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Dimanche des Rameaux

31 mars 2012 | Publié par Véronique Belen dans Blog

Quand j’étais enfant, dans le jardin de mes parents,il y avait des allées de buis. J’ai toujours aimé l’odeur du buis, son aspect touffu, aller y dénicher des escargots de toutes les couleurs. Mais c’est au dimanche des Rameaux que notre buis était à l’honneur. Mon père allait y tailler des branches, que chacune de nous portait à la messe. C’était toujours du buis que les fidèles apportaient dans mon village, et l’église était remplie de ce parfum printanier. Quand nous revenions à la maison avec nos rameaux bénis, mes parents les fixaient aux crucifix. Ils y restaient jusqu’à la Semaine Sainte de l’année suivante.

Je pense avoir une foi assez dépourvue de superstition et d’idolâtrie, mais je suis attachée à cette tradition des Rameaux. L’Evangile dont on fait mémoire au début de la célébration, sur le parvis de l’église,  est déjà très beau : le Christ, Messie d’Israël, entrant à Jérusalem non pas sur un fier cheval, mais monté sur un modeste ânon. Et sachant bien en son coeur que cette heure de gloire va être de très courte durée. Déjà, le Vendredi Saint se profile.

Ici en Alsace, la tradition est belle aussi. Dans mon village, ce n’est pas le buis qui est à l’honneur, mais certaines familles composent des rameaux très élaborés, montés sur des tiges de bois et décorés de rubans, de petits sujets et de pâtisseries que les enfants pourront manger ensuite. C’est un des jours de l’année où il y a le plus de monde à l’église.

Il y a quelques années, j’ai planté un buis devant ma maison. Et le voilà assez fourni pour être taillé à son tour. Alors je reprends la tradition de mes parents, je taille quelques branches, j’accueille avec bonheur l’eau de la bénédiction sur nous et sur les rameaux, et j’en orne mon icône du Christ et le crucifix de mon coin de prière. Et j’entre avec recueillement dans la Semaine Sainte.

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13 commentaires

  • Olivier says:

    Cet article renferme beaucoup de poésie et est très plaisant .

    Le christianisme est devenu en 2000 ans une culture ,une civilisation, pour le meilleur et pour le pire , que n’avait pas prévue Jésus . Il n’en demandait pas tant , lui , prédicateur juif -galiléen, ne se souciant que de ramener à Dieu les brebis perdues d’Israël.

    Cet apport culturel chrétien influencée par la culture égyptienne, grecque et romaine est celle de notre Europe .
    J’essaye de toujours distinguer ce qui revient au message authentique de Jésus et ce qui revient aux apports culturels ultérieurs . Dans ce sens ,je prends des distance par rapport aux cérémonies et manifestations qui sont plus culturelles ( parfois franchement folkloriques ) que véritablement religieuses .

    Les rameaux ,c’est beau mais ….je tente de les dépasser !

    • Véronique says:

      Moi je pense que Jésus savait très bien qui il était et ce qu’il faisait quand il a dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. »

  • Debbie says:

    Bételguese, je dois m’interroger sur ce que tu fais sur ce site.
    On dirait que tu ne parles que pour pointer le doigt, et cracher du venin.
    Ça sent l’aigreur. Qu’est/a Véronique que tu enrages de ne pas être/avoir au point d’avoir besoin de venir ici et cracher sur ce qu’elle propose ?
    Je fais le triste constat que dans les milieux soi-disant chrétiens, l’orgueil, et la bêtise crasse sont aussi présents qu’ailleurs.. sinon plus, car mettre nos péchés éternellement devant nos yeux (quand nous ne pointons pas le doigt sur ceux des autres..) garantit que nous ne nous en extrayions pas. Nous nous y enfonçons, au contraire.
    Quoi de plus normal, en effet ?
    Le nombre de personnes que Jésus a réussi, et réussira à sauver restera toujours aussi réduits que cette porte est étroite, n’est-ce pas ?

  • Betelgeuse says:

    Il y a les souvenirs qui comptent , les nôtres, et ceux des autres qui , quand on se classe parmi les justes (orgueil ou bêtise crasse ?) ne valent rien… Vive la chaleur humaine.

  • Debbie says:

    Merci de nous raconter tes traditions.
    C’est chouette de pouvoir faire comme les parents à une époque où il devient assez difficile de faire comme les parents…
    Faire comme les parents nous aide, à mon avis, à sentir nos liens avec eux, et sentir la continuité de nos expériences à travers le temps.
    L’Alsace doit avoir beaucoup de belles traditions, d’ailleurs, d’après ce que j’ai entendu…

  • Marie-Julienne says:

    J’ai vécu comme toi le dimanche des Rameaux dans mon enfance mais j’ai été et je suis toujours mal à l’aise le soir des Rameaux, car Jésus accueilli à grande pompe par ses compatriotes me semble un brin hypocrite quand on sait la suite.
    Mais … n’en faisons nous pas autant ? quand tout va bien, les amis sont là mais au moment où il y a des problèmes, ils nous tournent le dos.
    Moi aussi, j’aime mieux être du côté des gagnants que des perdants !!

    • Véronique says:

      Pourquoi dis-tu « moi aussi » ?
      Tu penses que j’aime être du côté des gagnants ?
      Tu dois me connaître assez mal…
      J’aime surtout être du côté des justes… et ils sont rarement les gagnants.

      • Marie-Julienne says:

        Pourquoi tu le prends pour toi Véronique ? je ne juge JAMAIS un témoignage.

        Je pensais aux Rameaux et je méditais cet accueil de Jésus « gagnant » alors que demain, Il sera dans les « perdanfs »



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