le vrai Visage dans l’Eglise catholique d’alors, ce fut à mes risques et périls, Jean-Paul II étant encore et toujours pape !
Je n’avais de fait, même alors au milieu de ma trentaine, même épouse et mère trois fois, pas plus de chances d’être entendue dans ma paroisse, mon diocèse, mon pays et jusqu’à Rome qu’Edith Stein en son temps !

En effet, là où elle dénonçait les prémisses de la Shoah, implorant une prise de parole vaticane ferme pour entraver l’abjection en marche dès 1933, la fausse Madone de Fatima avait déjà semé son ivraie d’autosuffisance dans le cœur et l’âme du futur Pie XII !

Comment aurais-je pu moi-même être entendue en 2000, quand je dénonçais les violences conjugales subies depuis la nuit des temps par des femmes, même irréprochables – dont les époux trouvaient facilement dans le curé de paroisse leur meilleur complice – les dérives idolâtres de l’Église catholique déjà sensibles en ce temps, et le faux esprit alors omniprésent dans les assemblées et les “communautés nouvelles” se prétendant “charismatiques” ?

Ce n’est que récemment que j’ai compris la nature de l’écueil irréductible auquel mon témoignage se heurtait sans cesse :

Jean-Paul II allait-il dans le même temps offrir son heure de gloire à Lucie Dos Santos par la révélation publique officielle du “Troisième secret de Fatima”, tant convoité par les foules et les pèlerins depuis huit décennies pleines de supputations sur son contenu, et ses subordonnés accorder le moindre crédit à une paroissienne d’Alsace, institutrice dans une école publique de la République française, et mère de (seulement) trois enfants nés d’un mariage civil, ô scandale rédhibitoire !

Si encore cette paroissienne avait fait l’effort de participer aux soirées de prière et de pluie de miracles du “Renouveau charismatique” autour de son curé issu de l’Emmanuel, si cette paroissienne avait montré un tant soit peu de goût pour le chapelet et le “Tantum ergo”, peut-être qu’un prêtre condescendant aurait daigné lui accorder une bribe de son précieux temps d’ordonné !
Peut-être.

Mais de toute façon, je n’aurais pas eu plus de chance de traverser en l’an 2000, avec ma vérité dérangeante, le brouillard d’enfumage déjà fort bien répandu en catholicisme par la Gospa de Medjugorje, qu’Edith Stein n’en avait eu de convertir une conscience de prélat en 1933 à l’urgence de dénoncer les prémisses de la Shoah, puisque pareillement, la Madone de Fatima n’avait exprimé de réel souci depuis 1917 que pour les catholiques, et tout particulièrement les prêtres, les évêques et le pape, ses chers enfants bien-aimés, placés sous son inconditionnelle protection maternelle…

A chacun désormais de poser son choix de foi :

Christ et sa Parole, dans la fidélité au Père et la docilité aux motions de l’Esprit Saint, qu’Ils prodiguent eux-mêmes et sans intermédiaire à qui Ils veulent, quand Ils et comme Ils veulent,

Ou les Madones successives du XXe siècle, flatteuses envers les clercs et les fidèles catholiques soumis au magistère, mais étrangement indifférentes aux femmes dépourvues de chapelet.

“Édith Stein, bien-aimée du Dieu d’Israël et de Son Fils,
Thérèse-Bénédicte de la Croix,
Ma sœur vénérée et chérie dans la spiritualité du Carmel,
En ta fête en ce dimanche 9 août,
Je te supplie d’intercéder pour qu’enfin la Vérité se fasse,
Et que les armes de la foi aux Écritures et de la fidélité au Dieu Vivant
Vainquent à terme les idoles trompeuses,
Elles qui n’ont déjà que trop corrompu la foi chrétienne,
En poursuivant inlassablement le but inavouable
De mener le plus possible de baptisés
Vers l’insondable précipice du blasphème contre l’Esprit Saint.”

Amen

Véronique Belen

9 août 2026
En la fête de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Fille du Carmel
Co-patronne de l’Europe
Edith Stein, immolée à Auschwitz le 9 août 1942 pour cause de judéité.

“Komm, wir gehen für unser Volk !”

Photo : Le pape Jean-Paul II rendant hommage à Notre-Dame de Fatima le 13 mai 1982
Crédit : © Giancarlo GIULIANI I CPP I CIRIC
Source : https://fr.aleteia.org/2021/05/12/la-vierge-de-fatima-a-t-elle-sauve-la-vie-de-jean-paul-ii/

Véronique Belen

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